L’avenir politique au Mali : Les bonnes questions

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L’avenir politique au Mali : Les bonnes questionsSur un problĂšme qui s’est complexifiĂ© dans la rĂ©pĂ©tition des crises, la juste identification des erreurs passĂ©es est primordiale

 

 

Toute interrogation correctement formulĂ©e porte dĂ©jĂ  en elle la moitiĂ© de la rĂ©ponse. L’axiome est bien connu et si l’on accepte le principe qu’il dĂ©fend, il faut alors reconnaĂźtre que la principale difficultĂ© dans le traitement de la situation au Nord du Mali rĂ©side dans la multiplicitĂ© de formulations qui a complexifiĂ© cette question depuis que celle-ci s’est posĂ©e dans une forme violente, Ă©tendue et prolongĂ©e, voilĂ  dĂ©jĂ  presque un quart de siĂšcle. Pourtant en remontant le fil de l’Histoire, on relĂšve surtout la permanence des prĂ©occupations principales et reconduites de crise en crise. Cette permanence s’oppose Ă  la nature changeante des rĂ©ponses apportĂ©es par l’Etat. Car du cĂŽtĂ© de la rĂ©bellion, les revendications basiques n’ont guĂšre Ă©voluĂ©. Pour les hommes qui dans les nuits du 28 au 29 juin, puis du 29 au 30 juin 1990 attaquĂšrent successivement les localitĂ©s de TidermĂšne, puis de MĂ©naka, il s’agissait de solder, armes Ă  la main et par l’acquisition sinon de l’indĂ©pendance au moins de l’autonomie, un contentieux historique nourri par les griefs concernant la rĂ©pression du soulĂšvement touareg de 1963, les rigueurs de l’administration militarisĂ©e des rĂ©gions septentrionales du Mali et l’aide insuffisante apportĂ©e aux populations locales lors de la sĂ©cheresse du dĂ©but des annĂ©es 1970.

Les autoritĂ©s de la IIĂšme RĂ©publique (ou plus exactement le groupe restreint qui gĂ©ra cette brĂ»lante question) comprirent assez vite que les affrontements qui se dĂ©roulaient au Nord du pays portaient en eux les germes d’une guerre civile prolongĂ©e et qu’une rĂ©ponse strictement militaire s’avĂ©rait inappropriĂ©e. Des concessions importantes et rapides furent donc faites Ă  travers l’accord de Tamanrasset sur les revendications majeures des rebelles. L’Etat malien consentait notamment l’allĂšgement du dispositif de l’ArmĂ©e dans les RĂ©gions de Gao (Ă  laquelle Ă©tait rattachĂ© Kidal Ă  l’époque) et de Tombouctou, le dĂ©sengagement de l’ArmĂ©e de l’administration civile, la suppression de certains postes militaires et l’affectation aux RĂ©gions du Nord du Mali de 47% du futur budget d’investissement. La dĂ©militarisation du Septentrion Ă©tait en fait le prix Ă  payer par les autoritĂ©s pour pouvoir rĂ©cupĂ©rer des troupes qui seraient affectĂ©es au maintien de l’ordre dans un Sud gagnĂ© par la fiĂšvre de l’ouverture dĂ©mocratique.

OBJECTIVEMENT « INÉXÉCUTABLES ». Avec l’avĂšnement de la dĂ©mocratie, se dĂ©veloppa tout naturellement un raisonnement diffĂ©rent. Pour les autoritĂ©s de la Transition, la cause des mouvements armĂ©s s’intĂ©grait dans le combat commun qui s’ouvrait pour l’instauration d’une meilleure gouvernance. Le ComitĂ© de transition pour le salut du peuple (CTSP) inclut donc dans ses rangs un reprĂ©sentant du Mouvement populaire de l’Azawad et un autre du Front islamique arabe de l’Azawad. Mais il apparut trĂšs vite que ce geste symbolique ne possĂ©dait pas la vertu conciliatrice espĂ©rĂ©e et qu’il fallait Ă©laborer un plan spĂ©cifique de sortie de crise pour le Nord du Mali, quitte Ă  en Ă©tendre ensuite les dispositions au reste du territoire malien. Un DĂ©lĂ©guĂ© gĂ©nĂ©ral pour cette zone (Baba Akhib HaĂŻdara) fut nommĂ©, un processus de nĂ©gociation fut lancĂ© avec l’implication dĂ©terminante de l’AlgĂ©rie. Tout cela conduisit au Pacte national qui, lorsqu’il fut signĂ© le 11 avril 1992, reprĂ©sentait un fait inĂ©dit dans notre pays.

Pour la premiĂšre fois, en effet, un document officiel scellait de maniĂšre dĂ©taillĂ©e l’intĂ©rĂȘt exclusif portĂ© au dĂ©veloppement d’une partie de notre territoire et aux avantages Ă  accorder Ă  des hommes qui avaient pris les armes pour se faire entendre. RapportĂ© aux urgences de l’époque, la nĂ©cessitĂ© du Pacte ne se discutait pas. Mais celui-ci comportait deux faiblesses originelles dont il ne put jamais se dĂ©barrasser. Les actions prĂ©vues – notamment celles concernant le dĂ©veloppement du Nord et le programme de rĂ©insertion – Ă©taient objectivement « inexĂ©cutables », car inscrites dans un calendrier extrĂȘmement serrĂ©. Leur mise en Ɠuvre nĂ©cessitait donc que les protagonistes se concertent ensuite dans un climat de confiance pour Ă©laborer des chronogrammes plus tenables. Ce qui ne put jamais ĂȘtre fait et qui explique la longue succession de solutions bancales et prĂ©cipitĂ©es.

Mais le vrai talon d’Achille du Pacte national fut le rejet immĂ©diat et Ă©pidermique qu’il suscita au sein de l’opinion nationale. Celle-ci voyait en lui un agrĂ©gat de concessions inacceptables faites Ă  des hommes qui avaient combattu la RĂ©publique. Toutes les tentatives d’expliquer l’incontournabilitĂ© de la dĂ©marche adoptĂ©e ont Ă©tĂ© balayĂ©es par ce courant d’incomprĂ©hension obstinĂ©e. La Transition avait donc donnĂ© la bonne rĂ©ponse au problĂšme du Nord, considĂ©rĂ© par elle autant comme un problĂšme de gouvernance que de sĂ©curitĂ© intĂ©rieure. Mais pressĂ©e par le temps, elle a Ă©laborĂ© une solution dont l’exĂ©cution restait largement Ă  parfaire.

Le prĂ©sident KonarĂ©, qui entra en fonction moins de deux mois aprĂšs la signature du Pacte National, eut donc Ă  gĂ©rer les deux inconvĂ©nients citĂ©s plus haut auxquels vint s’ajouter un facteur aggravant, la reprise des accrochages armĂ©s dont plusieurs trĂšs graves comme les attaques perpĂ©trĂ©es contre Gao, Tombouctou, Ansongo, Bourem et NiafunkĂ©. La montĂ©e de l’insĂ©curitĂ© conforta les trĂšs nombreux contempteurs du Pacte et surtout elle suscita une forte tendance Ă  l’autodĂ©fense dans les communautĂ©s sĂ©dentaires du Septentrion. Le retour de la tension fut neutralisĂ© essentiellement grĂące Ă  l’action rĂ©solue de deux hommes. Ibrahim B. KeĂŻta en tant que Premier ministre tint un langage de vĂ©ritĂ© drue Ă  ceux de nos partenaires occidentaux qui se montraient un peu trop comprĂ©hensifs envers les groupes armĂ©s. Il fit, en outre, une tournĂ©e dans le Septentrion pour dĂ©fendre la coexistence entre les communautĂ©s et surtout stigmatiser les entreprises d’autodĂ©fense. Boubacar Sada Sy Ă  la tĂȘte du ministĂšre chargĂ© de la DĂ©fense rĂ©suma la ligne gouvernementale en une formule explicite qui prĂŽnait « la nĂ©gociation, mais en position de force ».

Le prĂ©sident de la RĂ©publique de l’époque s’est appuyĂ© sur les rĂ©sultats obtenus par ces deux personnalitĂ©s pour dĂ©fendre une cause trĂšs dĂ©criĂ©e, la mise en oeuvre du Pacte national qu’il prĂ©sentait comme « la chance commune des Maliens » malgrĂ© « ses faiblesses » et « ses limites ». En 1995, la stabilisation de la situation sĂ©curitaire et le ralliement des Mouvements armĂ©s Ă  la nĂ©cessitĂ© de l’apaisement ont permis de lancer les opĂ©rations d’intĂ©gration, mais celles-ci furent accompagnĂ©es par de violentes polĂ©miques aussi bien sur les quotas que sur la qualitĂ© des fonctions Ă  confĂ©rer aux intĂ©grĂ©s. Les rĂ©ticences exprimĂ©es dans l’ArmĂ©e, au sein des forces de sĂ©curitĂ©, par les syndicats et par les associations de jeunes Ă©taient exacerbĂ©es par le fait que la plus grande partie des nĂ©gociations sur ces points dĂ©licats se dĂ©roulait hors du Mali, en AlgĂ©rie.

SIX ANS PLUS TARD. Au final, la IIIĂšme RĂ©publique du prĂ©sident KonarĂ© a globalement rĂ©ussi un difficile exercice alliant fermetĂ© (les succĂšs militaires sur le terrain), fidĂ©litĂ© aux principes (l’attachement Ă  une solution nĂ©gociĂ©e), habiletĂ© (un meilleur plaidoyer Ă  l’international sur la dĂ©marche malienne) et concessions (la satisfaction des mouvements armĂ©s sur une grande partie sur leurs prĂ©tentions). En outre, des initiatives emblĂ©matiques comme la mise en place de l’Agence pour le dĂ©veloppement du Nord (ADN) mettaient fin aux remarques sur le supposĂ© manque d’attention portĂ© Ă  l’émergence du Septentrion.

En dĂ©pit de la complexitĂ© de la gestion de l’immĂ©diat aprĂšs-Pacte, l’analyse faite par les autoritĂ©s d’alors Ă©tait donc juste, et les mesures prises, adaptĂ©es. Ce ne fut que plus tard que l’on s’est aperçu que les erreurs de casting dans le choix des interlocuteurs locaux et de certains responsables de projets, le laxisme dans la conduite des opĂ©rations de rĂ©insertion, le traitement « politique » de certaines questions sĂ©curitaires ont semĂ© la graine du dĂ©sordre qui allait naĂźtre avec les foucades de Bahanga, s’aggraver avec les Ă©vĂšnements de Kidal de mai 2006 et aboutir au dĂ©sastre de janvier 2012.

La brusque dĂ©gradation de la situation avec comme point d’orgue l’attaque des camps de Kidal avait Ă©tĂ© si inattendue qu’il fallut un certain laps de temps aux autoritĂ©s pour prendre la mesure de la gravitĂ© de l’évĂšnement et pour admettre que l’armĂ©e malienne ne disposait pas de la logistique nĂ©cessaire pour contenir la tactique de harcĂšlement que choisiraient les rebelles. La solution qui a dĂ©coulĂ© de ce constat ressemblait Ă  un remake de 1991, la qualitĂ© des acteurs en moins du cĂŽtĂ© de la rĂ©bellion. Les accords d’Alger remettaient Ă  l’ordre du jour les points « nĂ©gligĂ©s » du Pacte et surtout introduisait des concepts ambigus, comme la crĂ©ation d’unitĂ©s spĂ©ciales basĂ©es au Nord du pays et dont les rebelles cherchĂšrent aussitĂŽt Ă  s’approprier aussi bien de la composition que du commandement. Ces accords ont, de fait, ouvert une Úre dont les effets pernicieux furent ressentis moins de six ans plus tard.

Cette Ăšre Ă©tait celle des pourparlers conduits et conclus Ă  l’extĂ©rieur, ce qui en annulait la lĂ©gitimitĂ© aux yeux de nombreux Maliens ; celle aussi des intermĂ©diaires Ă  la lĂ©gitimitĂ© autoproclamĂ©e et qui se glorifiaient de leur proximitĂ© avec le sommet de l’Etat ; celle du renforcement des pouvoirs parallĂšles liĂ©s Ă  la rente procurĂ©e par le narcotrafic et la traite des otages ; celle de l’affaiblissement continu de l’autoritĂ© de l’Etat dans le Septentrion, affaiblissement symbolisĂ© par l’enlĂšvement en plein jour de touristes occidentaux Ă  Tombouctou alors que l’armĂ©e Ă©tait supposĂ©e ĂȘtre en alerte aprĂšs le rapt peu auparavant de deux Français Ă  Hombori ; celle de la multiplication des conflits locaux entre communautĂ©s, conflits entretenus par des problĂšmes fonciers non traitĂ©s ou des phĂ©nomĂšnes de rapines non sanctionnĂ©s. L’Etat avait amoindri considĂ©rablement la veille qu’il exerçait auparavant sur tout ce qui concernait le Nord du Mali. L’informel avait bousculĂ© l’institutionnel et le dĂ©ni de la rĂ©alitĂ© avait Ă©touffĂ© tous les signaux d’alerte.

TROIS ZONES D’INFLUENCE. Dans les annĂ©es qui ont prĂ©cĂ©dĂ© la crise, les vraies questions ont Ă©tĂ© esquivĂ©es et le dĂ©faut de luciditĂ© a rendu quasiment inĂ©luctable l’effondrement militaire du dĂ©but 2012, puis l’occupation du Septentrion. Aujourd’hui, nous en sommes Ă  revisiter toutes les interrogations qui se posaient dĂ©jĂ  en 1992 sur le rĂ©tablissement de la sĂ©curitĂ©, la construction Ă©conomique et le retour des rĂ©fugiĂ©s. Mais en y ajoutant des thĂ©matiques nouvelles que sont les questionnements se rapportant Ă  la lutte contre le terrorisme, Ă  la rĂ©solution des litiges intercommunautaires, Ă  la conduite de la rĂ©conciliation nationale et aux rĂ©ponses Ă  donner Ă  l’exigence de justice et au refus de l’impunitĂ©.

Nous l’avons dit plus haut, le processus du retour Ă  la normale dans le Septentrion s’est complexifiĂ©. Du fait de la survenue d’élĂ©ments nouveaux et dĂ©terminants comme l’occupation djihadiste, la dĂ©stabilisation sociale introduite par le narcotrafic et la fixation de la menace terroriste. Du fait aussi que la sociĂ©tĂ© civile nordiste se montre de plus en plus rĂ©solue Ă  faire entendre sa voix pour rĂ©futer les solutions formelles qui anesthĂ©sient les contradictions au lieu de les rĂ©soudre ; pour refuser que soient exclusivement prises en charge les revendications des groupes armĂ©s ; et pour trĂšs souvent rĂ©cuser les analyses de ceux installĂ©s dans la capitale et qui prĂ©tendent parler en son nom.

La sociĂ©tĂ© civile du Nord est d’autant moins disposĂ©e Ă  ĂȘtre traitĂ©e en interlocuteur de seconde catĂ©gorie qu’elle s’est organisĂ©e toute seule dans les mois les plus difficiles et a menĂ© comme elle pouvait sa rĂ©sistance vis-Ă -vis des occupants ou sa cohabitation malaisĂ©e avec les indĂ©sirables. Les comitĂ©s de crise mis en place se sont substituĂ©s Ă  l’administration et aux services techniques pour ordonner le quotidien des habitants. Ces hommes et ces femmes vivent aujourd’hui trĂšs mal le fait d’ĂȘtre fort peu consultĂ©s par l’Etat alors que se dĂ©bat le retour Ă  la normale. Formellement prĂ©sents dans les forums, ils sont perdus dans la masse des intervenants dont certains n’ont d’autre reprĂ©sentativitĂ© que celle qu’eux-mĂȘmes proclament.

Or aujourd’hui, seuls les dĂ©tenteurs d’une vraie connaissance des rĂ©alitĂ©s du terrain et d’une vĂ©ritable connexion avec le pays rĂ©el peuvent inspirer des questions pertinentes et aider Ă  structurer des rĂ©ponses adaptĂ©es. Divers partenaires extĂ©rieurs investissent d’ailleurs dans la consultation des populations, dans le diagnostic des fractures et dans l’ébauche de la rĂ©conciliation. Mais ce sont lĂ  des initiatives Ă©parses dont l’assemblage national est impossible. Or c’est bien une rĂ©ponse globale que recherche le gouvernement et que lui seul peut aider Ă  formuler. Cette rĂ©ponse fera piĂšce au principal grief adressĂ© aux schĂ©mas antĂ©rieurs qui avaient tendance Ă  instaurer un tĂȘte-Ă -tĂȘte autoritĂ©s-groupes armĂ©s. TĂȘte-Ă -tĂȘte qui a octroyĂ© des compensations parfois lĂ©onines aux seconds et qui a crĂ©Ă© d’énormes frustrations au sein de la majoritĂ© silencieuse.

L’ouverture vers la sociĂ©tĂ© civile ne fait pas objectivement l’affaire du trio MNLA-HCUA-MAA qui entend garder un rĂŽle prĂ©Ă©minent dans les discussions avec l’Etat. Les trois groupes se satisfont de l’enlisement actuel, car celui-ci ne leur porte pas fondamentalement prĂ©judice. MĂȘme si leur carnet d’adresses s’est rĂ©trĂ©ci, ils demeurent actifs dans la recherche d’appuis extĂ©rieurs, comme en tĂ©moignent les dĂ©placements faits Ă  Rabat, Ă  Moscou et Ă  Rome. Ils ont sĂšchement rĂ©cusĂ© la mĂ©diation algĂ©rienne et rejetĂ© sans appel le calendrier de nĂ©gociations proposĂ© par le ministre de la RĂ©conciliation nationale. Ils ont pratiquement fait de Kidal un Berlin des annĂ©es 1960, avec trois zones d’influence rĂ©parties entre Serval, les autoritĂ©s maliennes et les groupes armĂ©s. Pour sortir de cet embourbement prĂ©judiciable Ă  sa crĂ©dibilitĂ©, l’Etat ne peut faire l’économie de questions correctement posĂ©es. Dont la premiĂšre consisterait Ă  savoir sur quelles forces il peut compter pour le retour Ă  la normale.

G. DRABO

 

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13 COMMENTAIRES

  1. Victoire militaire du temps de Sada Sy, sauf refus de reconnaitre ou ignorance des faits militaires : Ceux qui Ă©taient au nord en savent quelques choses. Les vrais militaires ont chassĂ©s tous les rebelles du territoires maliens jusque sur le territoire mauritanien! A l’époque c’étaient nos militaires qui poursuivaient jusqu’en Mauritanie et non le contraire sous ATT. Feux Capi Ousmane MAIGA de Tondibi, Feu General Siraman KEITA, etc. ne rigolaient pas avec le patriotisme et l’intĂ©gritĂ© du territoire
 Feu Capi Ousmane disait aux missionnaires d’aller ou on veut dans sa zone et que mĂȘme une brindille ne les Ă©gratigneras : et les missionnaires de NiafunkĂ© l’attestent ➡ ➡ 💡 ❗

    • Sabour, mon ami i sabali comme ton nom l’indique! Ce dont tu parles c’est la lĂ©gende qui nous permet de garder la tĂȘte haute! tu vois c’est comme l’Ă©popĂ©e Mandingue! C’est bon pour un peuple d’avoir des rĂȘves, des lĂ©gendes et des contes. Tu sembles connaitre un bout, alors dis-nous un seul Ă©vĂ©nement vĂ©rifiable et connu. Tiens je me rappelle un affrontement franc et frontal entre l’AMA et les rebelles en 1990 ( la bataille de BourrĂ©issa) oĂč Iyad a dĂ©fait Kafougouna KonĂ© dĂ©pĂȘchĂ© par GMT! A tes souvenirs alors! Mais pas de lĂ©gendes SVP!

  2. Merci de nous changer des querelles de roturiers ! Voilà une analyse qui peut servir d'ossature (chùssis) dans la conduite du dialogue inévitable !

  3. Voila l’un des meilleurs analystes du Mali ❗ Les deux meilleurs analystes du Mali Ă©vitent pour l’instant de rentrer dans les polĂ©miques d’auto destruction mais plutĂŽt dans des critiques hautement constructifs 💡 💡 😉 ❗

  4. Bravo, vieux Drabo ! : “Les vieilles marmites font les bonnes sauces!”
    De la bonne analyse du sujet, je retiens surtout les deux passages suivants qui sont dans l’air du temps:
    1) 
 “Or c’est bien une rĂ©ponse globale que recherche le gouvernement et que lui seul peut aider Ă  formuler. Cette rĂ©ponse fera piĂšce au principal grief adressĂ© aux schĂ©mas antĂ©rieurs qui avaient tendance Ă  instaurer un tĂȘte-Ă -tĂȘte autoritĂ©s-groupes armĂ©s. TĂȘte-Ă -tĂȘte qui a octroyĂ© des compensations parfois lĂ©onines aux seconds et qui a crĂ©Ă© d’énormes frustrations au sein de la majoritĂ© silencieuse…
    2)
 “L’ouverture vers la sociĂ©tĂ© civile ne fait pas objectivement l’affaire du trio MNLA-HCUA-MAA qui entend garder un rĂŽle prĂ©Ă©minent dans les discussions avec l’Etat. Les trois groupes se satisfont de l’enlisement actuel, car celui-ci ne leur porte pas fondamentalement prĂ©judice.”
    Partant de ces deux analyses pertinentes, je recommande que :
    1) les discussions se tiennent au Mali mĂȘme si un mĂ©diateur extĂ©rieur les modĂšre ;
    2) Le médiateur doit impliquer toutes les organisations faßtiÚres traditionnelles socio-ethniques majeures de toutes les communautés du Mali dans les négociations.

  5. Hop, Cube Maggie reprend du service! Et vlan la rĂ©-lecture de l’Histoire et la distribution de points! En ce qui concerne IBK, oui il a eu le courage de dire sur le terrain en parlant du massacre perpĂ©trĂ© par des soldats de l’ArmĂ©e Nationale du village de Kel Essouk que c’est un pogrom! Il n’a pas fait plus peut-ĂȘtre parce qu’il ne dĂ©tenait pas toute la rĂ©alitĂ© du pouvoir!
    Sada Sy est mort avec le Secrétaire Général du FLAM (Front de Libération Africaine de Mauritanie). Dis-moi qui tu hantes je te dirai qui tu es.
    En parlant de AOK vous notez des “succĂšs militaires sur le terrain”; soyons sĂ©rieux il n’y a jamais eu de succĂšs militaire sur le terrain de la part de l’ArmĂ©e Nationale, jamais en tout cas de 1990 Ă  2006 pour disons Ă©largir mĂȘme Ă  la deuxiĂšme gĂ©nĂ©ration de rebelles (les Bahanga)! S’il y avait eu un seul succĂšs militaire l’Histoire allait se dĂ©rouler autrement et c’est bien dommages que ce que tu appelles pompeusement de ce terme n’est ni plus ni moins qu’un pogrom!
    Merci.

    • Les Kel essouk n’ont eu que ce qu’ils ont mĂ©ritĂ©. HĂ©bergĂ©s, soignĂ©s et nourris par les populations de Gao aprĂšs la sĂ©cheresse qui les a chassĂ© de la brousse, ils n’ont eu d’autres gratitudes Ă  l’Ă©gard de cette bontĂ© que de trahir cette ville et de servir d’Ă©claireurs et de rahabs aux traitres qui ont lĂąchement attaquĂ© Gao. Race perverse jusqu’aux os, vous ne serez jamais heureux ou satisfaits Ă©tant habitĂ©s par une haine sans limite et une lĂąchetĂ© sans borne. Mais tout ça est bien fini. attendez de voir la monnaie de votre piĂšce!

      • Kadi ou Mandi, je te laisse l’entiĂšre responsabilitĂ© de tes propos devant Dieu et les hommes! Et attention comme le dit le poĂšte “les morts ne sont pas morts …” Les Kel Essouk sont Ă  Essouk chez eux avant la naissance de Gao (qui s’appelait en fait GOGO, terme touareg qui sait Kel Essouk!) pour ton information! Enfin les Kel Essouk sont de grands Ă©rudits et donc tes insinuations perfides et pĂ©remptoires peuvent t’attirer des ennuis, si tu vois ce que je veux dire (outre-tombe quoi)!
        Pour ce qui est de ta conclusion, attendons de voir la suite; elle peut réserver des surprises! Merci.

    • Vous ne rĂ©ussirez pas Ă  salir un des meilleurs analystes du Mali in challah : Victoire militaire du temps de Sada Sy, sauf refus de reconnaitre ou ignorance des faits militaires : Ceux qui Ă©taient au nord en savent quelques choses. Les vrais militaires ont chassĂ©s tous les rebelles du territoires maliens jusque sur le territoire mauritanien! A l’Ă©poque c’Ă©taient nos militaires qui poursuivaient jusqu’en Mauritanie et non le contraire sous ATT. Feux Capi Ousmane MAIGA de Tondibi, Feu General Siraman KEITA, etc. ne rigolaient pas avec le patriotisme et l’intĂ©gritĂ© du territoire… Feu Capi Ousmane disait aux missionnaires d’aller ou on veut dans sa zone et que mĂȘme une brindille ne les Ă©gratigneras : et les missionnaires de NiafunkĂ© l’attestent! 😉

      • Des faits et des Ă©vĂ©nements vĂ©rifiables, M. Sabour. En ce qui concerne Cube Maggie Drabo c’est simplement un gĂąchis humain, intellectuel! N’avoir pour tribune que l’Essor, c’est la preuve de l’Ă©chec de l’homme, du journaliste et donc il n’y a pas d’analyste parce qu’il n’y a pas de “courage” et c’est dommage! quel gĂąchis pour les jeunes gĂ©nĂ©rations de maliens!

  6. Merci Mr. Drabo pour cet article qui pousse à lŽadmiration tant par la qualité de la plume quŽaussi par le caractÚre dŽune critique constructive que le pays a surtout besoin en ce moment au lieude sŽattaquer à des personnes

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