4è session du Conseil Supérieur de l’Education / La violence au sein de l’espace scolaire et universitaire au menu des débats

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Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Mme Siby Ginette Bellegarde, a procédé le 15 décembre à l’espace culturel du Centre international de conférence de Bamako, au lancement de la quatrième session ordinaire du Conseil supérieur de l’éducation (Cse).

 C’était en présence des secrétaire généraux des départements de l’éducation, de l’alphabétisation et des langues nationales, de l’emploi et de la formation professionnelle, la vice présidente du Cse, Mme Bintou Sanankoua et plusieurs partenaires de l’école. Les participants à cette quatrième session ordinaire traiteront  durant les trois jours de travaux (15, 16 et 17 décembre 2012) des sujets qui font partis des préoccupations majeures de l’heure pour les départements en charge de l’éducation et de la formation.

Entre autres, faire en sorte que soit instauré un climat apaisé et durable dans l’espace scolaire et universitaire, combler  le déficit en personnel enseignant qualifié au niveau des facultés, institut et grandes écoles, améliorer  les capacités de gestion à tous les niveaux et le programme de formation de formateurs. La vice-présidente du Cse a fait d’abord le rapport succinct de la troisième session du conseil dont la réflexion portait sur le problème de l’enseignement privé.

  Le Cse a recommandé, au terme de cette réflexion, aux départements  en charge de l’éducation, la nécessité pour l’Etat d’assumer pleinement  ses responsabilités en matière de création et d’ouverture, de contrôle et de suivi du secteur à travers  une application rigoureuse des textes. Il a demandé aussi que la création des établissements d’enseignements privés soit réservée aux professionnels et qu’obligation soit faite aux promoteurs de prendre en charge le financement et la formation de leur personnel. Ensuite, elle a dénoncé le fait qu’une décision aussi importance que la création de nouvelles universités soit prise sans le Cse ne soit ni consulté, ni informé.                                  

Le ministre de l’Enseignement supérieur a déclaré que : « la rentrée scolaire et universitaire s’opère dans un climat non apaisé faisant peser une lourde menace sur le déroulement normal des cours. La situation d’instabilité chronique que connait  l’école malienne depuis deux décennies, interpelle tout le monde. Le mal est profond et ne peut être expliqué uniquement par la seule détérioration des conditions de vie et de travail des enseignants.

La gestion de la grève à répétition occupe pratiquement tout le temps de l’administration scolaire et universitaire. En tant que membres d’une institution de conseils et de propositions, vous  saurez adopter la méthodologie et la pédagogie appropriées pour apporter une contribution de qualité dans la gestion des problèmes rencontrés par l’école malienne.»                                                                                

Hadama B. Fofana

 

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