Education : Langue maternelle vecteur de paix et réconciliation

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Le ministre de l’éducation nationale, KĂ©nĂ©kouo dit Barthelemy Togo a procĂ©dĂ© au lancement officiel de la journĂ©e internationale de la langue maternelle. L’évĂ©nement qui revĂȘt une importance particuliĂšre  est placĂ© sous le signe de la paix, la rĂ©conciliation nationale et la promotion de l’éducation. C’était le lundi 21 fĂ©vrier Ă  l’Institut pour l’éducation populaire de Kati (IEP-Kati) en prĂ©sence  des directrices gĂ©nĂ©rales de l’AMALAN, Mme Coulibaly Mariam KonĂ©, et de l’IEP-Kati, Mme KĂ©ĂŻta Maria Diarra, du prĂ©fet du cercle de Kati, Sadio KĂ©ĂŻta, du maire central de Kati Hamala Haidara, et plusieurs autres invitĂ©s de marque.

En effet, Ă  l’instar des pays du monde, le Mali n’est pas restĂ© en marge de la cĂ©lĂ©bration de la journĂ©e internationale de la langue maternelle placĂ©e sous le thĂšme (National) « RĂŽle des langues maternelles dans le renforcement de la paix et de la rĂ©conciliation nationale ». Un thĂšme bien inspirĂ© qui colle parfaitement avec le contexte actuel de notre pays. Car, nul ne peut ignorer le rĂŽle primordial de la langue maternelle dans le rapprochement des diffĂ©rentes communautĂ©s. Notons que le thĂšme de cette Ă©dition 2016 met l’accent sur l’importance de l’éducation de qualitĂ© et de l’apprentissage des langues, en particulier, la langue maternelle, dĂšs les premiĂšres annĂ©es d’enseignement.

OrganisĂ© par l’AcadĂ©mie malienne des langues (AMALAN), l’évĂ©nement Ă©tait marquĂ© par la visite du ministre de tutelle et sa dĂ©lĂ©gation au Centre d’auto-promotion des femmes et l’école bilingue (langues nationales-français) de Kati, la remise des prix dĂ©diĂ©s Ă  l’ancien ministre Adama Samassekou et Ă  l’AmĂ©ricaine DĂ©borah Fredo pour leurs engagements pour le dĂ©veloppement de la langue maternelle et le progrĂšs de l’IEP de Kati en particulier, un dĂ©filĂ© des 13 ethnies dont leurs langages sont actuellement enseignĂ©s au Mali ( Songhoi, Bobo, SoninkĂ©, peulh, KhassonkĂ©, Tamasheq, Bamanan, Senoufo, Miniyakan, Dogon, MalinkĂ©, Sourakakan, Bozo), les interventions des diffĂ©rents invitĂ©s entre autres.

Pour le  Maire Central Hamala Haidara, une journĂ©e dĂ©diĂ©e Ă  la langue nationale est une chose importante. « Nous dĂ©vons encourager nos langues sans lesquelles on ne peut pas avancer », a-t-il souhaitĂ© avant d’assurer son implication pour la valorisation desdites langues.

Selon la Directrice GĂ©nĂ©rale de l’IEP-Kati, Mme Maria Diarra, l’engagement de l’IEP est la justice sociale, car aucun pays ne peut accĂ©der au dĂ©veloppement sans la participation de tous ces citoyens. « C’est l’instruction dans la langue maternelle qui donne la comprĂ©hension. Et  la comprĂ©hension qui donne la force d’action Ă  l’individu. C’est cette force d’actions qui construit le pays. », A-t-elle notĂ©.

Mme Coulibaly Mariam KonĂ©, DG de l’AMALAN, a Ă©galement abondĂ© dans le mĂȘme sens que son prĂ©dĂ©cesseur : « l’acquisition des connaissances est beaucoup plus facile quand on apprend dans sa langue maternelle
La langue maternelle est un puissant moyen d’intĂ©gration sociale, d’instauration de la paix et facteur d’unité ». a-t-elle soulignĂ©

Le Ministre, KĂ©nĂ©kouo dit BarthĂ©lemy Togo a notĂ© que le thĂšme de l’évĂšnement cadrait parfaitement avec les orientations du programme intĂ©rimaire en cours dans son dĂ©partement, notamment dans sa composante qualitĂ© de l’enseignement et des apprentissages. Face Ă  la situation que traverse notre pays, il dira que « dans un pays en sortie de crise comme le nĂŽtre, les fils et les filles ont besoin de communiquer, de dialoguer, de se faire comprendre, de se tolĂ©rer, et de s’accepter. Ceci n’est possible qu’à travers nos langues maternelles
. C’est pourquoi, mon dĂ©partement a, dans ce cadre, traduit en langues nationales les documents relatifs Ă  l’Accord pour la paix et la rĂ©conciliation nationale issu du processus d’Alger», a-t-il affirmĂ©.

Mountaga DIAKITE

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