En un mot : L’heure est grave

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Marche de protestations, propos haineux, privations de libertés, le pays, mine de rien, se précipite dans une crise ouverte. La tournure prise par l’affaire à quelques jours du référendum constitutionnelle invite les pouvoirs publics sur la gravité de l’heure. Une crise du genre serait un recul dans un pays qui n’a pas fini de panser ses plaies alors que chaque acte posé pourrait réveiller les vieux démons de la division.

Il est conseillé aux autorités d’éviter surtout de contrecarrer la marche de l’opposition ce samedi. L’ambition de cette marche est juste de pousser le régime à réitérer pacifiquement le projet de révision de la Constitution et du coup à surseoir à la tenue du référendum du 9 juillet prochain.

Avant même le jour J de cette manifestation, on peut constater que les nerfs, le ramadan aidant, sont à fleur de peau. D’où l’urgence, pour les partisans du non et ceux du régime, à travailler au nécessaire apaisement. Peut-être que les uns et les autres ont raison alors pourquoi ne pas s’entendre sur l’essentiel pour le pays ? C’est dire la paix sociale et la cohésion nationale.

DAK

 

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4 COMMENTAIRES

  1. Attention que ce 17 juin 2017 ne ressemble pas à certain jour de mars 2012 où l’on était loin d’imaginer la suite des événements !

  2. Il n’y a pas plus imprévisible qu’un homme qui n’a plus rien à perdre et l’évidence est telle qu’aujourd’hui le régime d’ibk a réussi à constituer en chacun de nous cet homme, la marche de demain est imprévisible puisqu’elle sera l’expression de la frustration d’un peuple bâillonné, d’un peuple meurtri, d’un peuple qui n’en peut plus.

  3. DEPUIS 2012, ON NOUS A TABASSE, FOUETTE, DESHABILLE ET MIS A NU NOTRE DIGNITE. IL EST TEMPS, PLUS QUE TEMPS. NOUS N’AVONS PLUS RIEN A PERDRE.
    PEUPLE DU MALI, LEVEZ-VOUS POUR VOUS FAIRE RESPECTER PAR VOS DIRIGEANTS, SINON PLUS JAMAIS, PERSONNE RESPECTERA.

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