Crise scolaire et sécuritaire : Les partis de gauche appellent le gouvernement à prendre ses responsabilités

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L’édition 2012 de la rencontre entre les forces de lutte d’Afrique, de l’Amérique latine et des Caraïbes intervient dans un contexte marqué par  la crise scolaire et de violents combats entre l’armée malienne et des groupes « rebelles ». Pour le parti Sadi et ses invités, le gouvernement est face à ses responsabilités.


Réunis à Bamako les 20 et 21 janvier dernier au siège du parti Solidarité Africaine pour la Démocratie et l’Indépendance (Sadi), les représentants des partis de Gauche des pays de l’Afrique, de l’Amérique Latine et des Caraïbes ont célébré pour la quatrième fois consécutive les journées dites de « Solidarité entre les peuples de lutte ».  Il s’agissait de réfléchir à un « projet commun permettant de jeter les bases d’une fusion politique contre l’impérialisme et néocolonialisme ».
Organisées sous la houlette du parti Sadi, ces journées ont été tenues  grâce à l’appui de l’AMAPALC (Association d’Amitié avec les peuples d’Amérique Latine et des Caraïbes), du Groupe Parlementaire d’Amitié Mali-Cuba-Venezuela-Haïti et du Réseau de communication « Kayira ».
La rencontre de Bamako intervient dans un contexte particulièrement douloureux par notre pays, durement frappé par une crise aigue de l’école et la situation au Nord.


Dans son discours d’ouverture, le secrétaire général du parti Sadi, Oumar Mariko,a insisté sur la nécessité pour le gouvernement de parvenir à une solution durable. Cela  en initiant « un dialogue franc et responsable » entre les acteurs de l’école. Aussi, ajoute-t-il, il est important que l’Etat joue pleinement souverain dans la résolution de la question.


S’agissant de la situation au nord, les participants ont, à travers le discours du secrétaire général du parti SADI, exprimé leur regret et leur compassion aux parents des  soldats tombés sur le champ de l’honneur. Appelant le gouvernement à prendre ses responsabilités face à la nécessité de sauvegarder l’intégrité du territoire, les forces de lutte d’Afrique et d’Amérique latine ont vivement souhaité un retour rapide à la normale. 
Pendant deux jours, marqués par des conférence-débats  et les échanges communautaires, les participants à ces journées ont débattu des questions comme les privatisations (comme celle des Aéroports du Mali), « la crise du système éducatif : Quelles alternatives ? Regard proposé sur les exemples de Cuba et de Venezuela », « Quelles alternatives au système de financement des secteurs stratégiques de notre pays, tels que la santé et l’éducation : proposition du parti Sadi », etc.


S’inspirer du modèle sud-américain

L’édition 2012 des journées de solidarité avec les peuples de lutte a été donc l’occasion de renforcer les liens établis et de développer de nouvelles collaborations avec d’autres pays d’Amérique Latine mais également avec d’autres partis africains. « L’idée d’organiser de telles journées est partie du constat que depuis plusieurs siècles, l’histoire du continent africain est intimement liée à celle du continent latino américain et des Caraïbes. La victoire des forces de Gauche au Venezuela, en Equateur, au Brésil, au Nicaragua, en Bolivie, au Chili, en Argentine, etc… l’échec cuisant du modèle néolibéral, la déroute idéologique des intégristes de la doxa monétariste du FMI et de la Banque  Mondiale, et le refus des secteurs progressistes du monde entier du système capitaliste, ouvrent une nouvelle ère de coopération entre l’Afrique et l’Amérique Latine, basée sur les échanges d’expérience dans  la construction de nouveaux espaces, la formation de consciences nouvelles pour bâtir un type nouveau de société plus conforme aux aspirations de nos peuples » a déclaré le secrétaire du parti Sadi. Pour qui, l’Afrique et particulièrement le Mali doit s’inspirer du modèle de prise de pouvoir de la Gauche dans les pays d’Amérique latine.


Les 4èmes journées de solidarité se sont poursuivies  dimanche par des consultations médicales gratuites au siège du parti Sadi. Au total, plus de 300 patients ont bénéficié des diagnostics médicaux avec distribution  gratuite de médicaments. Pour le secrétaire général du parti Sadi, ceci est la preuve que l’accès gratuit des Maliens aux soins de santé est bien possible.
Issa Fakaba Sissoko

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