Le Mali dans un chaos qui a profité aux bandits : Et extrémistes de tous bords

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Nous nous trouvons face à une situation de conflit et nous devons donc nous poser les questions suivantes. Cette guerre ne pouvait-elle pas être évitée ? A-t-on utilisé toutes les possibilités pour ne pas arriver à l’affrontement ? Quel qu’il en soit, une seule vie épargnée est une victoire.

Est-ce un problème de compréhension ou peut-être une ruse pour duper encore les Maliens ? Pourquoi nos autorités ont-elles laissé ces hommes parcourir un long trajet pour entrer  finalement dans le pays avec un arsenal militaire aussi  impressionnant, surtout qu’il faut reconnaitre que le Mali ne fait pas frontière avec la Libye ?

Le Gouvernement malien est-il  complice ? Dans un moment très proche, Kadhafi était notre « tonton préféré ». Que cache ce conflit ? Existe-t-il des agendas secrets ? Et pourquoi ces heurts entre rebelles et armée malienne se sont-ils déroulés  uniquement sur notre territoire, alors que les Touaregs vivent aussi en Algérie, au Niger, au Burkina Faso…?

Autant de questions sur lesquelles nous avons souhaité voir ATT apporter sa vision et son éclairage lors de son discours du 20 janvier 2012 à l’occasion du 51è anniversaire de notre Armée nationale. Mais encore une fois de plus, c’est la déception qui a atteint son summum à  travers cette « langue de bois » qui se lisait dans les divers discours de notre Président. Pourtant, l’heure étant grave, les Maliens doivent être informés à temps réel, au lieu de se contenter de rumeurs.                                                  

L’année 2012 s’annonce comme une année sombre, une année de tous les dangers. Le pays est tombé dans un chaos qui a profité aux bandits et aux extrémistes de tous bords. Et ce qui en résulte est un désordre et une insécurité sans précédents dans le Nord. Aussi, nos autorités devraient, ne serait-ce qu’un seul instant, cesser de jouer au jeu de l’autruche (faire semblant de ne rien voir) et faire enfin face à la dure réalité.

Les circonstances sont mal choisies pour une intervention militaire, quelle qu’elle soit, car nous nous acheminons vers les élections. Or guerre et élections ne rime  guère ensemble.  Pire, c’est un « cocktail » qui risque d’exploser et d’empoisonner tout un pays. Prenons plutôt nos jumelles et regardons de loin ce qui adviendra de notre pays si nous n’agissons pas en conséquence. Nous voulons d’un Etat démocratique viable, un Etat en paix, engager des discussions crédibles et avoir un Président qui sera à la hauteur de nos attentes.

Notre Armée étant « l’embryon » du pays, nous sommes de tout cœur avec elle. A tous les Maliens et Maliennes, de l’intérieur comme de l’extérieur, nous lançons donc cet appel : « Aidez-nous à garder la paix chez nous ! ».

Neïmatou Naillé Coulibaly

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