Education nationale : Les femmes de la commune I interpelle le ministre Salikou Sanogo

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Nous femmes de commune I du District de Bamako avons un grand souci, le souci du niveau des enfants dans les écoles publiques. A ces soucis viennent s’ajouter une autre inquiétude du fait qu’après la fête de Tabaski jusqu’aujourd’hui,  les élèves ne font plus de cours. A chaque fois on entend par les élèves que les maîtres ne sont pas venus.

 

C’est dans ce but que nous nous sommes organisées pour informer le Ministère de l’Education de base.

Dès lors, nous nous sommes posées les questions suivantes :

Est-ce que Monsieur le Ministre est soucieux du problème de l’éducation de base ?

Est-ce que le gouvernement se désengage de l’école publique ?

Ou bien Monsieur le Ministre est de mèche avec le gouvernement et même Koulouba.

Alors que le problème de l’éducation est un problème très crucial car le développement d’un pays dépend de son éducation, dépend d’une génération future formidable.

A ces questions vient s’ajouter une autre comme nos enfants ne font plus partie de l’avenir du pays puisque tout simplement votre avenir est déjà garanti aussi vrai que la balance de la justice n’est plus équilibrée. Ce qui fait que le Ministre de l’Education de base en bref la Primature et même Koulouba ne sont pas sensible à ce problème car ils ne font qu’effleurer la question de passage sans rien faire pour changer la situation. Dieu seul sait combien les parents d’élèves ont souffert pour que les enfants parviennent à réussir, même s’ils ont trainé à l’école, mais de toute façon ces enfants représentent l’espoir de leurs familles d’autant plus qu’ils ont grandi étant à l’école et sans apprendre un autre métier.

 

Quel sort pour nos enfants ?

De toutes les façons que Monsieur le Ministre nous entend et qu’il sache que nul n’a le droit de diriger un département ministériel de la sorte car un ministre est un bien du peuple et que sa gestion ne doit pas accepter l’injustice sur tout un département comme une éducation de base qui demande beaucoup de tacts.

Que ça soit Koulouba ou la primature, ils ne doivent pas rester passifs car un problème dans la mesure où le problème de l’éducation nous interpelle tous.

Nous interpellons tout le Mali d’ouvrir les yeux pour ne pas rester passif car un problème peut ne pas nous concerner aujourd’hui mais nous frapper demain. Avant que cette situation se généralise, mettons un frein à ça dès maintenant. Sachons aussi qu’un problème peut engendre d’autres, évitons de négliger ces genres de problème. Nous voudrons avoir ou voir une réponse. Merci !

 

PAR L’ASSOCIATION DES FEMMES DE LA COMMUNE I DE BAMAKO

 

(Siguidia Ton de la commune I)

 

Bamako, le 15 /12/ 2011


NB - L'auteur de cet article est seul responsable de son contenu.