Concours d’entrée à l’ENA : Le MJCM contre les procédures

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La coalition des associations des jeunes diplômés sans emploi à travers le mouvement des jeunes contre le chômage (MJCM) a organisé le dimanche 23 octobre 2011, à la bourse du travail, une assemblée générale d’information sur la situation des concours au Mali particulièrement  celle d’entrée à l’école nationale d’administration (ENA). Cette tribune, selon ses organisateurs, avait pour but d’imprégner les jeunes demandeurs d’emploi sur les différentes manigances qui accompagnent ces concours.

 

La coalition condamne l’arrêté  fixant les modalités de déroulement du concours d’entrée à la nouvelle ENA qui a été adopté depuis le 15 août 2008 par l’ex premier ministre Modibo Sidibé. Selon la coalition, cet arrêté vise essentiellement à barrer la route aux demandeurs d’emploi.  La question relative à la note éliminatoire a bien été élucidée par les intervenants. L’année dernière pour le concours d’entrée à l’ENA,  sur les cent postes prévus  seulement 69  ont été admis. Les candidats, malgré les places vacantes, n’ont pas été retenus même ceux qui avaient une moyenne de 9,99. Le constat est que lorsque le concours est organisé par la direction nationale de la fonction publique, il suffira d’avoir une moyenne supérieure ou égale à dix. A défaut de l’organisation du concours par la fonction publique, la coalition souhaite que le concours de l’ENA se fasse dans la transparence. Selon la coalition, seul le concours d’entrée à la fonction publique est à 90% transparent. Les organisateurs en ont aussi profité pour décrier la discrimination des diplômes. A la FLASH, par exemple, il aurait été demandé aux étudiants de la filière Géographie et Aménagement de ne pas postuler avec ceux de la filière Géographie et Développement alors qu’ils ont tous reçu la même formation. La même exigence aurait disqualifié d’emblée certains jeunes dans le concours des inspecteurs et des administrateurs de service public.

 

Dorénavant, la coalition veut être impliquée intégralement dans le processus  d’organisation des concours. Pour cela, elle suggère que les concours soient  organisés par la direction nationale de la fonction publique où les jeunes diplômés sont représentés. Enfin, il ressort de cette assemblée que la coalition des jeunes demandeurs d’emploi se voit porteuse d’un message : celui de l’injustice faite à l’égard de la jeune génération dans la quête de l’emploi.

 

TAO IBRAHIM

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