Edito : Un nouveau putsch en gestation

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Les concertations nationales des forces vives de la nation que Bamako s’apprête à organiser, à partir de demain, sont lourdes de conséquences. Et pour cause :

Chahana Takiou, dirpub “Le 22 Septembre”

La COPAM II, dirigée par le Pr Younouss Hamèye Dicko, a déjà donné le ton en exigeant «des assises souveraines pour aller à un régime d’exception». Dans l’entendement de ce regroupement radical, les concertations devront débarquer à la fois Dioncounda Traoré et son Premier ministre, Cheick Modibo Diarra, afin de mettre en place un «Conseil national de transition pour le changement (CNCT)», un organe, selon la COPAM, qui jouerait à la fois un rôle exécutif et législatif.

De l’autre côté, la CSM de Tall a déclaré, pour sa part, que les «concertations nationales ne sont pas souveraines». Idem pour le Pr Kanouté, président de la commission nationale d’organisation.

Ce qui signifie, qu’il aura de belles empoignades, au cours des débats, annoncés pour trois jours, du 11 au 13 décembre, sous la présidence de Dioncounda Traoré, président de la République par intérim.

Ces assises constituent, à nos yeux, le point de départ de nouveaux blocages parce qu’il y a des forces rétrogrades, qui veulent nous amener en arrière, avec manifestement le soutien d’une partie de l’armée. Ce sont ces forces-là, qui parlent de la remise en cause des institutions existantes, notamment le Président de la République par intérim, l’incarnation du retour à l’ordre constitutionnel normal, le symbole  de l’Accord-cadre, de l’apaisement et du retour du Mali dans le concert des nations. Quels que soient les reproches que les uns et les autres pourraient formuler à l’endroit de Dioncounda Traoré, il demeure l’épine dorsale de la transition malienne. Cheick Modibo Diarra en est la suite logique.

Toute tentative de les faire partir n’est ni plus ni moins qu’un putsch rampant. Celui-ci va lamentablement échoué, au cours des concertations nationales, car la COPAM II est loin d’être majoritaire dans le pays. Ses idées ne sont partagées que par une infime partie des Bamakois. Ce qu’il faut craindre, ce qu’une portion de l’armée ne récupère ces idées démodées pour exécuter un autre putsch, qui pourrait basculer le pays  dans le sang. Que Dieu nous en garde et nous en préserve !

Autre inquiétude : que le CICB ne soit pas, durant ces trois jours, le haut lieu  de la violence, tant verbale que physique. Qu’il ne soit pas le lieu des insultes, des insanités, des mensonges et diffamations.

Vivement que les discussions soient saines, responsables et que tous puissent s’entendre sur l’essentiel : la manière de libérer le pays et d’organiser des élections transparentes et crédibles. Le reste, pour l’instant, n’est qu’accessoire.

Chahana Takiou

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27 COMMENTAIRES

  1. Je crois que le risque de coup d’état s’amenuise considérablement avec ce départ du premier ministre CMD. Sinon le risque était réel et patent.
    C’est la technique des techniciens des Eaux et forets “circonscrire le grand feu avec un petit feu”
    Que Dieu sauve le Mali!!!

  2. merci Mr Chahana pour votre bonne vison de l’état d évolution de la politique de notre politique actuelle. Il faut des gens comme vous pour nous dire ce que les gens manigances dans le noir et après nous font devoiler le lendemain . J’en très convaincu de votre clairevoyance et et de votre esprit d’ouverture. Il a été étbli comme tel que vous aviez dit à la veille. Les politique ne veulent pas du tout la bonne marche et le changement de notre situation, surtout l’armée.
    Quand à Mr DJAN, je voudrais que vous vous excusiez simplment auprès de mr chahana, puique dire à son prochain qu’il a raison nous fait grandir et donne la valeur à ce qu’il dit.
    Merci encore Mr chanana que le tout puissant nous en garde tous et que dieu nous éloigne de tous ces gens qui ne defendent que leur interêt personnel et pas celui du pauvres qui souffre pour la recherche du pain quotidien. AMEN.

  3. Ces assises constituent, à nos yeux, le point de départ de nouveaux blocages parce qu’il y a des forces rétrogrades, qui veulent nous amener en arrière, avec manifestement le soutien d’une partie de l’armée.

    ce quidam a passé son temps à souffler sur le chaud et le froid à propos de ces maudites prétendues assises, et aujourd’hui, il veut faire croire qu’il est dans le bon camp, celui de la sagesse, en envoyant dos-à-dos les uns et les autres. eh bien non, monsieur TAKIOU ! on ne peut pas passer sa vie à faire croire qu’on peut avoir le cul éternellement sur deux chaises à la fois, car on finit par tomber au beau milieu… ces assises, vous les vouliez dans un passé récent, alors, assumez-le dignement !

  4. BRAVO POUR TA VISION DES CHOSES QUI S EST AVERE JUSTE .OU SONT DONC LES GEOMANTIENS PREDICATEURS.IL N YA DE TEL QUE LE VRAI JOURNALISME

  5. Aba les militaires et leurs alliés, mais une chose est claire nous on tuera Sanogo et ses hommes par tous les moyens, nous demandons donc aux pauvres parents de s’éloigner du camp de Kati. Plutôt la mort que la honte.

  6. Je suis bien d’accord avec vous Mr Chahana Takiou ,sans être pessimiste, j’en conviens que le risque est bien réel certains ne veulent pas qu’on avance, tandis que d’autres veulent qu’on retourne en arrière. Ceux qui veulent vraiment l’intérêt de la Nation dans cette affaire ont du pain sur la planche, alors, vigilance,vigilance et encore vigilance!!!!!
    Que Dieu sauve le Mali.

  7. Quelques soient le type de concertation qu’on va faire maintenant ca ne servira à rien.On peut pas tirer les enseignements dans une crise qui n’est pas encore finie.Attendons sagement la fin de la crise pour faire le bilan de la situation de Kidal à Kayes.

  8. Les concertations nationales ne sont pas nécessaires. Tout va bien maintenant sur le plan institutionnel, je ne vois pas de blocage. Il y a deux priorités et il y a deux ministères pour cela. Un ministre de la défense pour la récupération de nos terres, et un ministre de l’administration pour les élections qui vont suivre. Alors, la durée de la transition devra dépendre du calendrier de récupération des terres conquises par les ennemis du Mali. Salam

  9. Pourquoi vous avez des pensées négative Mr Chahana Takiou ? Tu joues à quoi et pour quel intérêt ? Voulez vous la même chose que ton confrère Boubey ou tu veux plus?
    S’il vous plais ………

  10. Vous s’avez chers internautes, nous ne nous pouvons jamais s’en sortir avec ces petits jeux de nos hommes politiques qui sont presque même en cours d’idée pour une sortie de crise. Certains d’ailleurs ne veulent même pas qu’on trouve une solution: ils se plaisent dans la cacophonie.

    De mon point de vue, rien ne justifie une concertation nationale surtout avec la situation actuelle du pays. Il faut avant tout chercher d’abord à libérer le pays et après, on verra ce qu’il faut faire.

    Ce dont-on a plus besoin est plutôt un forum dans le quel, l’ensemble des partis politiques (tout bord confondu), la société civile et l’armée viendront présenter leur part de responsabilité, leur tort et leur excuse au peuple. C’est de cela que le peuple a besoin et non des concertations inutiles qui ne vont pas nous faire avancer.

    Le problème n’est pas de chercher à accuser quelqu’un mais de ce poser des vrais questions: comment est-on arrivé là? qu’est ce qui n’a pas marché avec notre démocratie? et que devons nous faire pour qu’un telle chose ne se reproduit plus?

    De là, je pense que nous pouvons commencer à partir sur des base plus fiables.

  11. 😆 :mrgreen: 😆 :mrgreen: 😆 Il ne fallait pas publier cet article……….les concertations ont été annulées, pur et simple……….Ces journalistes qui sont mal informés, cest grave pour l’info—-surtout au Mali 😀 😛 cest cous qui devrez informer et non le contraire 😆 :mrgreen:

  12. Chahana n’est qu’un VERSATILE.Il ne sait plus à quel saint se vouer, il a cependant bien choisi son saint de PM.

  13. Vraiment nos journalistes !

    donc vous vous croyez plus mur que qui dans ce pays. les maliens sont des responsables et les dignes fils du mali vont se concertés.

    si on ne prend pas garde de ce montage qui relève de la sorcellerie de la CEDEAO, l’avenir pourra être plus sombre.

    Alors pour qui vous vous prenez pour lancer le discrédit sur les gens dignes (adultes responsables et vaccinés) qui défendent leur pays avec leur point de vue.

    Quoi de plus démocratique!

    Si vous tenez à votre propre conclusion de grâce arrêter ce genre d’article. et contenter vous de nous informer c’est tout.

    Que dieu nous sauvegarde.

  14. Je pense qu’il est sage d’abandonner cette idée de concertation nationale et faire face à l’essentiel qui est la reconquête des régions de Tombouctou, de Gao et de Kidal et faire les élections libre et transparentes. Tous ceux qui parlent de concertation ne vivent pas dans les mêmes conditions que nos parents du Nord qui ne gagnent pas les trois repas quotidien. Une concertation dont les recommandations ne seront jamais appliquées et pour preuve, il y a combien de rapports qui dorment dans les tiroirs au Mali. Partons à l’essentiel: le nord et les élections. En dehors de ces deux choses toute autre action est un fait divers.

  15. Ces concertations n’ont rien de nationales. C’est plutôt un regroupement d’aigris et de revanchard de l’ex-UDPM. Que valent des concertations sans les représentants de toutes les couches de la société. Oui aux concertations nationales, mais avec la responsabilisation et l’implication de tous du début à la fin. Force est de reconnaitre que tel n’a pas été le cas pour ces assises. Des concertations organisées et taillées sur mesure par un clan de revanchards dirigé par Oumar Kanouté, dernier Secrétaire général de l’ex-UNJM, membre de droit du BEC de Moussa, qui pense qu’ils tiennent leur revanche. Si ces concertations étaient réellement nationales, elles devraient être inclusives, mais pas au profit d’un retour voilé de l’ex-UDPM.

  16. nous allons montrer a la copam qu’il est rien dans ce pays là, si cette modite organisation veut le pouvoir c’est peine perdue pour eux.sales politiciens que vous etes.

  17. Le Professeur et sa bandes sont des Eternels Aigris. Perbonne n’est indispensable dans la construction du Mali. Seulemnt à chacun son tour. Ce n’est pas une question de tête de Dioncouda et du PM. Ces deux Monsieurs sont là par hasard mais Dioncouda est un élu (qu’on lui reconnaît cela au moins). Tout le tord revient au PM à mon avis qui a exclu d’entrée de jeux les autres. Si non les Termes de l’accord Cadre était très clairs: former un Gouvernement d’Union National. Parler de Conférence Nationale souveraine ça c’est de l’enfantillage. Personne n’a contesté le fait que le mandat des députés soit prolongé par la CEDEAO et vous venez nous amerdé avec vos querelles unitiles d’arrivistes. Le Mali n’est pas en capmgne électorale, ni en paix, mais comme c’est Bamako qui est le mali, le jour où ça va exploser entre vous, chacun comprendra.
    Mes compensions pour nos frères et soeurs du Nord sous occupation.
    Dieu bénisse le Mali.

  18. Maudits les hommes politiques maliens. Le peuple malien ne vous pardonnera jamais tant vous l’avez fait souffrir dans son âme et dans sa chair. Il ne pardonnera non plus à l’armée malienne qui l’a abandonné aux mains de l’ennemi en fuyant. Dieu jugera tous et chacun au moment opportun!

  19. Ne soyez pas surpris de voir de la violence car ceux qui participent ä cette concertation sont naturellement des abrutis et violents… Tous les intelligents ont annoncé qu´ils n´iront pas!!1 Qu´ils se mangnet labas pourque le Mali ait la Paix enfin!!!

  20. voila ce ke disait le president idriss deby itno ke les maliens s’entendent sur kelke chose et ensuite k’ils nous disent ce kil veulent reellement mais helas mille fois helas les interets sordides et egoistes personnels des uns priment sur l’interet general de la NATION tte entiere

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