Éducation : exercice de transparence et de pédagogie à Educo

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Organisation non gouvernementale intervenant dans le domaine de l’éducation dans la région de Ségou, Educo a organisé, mercredi 22 février, une journée portes ouvertes dans la capitale des Balanzans. L’objectif est de présenter, aux autorités, partenaires et populations, ses réalisations et ses stratégies à adopter pour l’année 2017. 

C’est la quatrième fois en quatre ans. L’ONG Educo organise une journée portes ouvertes pour inviter les acteurs de l’éducation de la région à s’imprégner de la réalité de ses réalisations et ses perspectives. Son directeur national, Souleymane Ouedrago, explique qu’il s’agit surtout de recenser les “critiques, remarques et observations” des visiteurs pour “permettre d’améliorer la qualité des programmes.”

Cette année, au moins sept stands ont été exposés aux visiteurs présentant chacun les résultats et les stratégies mises en oeuvre pour les atteindre. “Les choses sont assez claires pour moi”, affirme un visiteur devant le stand du programme d’appui à l’amélioration du droit et à une éducation de qualité pour tous. Le tableau présente des résultats assez détaillés des réalisations faites dans les communes de Bako, Pelengana et Ségou. Plus de 120 femmes répertoriées en 2016 participent aujourd’hui activement à la gestion de l’école en mode décentralisé. Et dans chaque commune, le taux des femmes dans les postes électifs est supérieur à 20%. Il en est de même à 42,6% dans la commune rurale de Pelengana.

Le résultat, satisfaisant selon le maire Mme Sacko Djelika Haïdara, a été obtenu grâce à la mise en place d’une stratégie spécifique visant à encourager la participation des femmes au sein des organes de gestion de l’école. En 2017, les filles vont bénéficier d’un projet de bourses qui va faciliter leur accès au deuxième cycle. “Nos programmes offrent les mêmes physionomies, mais ils diffèrent selon les zones. Par exemple, dans les communes rurales de Farako et de Pelengana, nous sommes plutôt préoccupés par l’accès des enfants à l’école”, affirme M. Ouedrago. À Ségou, selon lui, l’ONG est plutôt dans une dynamique d’autonomisation.

Autre stand, autre point de satisfaction des autorités de la région: celui de l’association pour la santé et l’éducation communautaire. Elle organise très souvent, sur appui d’Educo, des séances d’échanges entre les écoles et les mairies et d’autres activités d’éducation civique. Objectif : faire comprendre le fonctionnement et l’organisation des mairies aux élèves. Une initiative qui semble rendre le représentant du gouverneur, Sékou Samaké, optimiste. “C’est très intéressant. L’un de nos plus graves problèmes est justement l’incivisme…”, muremure-t-il à son voisin lors de la visite.

De façon générale, Educo en 2016 dans la région de Ségou, c’est entre autres, la mise en place d’un cadre de concertation favorisant la protection des enfants dans chaque commune partenaire, la dotation de l’ensemble des écoles partenaire en matériels didactiques, point d’eau potable ou encore la construction de 32 salles de classe équipées et électrifiées. S’y ajoutent la formation de 156 enseignants, 52 directeurs et 28 personnes des CAP, AE et MEN aux techniques de matériels de l’enseignement interactif par radio. La liste n’est pas exhaustive.

Pour l’année 2017, l’accès sera mis sur les stratégies visant à promouvoir le droit à, dans et à travers l’éducation. Ces stratégies vont être mises en œuvre dans trois programmes pour les communes de Bako, Pelengana et Ségou. Les communes rurales (Bako et Pelengana) bénéficieront des mêmes projets avec des accents sur la santé scolaire, le renforcement des cadres de vie scolaire, l’hygiène et l’assainissement ou encore la meilleure prise en compte de l’éducation dans les programmes de développement communal. Dans la commune rurale de Ségou, l’ONG entend mettre en oeuvre un projet de développement de l’enfant dans 33 écoles, réhabiliter ou construire des salles équipées et clôturées, favoriser la scolarisation des enfants vivant avec un handicap et la santé pour les maintenir à l’école. En plus d’une dizaine d’autres.

Saluant les efforts d’Educo, plusieurs participants ont tout de même tenu à souligner quelques inquiétudes : le persistant problème d’eau et d’électricité dans certaines écoles, la tenue scolaire ou encore l’appui aux Medersa et aux écoles coraniques. “Des inquiétudes bien notées”, selon un responsable de l’ONG qui précise tout de même qu’Educo aussi a des limites.

Educo est une fondation espagnole qui intervient en faveur des droits de l’enfant depuis 2002 à Ségou. Elle y travaille avec environ 22 500 élèves, 54 comités de gestion scolaire, l’Académie d’enseignants, deux centres d’animation pédagogique, onze centres de santé et 20 centres d’alphabétisation avec 328 apprenants.

B. Dicko/Maliweb.net

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6 COMMENTAIRES

  1. Les résultats concernant l’implication des femmes est impressionnante. Courage à cette ONG dont je n’avais jamais entendu parler, mais dont les bienfaits semblent être satisfaisants.

  2. L’éducation est la meilleure arme contre le terrorisme. Merci à Educo de s’y investir avec tant de résultats. Si toutes les ONG qui interviennent au Mali pouvaient avoir une telle exigence d’elles-mêmes en invitant les acteurs à discuter leurs programmes. Une très bonne initiative.

  3. Si une structure non gouvernementale est éligible l’homme de l’année, EDUCO serait le serait la structure des deux dernieres décennies à Ségou. L’éducation et le respect du droit des enfants c’est leur affaire.
    Merci EDUCO :223love:

  4. Bon vent à Educo. Dieu seul sait à quel point cette ONG aide nos enfants à Farako. Nous en sommes reconnaissants.

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