En un mot : La politique de l’autruche

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Izga Ag Sidi, le maire adjoint d’Anefis, est très clair sur RFI : “Les exécutions sommaires de juin et juillet 2017 sont l’œuvre de gens de ma communauté touarègue”. Par cette déclaration, il donnait des indices graves sur l’identité des auteurs des charniers d’Anefis aux enquêteurs de la division des droits de l’Homme de la Minusma.

Mais, au lieu de se saisir de cette perche, les limiers de la mission onusienne ont décidé de faire diversion, arguant les difficultés à identifier et à dater les corps et oubliant que la parole d’un élu, en pareille circonstance, est d’Evangile. Ici, l’urgence ne doit plus être à l’identification ou à l’expertise balistique des corps ; l’urgence doit être dans la traque et la mise à la disposition de la justice des présumés coupables par les forces anti-terroristes.

“Les exécutions sommaires sont l’œuvre de gens de ma communauté touarègue”. Voilà qui ne souffre d’aucune ambiguïté pour tout enquêteur digne de ce nom.

DAK

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4 COMMENTAIRES

  1. C’est de la diversion tout simplement. Et une porte de sorti est ouverte aux rebelles. Une confusion va être créée pour ne pas traduire en justice les rebelles alliés des forces françaises.

  2. Nous savons tres bien que ce sont des groupes touareg qui se font la guerre MAIS SI JAMAIS ON ARRIVE A’ LA CONCLUSION QUE CERTAINES DES FOSSES SONT A’ ATTRIBUER A’ GATIA, le gouvernement malien aura des explications a’ fournir!!! C’EST L’UNE DES RAISONS J’AI TOUJOURS DIT ET JE CONTINUE A’ DIRE A’ IBK ET SON EQUIPE DE S’ELOIGNER CARREMENT DE GATIA!!!!!!
    Comme General Gassama, Gamou doit etre nomme’ comme ambassadeur loin du Mali!!!

  3. Heureusement que les institutions extérieures sont impliquées dans cette enquête des charniers du Nord, sinon les autorités maliennes sont de grands spécialistes de laxisme, c’est ainsi que plusieurs dossiers restent suite depuis toujours.
    Il n’y a pas de miracle dans cette vie ici bas, nous avions préférés la facilité à la gestion rationnelle d’une situation désastreuse à la fin du départ de Moussa TRAORE en mars 1991, une fois tombé nous avions reconduit le même système de Moussa, mais cette fois-ci en exponentiel et en mettant en place un système plus abâtardi, un avatar de la période Moussa. Aucun combat n’a été mené contre le système Moussa TRAORE, aucun système de veille n’a été mis en place pour arrêter la décadence du pays en punissant ceux qui l’ont foutu dans la merde. C’est dans cette impunité qu’est née la démocratie malienne, comment voulez-vous que cette démocratie soit bonne? Elle est née dans l’impunité, l’injustice, le vol, la tricherie, le népotisme, les actes de destruction du pays. Aujourd’hui ce nouveau système s’est gangréné et arrive à son terme et personne, personne et personne ne pourra arrêter le carnage, c’est le pouvoir lui-même qui précipitera les évènements. Déjà avec ce projet de révision constitutionnelle, il ne faut plus espérer sur un Mali uni, car IBK a déjà crée deux types de maliens, les maliens d’origines et les maliens non d’origines, ceux qui sont nées de père malien et de mère étrangère et vice versa. Je ne pouvais pas m’imaginer qu’il existent des maliens qui pouvaient penser comme ça en 2017. Nous sommes dans l’œil du cyclone et je ne sais pas comment nous nous en sortirons sans casse.

    • Yacou, les choses peuvent etre plus graves que tu ne les penses!
      WHO DID WHAT, WHEN, HOW, AND WHY?
      La fameuse question americaine:
      WHO KNEW WHAT AND WHEN DID HE KNOW IT?

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