Editorial : 10 janvier, jour de l’AN

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Comme les coptes et les orthodoxes chrétiens ont le jour de Noël particulier, les hindouistes, bouddhistes, islamistes ont leur jour de l’an propre à chacun d’eux. En raison de réalités culturelles, religieuses, sociétales et traditionnelles particulières.

De manière générale, de plus en plus admise universellement, c’est le calendrier grégorien qui s’impose, avec son jour de l’an fixé au 1er janvier.

Ici, à la rédaction, le jour de l’AN est fixé à l’unanimité au 10 janvier. Est-ce par hérésie ? Non, c’est parce que le 10 janvier 2011 a vu le début d’une aventure. Ce jour, en effet, un groupe de journalistes confirmés et aguerris, de différents âges, de différentes cultures, de cursus universitaires différents, se lançaient dans l’arène médiatique en portant sur les fonts baptismaux un bihebdomadaire d’information, d’analyse, de culture, de loisir et d’investigation : LE PRETOIRE. Ils n’avaient pour seules armes que leurs plumes. Malgré son «analphabétisme» vis-à-vis de tout ce qui est TIC, le directeur de publication, également fondateur, a su faire de ce groupe disparate une véritable équipe, laquelle a résisté à bien de tentations et de pressions.

Il y a un an, beaucoup avait dit, sceptiques : «oh, c’est un journal de plus ». De fait, au fil de ces douze derniers mois, ils ont vite déchanté car LE PRETOIRE s’est révélé être un véritable PLUS de la presse. Les reportages, enquêtes, analyses, opinions et tribunes publiés dans votre bi hebdo ont dérangé plus d’un, et continueront, en ce nouvel an, à déranger tous ceux qui croient pouvoir se la couler douce en toute impunité. Il est plus que jamais décidé à traquer le mensonge partout où il se trouve et à le soumettre à la terrible épreuve de la vérité, c’est-à-dire à l’opinion publique nationale et internationale. Au nom du sacré saint devoir d’informer.

Et parce que le public a le droit  à l’information, LE PRETOIRE sera également présent pour lui en cet autre jour de l’an que la nation entière attend : le 29 avril 2012, la date de tous les dangers et risques.

C’est ce jour en effet que les autorités ont choisi pour la tenue du premier tour de l’élection présidentielle devant consacrer la nouvelle alternance au pouvoir, le 8 juin 2012, et du référendum constitutionnel pouvant marquer le passage à une nouvelle république. Mais, comme s’interrogent les sceptiques et pessimistes, y’aura-t-il un 8 juin 2012 ?

Le président sortant est formel et n’a cessé de le répéter : il investira son successeur à temps échu, et se retirera de la scène politique nationale. Certains n’y croient pas parce que vingt ans auparavant, il aurait dit que seul un fou accepterait de diriger le Mali. En plus, selon leurs détracteurs, rien ne serait fait actuellement par le chef de l’Etat et le gouvernement pour des élections libres, crédibles, transparentes et apaisées. Au contraire, le fichier électoral, la Commission électorale nationale indépendante et le couplage présidentielle-référendum ne sont pas du goût de tout le monde, et il y aura, quoi qu’on fasse, des contestations violentes, même si ATT est parvenu à rallier à sa cause la quasi-totalité des partis politiques et des organisations de la société civile.

En ce qui nous concerne au PRETOIRE, malgré notre jour de l’AN à nous, nous nous faisons un devoir de suivre pour vous, comme nous le faisons depuis le 10 janvier 2011, l’évolution de la situation, et de vous faire une restitution saine et correcte. Mais tout observateurs  neutres que nous sommes, nous nous faisons, quand même, un devoir de condamner les dérives et malignités, de surveiller de près les pyromanes et fauteurs de troubles, et de donner notre avis et notre opinion personnelle sur toute question menaçant la stabilité nationale et l’intégrité territoriale. Les lecteurs voudront bien nous pardonner ces partis pris en faveur de la Patrie.

Au seuil de son nouvel an, LE PRETOIRE adresse ses meilleurs vœux de bonheur, de santé et de prospérité à toutes et à tous. Bonne et heureuse année 2012.
La Rédaction.
 

NB - L'auteur de cet article est seul responsable de son contenu.