Editorial : Pas d’amalgame

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Notre pays connait depuis quelques jours des agressions de la part d’individus armés se réclamant du Mali. La réplique de l’Armée a été cinglante mais ce n’est pas fini car nous avons à faire à des gens têtus, va-t-en guérisses. Dans ce cas, la synergie d’action des pouvoirs publics avec les citoyens à travers la société civile (si elle existe encore), les partis politiques ( omnibulés par la présidentielle du 29 avril prochain), des femmes (perplexes face aux comportements des hommes avec des prises de décisions jugées autoritaires, code de la famille) et la jeunesse (toujours soucieuse de son avenir), s’impose.

 

Aussi, une forte sensibilisation et d’information des populations sur la crise au nord est obligatoire et nécessaire de la part de nos gouvernants afin d‘éviter un amalgame comme certains ne trouvent leurs compte que dans le désordre et le chaos.

 

Tous les maliens épris de paix, de justice et d‘équité sont interpelés face à la nouvelle donne du septentrion. Surtout ne pas confondre rebelles à nos frères qui vivent en synergie avec nous.

Ce qu’il faut savoir sur le front, nos sources précisent que la majorité des soldats de notre Armée qui combattent les bandits armés sont issus des trois régions bien entendues que les autres composantes de notre population sont présentes : Bozos, Dogons Miniankas, Bobos, Malinkés, Bambaras.

 

Cette synergie d’action de nos forces armées a surpris l’ennemi qui est de nos jours et selon nos sources contrarié. L’engagement de négociations ne doit surprendre personne. Seulement que l’intégrité du territoire national ne saurait être négociable. Et c’est un impératif pour les pouvoirs publics d’anéantir cette nouvelle rébellion avant le démarrage de la campagne présidentielle et du référendum.

 

En tout cas, si nous tenons à l’unité nationale, au renforcement de notre démocratie, nous devons éviter des amalgames dans cette crise qui vient au mauvais moment.

 

En attendant, des Officiers originaires du nord font parler d’eux du côté de l’ennemi. Cela est un acquit qui devra une fois de plus renforcer l’unité nationale et emmener tout un chacun à apporter sa contribution à un Mali de paix, de justice et d‘équité. Cela sans démagogie et de népotisme.

Bokari Dicko

NB - L'auteur de cet article est seul responsable de son contenu.