Bonne tenue des examens de fin d’année La touche de l’homme du sérail

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L’année scolaire 2015/16 qui tire vers sa fin est en passe de devenir la plus calme pour la bonne tenue des examens de fin d’année où depuis plus d’une décennie la fuite des sujets et la fraude à ciel ouvert font légion dans notre pays. Au delà de la bonne tenue des examens c’est la touche de l’homme de sérail que l’on a sentie depuis que le technocrate Barthélémy Togo est à la commande du département de l’éducation. En tout cas par sa discrétion et ses choix de management Dr Kénékouo dit Barthelemy Togo honore  la confiance placée en lui, car ce choix est celui du mérite et de la compétence, il n’a pas d’autres motivations.

Arrivé à la tête du ministère de l’éducation il y a bientôt 20 mois, Barthelemy Togo qui a fait presque toute sa carrière professionnelle dans ce département, est donc  en terrain connu, ce qui donne une impression de facilité aux dures tâches accomplies, car au départ ce n’était pas du tout évident. En effet le département de l’éducation, comme on le sait est l’un des plus compliqués, il s’agit de la gestion des élèves et étudiants, mais aussi des enseignants regroupés dans au moins quinze syndicats et qui tentent tout le long de l’année de dicter leur loi.

Incontestablement l’équipe du ministre de l’éducation est aguerrie et s’y connait bien dans la gestion de l’administration scolaire, en tout cas la grande maitrise du fonctionnement de l’administration scolaire en dit long sur la qualité des hommes et femmes qui accompagnent le titulaire du département de l’éducation nationale. Cette connaissance du terrain est pour beaucoup dans la réussite des examens de cette année, en effet le choix des hommes et des femmes est la moitié du chemin, sa réussite détermine alors pour  une grande part le reste du processus

Par rapport à la bonne tenue des examens de fin d’année, il est important de rappeler que la minimisation de la fraude et de la fuite des sujets sont les résultats d’une campagne intense de sensibilisation qui durant des mois a sillonné la presque totalité du territoire national à la rencontre des acteurs de l’éducation nationale. Cette campagne intense conduite en son temps par des expertises du département avait su aborder cette question avec beaucoup de doigté. Et le résultat est patent : contrairement aux autres années où déjà la veille des examens, les sujets pullulent dans toutes les rues de Bamako, cette année on n’a pas assisté à cette foire. Mieux des superviseurs ont été envoyés dans tous les centres du pays pour renforcer le dispositif de surveillance mais aussi veiller au respect scrupuleux de la police de surveillance. Ainsi selon une source proche du département, il y aurait plus de 200 téléphones portables saisis sur des candidats aux différents examens malgré l’interdiction.

Ousmane COULIBALY

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