DIALOGUE DES SOURDS A LA FSJE: Le SNESUP hausse le ton !

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Le Comité exécutif du syndicat national de l’enseignement supérieur (SNESUP) se désolidarise de l’organisation des examens à la Faculté des sciences juridiques et économiques. Le comité exécutif national tient cette faculté pour responsable de la confusion actuelle qui règne au sein du département en cette fin d’année universitaire. Le SNESUP a matérialisé sa position par une lettre de protestation à tous les niveaux de responsabilité impliqués dans la gestion des affaires universitaires. Pourra-t-il se faire entendre ?
 
«Impliquer l’ensemble des acteurs dans la gestion des problèmes de l’école au même pied d’égalité », c’est la raison du mécontentement du syndicat national de l’enseignement supérieur qui demande le respect des lois et des textes universitaires pour le retour de l’ordre et la discipline dans l’espace scolaire. Après avoir constaté un grand désordre dans le déroulement en cours des examens au niveau de certaines classes de la Faculté de sciences juridiques et économiques, le tout nouveau comité du syndicat national de cet ordre d’enseignement ne manque pas d’exprimer toute sa hargne à l’endroit des autorités universitaires qu’il accuse de fouler au pied les règles élémentaires du fonctionnement de notre université pour des intérêts personnels. C’est à ce titre qu’il a adressé une lettre de protestation au ministre de l’Education nationale et au recteur de l’Université de Bamako avec ampliation au président de la République, au Premier ministre, au SNEC, à la FEN et à l’ensemble des acteurs impliqués dans la gestion de l’école. A travers cette lettre, le Comité exprime son désagrément face au comportement de l’administration provisoire de la FSJE qui, contre toute attente, a commencé à organiser les examens de fin d’année dans les conditions «anti-pédagogiques » pendant que les professeurs sont en vacances, depuis le 15 juillet 2006.
Le comité syndical a notamment fait le constat amer que l’évaluation et la surveillance sont en train d’être faites par des personnes autres que leurs professeurs et que le contrat d’enseignement de surveillance se fait avec « toute personne qui y accepte ». Face à cette situation peu honorable pour l’image de notre université, le syndicat national a exigé trois choses : l’arrêt immédiat des examens, le respect du corps professoral et l’invalidation des résultats issus desdits examens. Il invite, par conséquent, l’administrateur provisoire à se mettre d’accord avec les professeurs pour organiser des examens conformes aux normes universitaires. Conscients de la nature des difficultés qui règnent au sein de cette Faculté, les responsables syndicaux plaident pour l’accélération des travaux de construction des Facultés des sciences juridiques et politiques et celle des sciences économiques, en vue de parvenir à une gestion administrative autonome des deux entités qui composent actuellement la FSJE.
Conformément à la décision du Conseil de l’Université de Bamako, en date du 20 au 27 avril dernier, qui fixe l’arrêt des cours de l’année académique 2005-2006 à partir du 15 juillet, les responsables syndicaux soutiennent que le non respect de cette date par l’administration provisoire est une offense au corps professoral. Par contre, les autorités rectorales soutiennent que le Conseil de l’Université de Bamako n’a fait qu’une recommandation et non une décision allant dans le sens de l’arrêt des cours à partir du 15 juillet. Faux, rétorque un syndicaliste qui soutien que le concours d’entrée à la FAST qui se tenait d’habitude en août a été reporté en septembre par le Recteur en vertu de cette dernière décision du Conseil de l’Université. Le syndicat, selon son secrétaire général, Abdou MALLE, n’entend plus rester désormais en marge de la gestion des grandes questions et entend faire peser tout son poids dans la balance pour le respect des principes à l’école pour le bonheur de la qualité de notre enseignement.

Par Sidi DAO

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