Baccalauréat 2016 : dans le calme et la sérénité

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Dans les centres d’examens, l’ambiance était studieuse hier. Les épreuves se déroulaient dans un calme olympien

C’est parti pour le baccalauréat, session de juin 2016. Les épreuves ont démarré hier matin dans les différents centres du district de Bamako. Durant quatre jours les candidats sont appelés à composer dans les différentes matières.

Un tour dans quelques centres a permis à notre équipe de reportage de s’imprégner de l’ambiance. Nous sommes au lycée Massa Makan Diabaté, à Bacodjicoroni. Il est 10 heures. A quelques mètres de l’établissement, on remarque des motos de marque « Djakarta » garées au parking devant l’établissement. La porte d’entrée est sous la surveillance des vigiles. On ne note aucun attroupement devant l’établissement à part quelques surveillants de parking et quelques vendeuses de sandwich. Pour accéder à la cour, il faut montrer patte blanche. Dans la cour bien nettoyée pour l’occasion, on pourrait entendre une mouche volée. Quelques porteurs d’uniformes sont installés un peu partout dans la cour. On pouvait remarquer la présence de seulement une baby-sitter assise dans la cour en train de s’occuper de l’enfant d’une candidate. Les candidats étaient déjà en salle.

Le président du centre du lycée Massa Makan Diabaté, Bally Sissoko a assuré que les épreuves ont démarré à 8 heures et que tout se déroulait normalement. « Pour le moment, il n’y a eu aucun incident. Tous les candidats ont répondu à l’appel. Les surveillants sont tous en classe à raison de deux par salle », a-t-il détaillé.

Le Centre Massa Makan Diabaté est réservé à la série Terminale sciences expérimentales. 625 candidats repartis entre 25 salles d’examen y composent. Le ton des épreuves a été donné par la biologie, qui sera suivie de l’épreuve d’Anglais l’après-midi.

Selon Bally Sissoko, au début des épreuves, les candidats ont été invités à bien se comporter en salle d’examen. Le règlement intérieur et la police de surveillance ont été également lus. Il s’est dit satisfait du déroulement car les candidats sont en train de travailler dans un calme olympien.

Dans les différentes salles, les élèves sont assis un par table. Pendant que certains élèves sont concentrés sur leurs feuilles d’examen, d’autres sont en train de mâcher leurs stylos. « Nous sommes en train de traiter le sujet de biologie. Je le trouve abordable car j’arrive à bien m’en sortir », nous a confié le candidat Sidi Diallo, qui n’a même levé le nez de sa copie. L’un de ses surveillants a confirmé que dans la salle tout se passait bien. « Tout le monde est sérieux et travaille comme de vrais scientifiques. Je n’ai détecté aucune fraude pour le moment », a assuré Youssouf Coulibaly, professeur d’art.

Sur la même rive, à quelques km de là, au lycée Kankou Moussa de Daoudabougou, l’ambiance est pareille. Le même calme olympien règne dans la cour. Des gardes sont postés un peu partout. Ils assurent que tout va bien et qu’il n’y a eu aucun incident.

Pendant que nous échangions avec des surveillants, le président du centre Youssouf Aboubacrine a surgi. Il semblait surpris par notre présence dans son centre. Mais après les explications, il a fini par nous accepter. « C’est là que la directrice de l’académie et le représentant du gouverneur sont venus faire l’ouverture de la première enveloppe ce matin. Les élèves ont commencé avec les mathématiques. Ils termineront la journée d’aujourd’hui par la langue vivante I (LVI) à savoir l’anglais. Ici nous sommes avec les candidats de la série Terminale sciences exactes. Il y a 750 élèves repartis entre 25 salles», précisera-t-il.

Selon le président du centre, les épreuves se déroulaient normalement et il n’y a pas eu d’incident. Tout était en place.

Seydina Aliou Akpa, élève au lycée progrès série sciences exactes, compose au lycée Kankou Moussa. Il fait le Bac pour la deuxième fois et trouve les épreuves plus abordables par rapport à l’année dernière.

Il est 10h 30 au Complexe « la Lanterne ». Certains candidats avaient déjà fini avec la première épreuve. Pendant que certains révisaient leurs leçons, sans doute en prévision de la prochaine épreuve, d’autres prenaient leur petit déjeuner.

Dans la cour, la sérénité était palpable. « Nous venons tout juste de terminer avec l’épreuve de philosophie. C’était passable, mais on s’est débrouillé », a témoigné Awa Doumbia, candidate  de la Terminale sciences sociales (TSS), entre deux bouchées de sandwich.

Le président, Mamadou Dembélé, a précisé que son centre accueille 600 candidats de la série TSS. Les épreuves se déroulaient normalement même s’il y a eu quelques problèmes notamment au niveau des cartes d’identité. « Les candidats libres doivent amener la carte d’identité civile tandis que les autres candidats doivent se munir des cartes de leurs établissements. Aujourd’hui c’est tout à fait le contraire, c’est cela qui est la cause de tous les problèmes », a déploré Mamadou Dembélé. Il y a eu également quelques retardataires dont j’ai refusé l’accès aux salles d’examens. Certains étaient en retard de 40 et d’autres de 50 minutes. Cela n’a pas toujours plu et on a même pu entendre des candidats n’ayant pas été acceptés proférer des menaces à l’endroit du chef du centre.

Sur la rive gauche, le président du centre Askia Mohamed, Sékou Salla Dolo, considère qu’il faut de la rigueur dans les examens afin de redonner à l’école malienne ses lettres de noblesse. Il a expliqué que son centre reçoit 675 candidats de la série Terminales sciences exactes (TSE). Les épreuves se déroulent à l’étage. Les gardes sont postés aux points stratégiques du centre. Conformément au règlement intérieur, le président a renvoyé certains retardateurs de plus de 30 minutes. Tout comme dans les autres centres, les sacs et les téléphones portables sont interdits dans les salles d’examen. Les copies sont remises aux surveillants dès que les candidats terminent. Ag Nock Moussa, un candidat à qui nous avons pu parler, juge le premier sujet abordable. « Je me suis débrouillé », dira-t-il.

A.D. SISSOKO

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1 commentaire

  1. URGENT UN ECHANGEUR MULTIPLE A LA TOUR DE L AFRIQUE , TROP DEMBOUTEILLAGES A BAMAKO…………QUE FONT LES MINISTERES EN CHARGE TROP CEST TROP

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