Crise scolaire : La FEN marchera le 19 janvier prochain

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La Fédération des syndicats de l’éducation nationale (FEN) décide de soutenir le Syndicat national de l’éducation de base (SYNEB) dans la crise qui l’oppose au gouvernement. Pour se faire entendre, elle prévoit de marcher le 19 janvier prochain sur le ministère de l’Education, de l’Alphabétisation et des Langues Nationales.

Cette information a été donnée au cours d’une conférence de presse, le lundi 16 janvier dernier au siège de la FEN, rencontre animée par le Secrétaire général de la FEN, Soumana Kalapo, avec l’assistance du Secrétaire général adjoint du SYNEB, Moditié Dabo.

La quintessence de cette rencontre avec les hommes de média portait sur le rôle que la FEN entend jouer dans la crise scolaire entre le Syneb, l’un des 4 syndicats d’enseignants qui lui est affilié, et le gouvernement. Dans son exposé, Soumana Kalapo a indiqué son syndicat avait adressé des courriers au ministre de l’Education, de l’Alphabétisation et des Langues Nationales pour attirer son attention sur l’ampleur que cette crise était en train de prendre.

Selon ses dires, toutes ces lettres sont restées sans réponse. Parmi les actions envisagées pour soutenir le Syneb, il a donc annoncé une marche pacifique pour le 19 janvier prochain. Cette marche partira du siège de la CSTM et prendra fin par un sit-in devant le ministère en charge de l’Education. Au cours du sit-in, la FEN et le Syneb feront des déclarations à l’endroit du ministre Salikou Sanogo. Si à l’issue de ce sit-in, la crise n’a pas trouvé son épilogue, la FEN envisage d’autres actions, plus contraignantes.

Soumana Kalapo a surtout dit que, parmi les revendications du Syneb, il y avait un point qui intéressait particulièrement la FEN. C’est celui de l’intégration de tous les enseignants, de tous ordres, dans la Fonction publique de l’Etat. Selon Kalapo, depuis 2000 la FEN avait attiré l’attention du gouvernement sur ce point. Pour lui, il est impensable de confier l’éducation à des collectivités. Prenant exemple sur la France, il a précisé que dans ce pays la gestion de l’école relevait de l’Etat.

Le Secrétaire général de la FEN voit dans le contexte actuel un processus de liquidation de l’école publique. Car, au moment où les enseignants du public sont en grève, les élèves du public sont en train de prendre tranquillement leurs cours. «Il ne doit pas avoir deux ordres d’enseignants à l’école. L’école doit revenir à l’Etat. Cette décision a été prise par le Forum sur l’éducation», a-t-il ajouté.

Pour trouver un début de solution à la crise, le Secrétaire général adjoint du Syneb a expliqué que son syndicat préconisait une intégration progressive  des enseignants, par ordre d’ancienneté.

Youssouf Diallo

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