Affrontement entre deux camps rivaux de LA FST : Les responsables de l’Aeem s’indignent

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Affrontement entre deux camps rivaux de LA FST : Les responsables de l'Aeem s'indignent
Les responsables de l'AEEM

Suite aux affrontements de plus en plus récurrents entre les groupes d’étudiants au sein de l’espace universitaire dont le dernier a opposé deux clans rivaux de la Faculté des sciences et technique (Fst) ayant causé la mort par balle de l’étudiant Almamy Camara, blessant aussi deux autres étudiants, le bureau de la Coordination de l’Association des élèves et étudiants du Mali (Aeem) a organisé une conférence de presse, le mercredi 20 décembre, à la Maison de l’Étudiant.

Ladite conférence était principalement animée par son secrétaire général, Abdoul Salam Togola alias Willy. Il a saisi l’occasion pour apporter des précisions sur le drame survenu et par la suite interpeller tous les acteurs à jouer leur partition pour une école apaisée au Mali. Le secrétaire général de l’Aeem s’est indigné de ce qui est arrivé à la Fst le mardi 19 décembre. Par la suite, il a présenté ses condoléances à la famille de l’étudiant brutalement tué par balle. Avant de souhaiter un prompt rétablissement aux blessés. Il précisera qu’aucun membre de son bureau n’est impliqué dans cet incident, mais plutôt ce sont deux groupes d’étudiants d’une même faculté qui se sont affrontés. Selon lui, les raisons de l’affrontement ne sont pas autres que des conflits de compétence entre les ténors de ces deux groupes. Et de poursuivre que son organisation n’est pour rien dans cette affaire, même si plusieurs personnes pointent du doigt l’Aeem comme seule responsable de cet affrontement. “Malgré que nous sommes taxés de responsables, l’Aeem condamne cet acte barbare. Nous n’avons jamais encouragé des actes pareils”, a-t-il déclaré. Il n’a pas manqué d’inviter les parents à une bonne éducation de leurs enfants car les étudiants n’apprennent pas les mauvais comportements à l’école. “Le bureau de la coordination de l’Aeem a engagé une lutte implacable contre les violences en milieux scolaires et universitaires, contrairement à ce que pensent certains de nos concitoyens qui jettent la responsabilité sur les membres de l’Aeem”, a précisé Willy.

Aux dires du conférencier, ce phénomène de violence date de très longtemps, mais depuis son arrivée à la tête de l’Association, il s’est fixé comme objectif de bannir la violence à l’école. Et d’ajouter que l’espace universitaire est très vaste et son accès doit être filtré afin d’éviter son infiltration par des personnes étrangères. “Aucune autorité universitaire et sécuritaire ne peut nous dire qu’elle connait l’identité de tous ceux qui se trouvent à l’espace universitaire”, a-t-il déploré.  Selon lui, l’Aeem n’a jamais été un blocage pour la sécurisation de l’espace universitaire. “Les autorités et les parents d’élèves doivent assumer leurs responsabilités. Il faut noter que l’Aeem seule ne peut pas sécuriser l’espace universitaire et avoir la mainmise sur les 60 000 étudiants. Pour assurer la sécurité, nous avons besoin de l’accompagnement de l’État, des autorités scolaires et universitaires et des parents d’élèves”, a laissé entendre le secrétaire général.

Il convient de rappeler que le mardi 19 décembre 2017, pour une guerre de leadership entre groupes d’étudiants de la Fst, un affrontement violent s’est éclaté entre ceux-ci. Au cours de cet évènement malheureux, un étudiant de ladite faculté, Almamy Camara, a été tué par balle.                                                                             

Boubacar PAÏTAO

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3 COMMENTAIRES

  1. C’est ces gens la que vous appelez “responsables”? Ils ne les sont pas du tout….ils n’ont ni le courage ni le cerveau de faire face ce fléau dans nos université. Ces “responsables” ne sont devant que pour la figuration a la malienne ( tagnini, fumisterie, cupidité, opportunisme, politic-isme, extorsion, exhibitionnisme, business, égoïsme etc..). ENCORE UNE FOIS: on n’a pas besoin des “responsables” dans la gestion de nos universités si réellement l’on y veut être serieux….. il faut plutôt miser sur une gestion externe: par les agents de l’état avec tolérance zéro! Nos étudiants déjà mal éduqués– depuis a bas ages a travers leurs familles, leurs quartiers, leurs écoles fondamentales — ne méritent plus la LIBERTÉ UNIVERSITAIRE. Leur confier la liberté universitaire a l’auto-gestion est un gros risque dans l’espace universitaire.

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