Edito : Un peu d’eau dans le vin…

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Les vertus du dialogue triomphent des vices de l’animosité politique. En effet, les Concertations Nationales annoncées avec beaucoup d’espoirs  sont désormais reportées  à la  mi-décembre. Impossible en République Mali, pays d’hospitalité  légendaire et de riches traditions séculaires d’échouer dans la voie du dialogue. C’est de là que jaillit le consensus. Le Mali, c’est aussi et surtout le pays d’Amadou Hampaté dont l’évocation du nom véhicule, à tous points de vue, la sagesse indispensable en vue de  recoudre le tissu social. Dans mon pays, on dit très souvent qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire.

Idrissa Maiga dirpub “L’Agora”

Et les leçons de sagesse politique sont bien connues du pédagogue, le Pr Oumar Kanouté, Directeur de Cabinet du Premier ministre doublé du titre de Président de la Commission d’Organisation des Concertations Nationales dont l’objectif fondamental est de doter notre pays d’organes capables de conduire au recouvrement de l’intégrité territoriale et l’organisation d’ élections libres, crédibles et transparentes.

En effet, la tenue desdites Concertations dont l’ouverture était prévue pour ce lundi 26 novembre avait fait couler beaucoup d’encre et de salive. En effet, le front anti putsch (FDR) s’était farouchement opposé à y participer. Le déséquilibre au niveau de la représentativité des forces en présence au sein de la Commission d’Organisation et l’absence de consensus sur les TDR ont amené le Fdr, à pourfendre les CN au cours d’une conférence de presse le 10 novembre dernier.

Cependant, à entendre le Pr. Kanouté se défendre le 16 novembre  devant la presse, il n’y avait pourtant aucun signe indicateur pour prédire du report des Concertations tant les détails étaient précis. Quelques jours plus tard au plus haut niveau, on a décidé de mettre un peu d’eau dans le vin, à la demande de plusieurs  médiateurs et organisations politiques.

Le temps pour les uns et les autres d’accorder leurs violons pour le bonheur du peuple malien. Quoi qu’il arrive, militons tous pour un dialogue social national  qui permettra à notre pays de retrouver ses lettres de noblesse.

Idrissa I. MAIGA

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5 COMMENTAIRES

    • Cette question mérite d’être posée plutôt à cette bande de voyous de Kati qui fait tout pour ne pas assurer sa mission régalienne : la défense de l’intégrité territoriale du pays. Quelle honte !

  1. Cette concertation qui semble versée du bon sens élémentaire s’oppose à une triste réalité nommée ‘’Son Altesse, Célébrissime, Excellence Mr Oumar Mariko’’. Car comment imaginer une rencontre avec ce dernier qui, si les autres disent qu’il est de sexe masculin, jurent qu’il est féminin ou transsexuel ? A l’Assemblée Nationale, c’est facile quand on passe au vote. A une concertation nationale, comment lui retirer la parole et avancer ???? A moins de trouver un moyen pour le gérer, je me demande comment tenir une rencontre avec lui et ses affidés.

  2. Pro et anti concertations voir anti putch, sachez que nous avons un combat qui vaille : notre intégrité et notre dignité. Sinon continuez à vous tirailler l’ennemi vous a démontré à travers sa parade à Diema qu’il peut vous atteindre même dans vos villas cossues. L’amour pour le Mali n’est qu’au bout des lèvres même pas dans la gorge à plus forte raison dans le cœur et la paix est devenu le thème favori de nos acteurs de théâtre et de chant. Mille peuples – mille buts – mille fois.

  3. Le concert national ou concert géant est en réalité le bal des opportunistes qui tentent par tous les moyens de substituer une mascarade de concertation à la constitution du Mali du 25/02/1992.

    Après le coup d’état du 22 mars 2012, l’accord cadre anticonstitutionnel du 6 avril 2012 cette concertation de Kati et copain qu’on veut faire croire que c’est “Nationale” alors qu’elle n’est même pas locale est une troisième violation flagrante de la constitution du 25/02/1992 que tous les maliens démocrates doivent combattre par tous les moyens et avec la dernière énergie puisqu’elle n’a d’autre objectif que de légitimer le pouvoir illégal des spadassins de Kati et de leurs cohortes du Copam, de leurs apôtres du Mp22 et de leurs hordes du Yerewoloton.

    Ces hommes lige de l’anarchie bon marché et des règlements de comptes sauvages dont les éléments encagoulés sèment déjà la terreur partout à Bamako, après avoir battu à mort le président Dioncounda jusque dans son bureau, escaladant nos bâtiments officiels à Koulouba comme des fourmis magnans, cherchent seulement un brin de légitimité pour leur permettre de sevrer encore plus nos compatriotes du sud car ils ont juré de ne plus aller au nord malgré leur serment militaire.

    Donc peuples du Mali, je vous exhorte à plus de vigilance sinon vous allez dire adieux à la liberté et à la justice pour au moins 20 ans encore si jamais vous leur laisser vous imposer une mascarade de concertation.

    À bon entendeur salut!

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