Enseignement fondamental et secondaire ce qui va changer ?

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Les nouvelles réformes au sein de l’enseignement fondamental et secondaire, étaient au cœur des débats, entre les responsables du département les hommes de média. C’était le 9 décembre dernier à la Maison de la Presse.

Le ministre en charge de l’Education a indiqué que les réformes concernent les classes de 10è des lycées. Désormais, on aura une 10è commune au lycée.

Pr Salikou Sanogo a fait savoir que ces reformes rompent avec l’enseignement classique. L’élève, une fois admis au Bac, est orienté dans une série où, les matières enseignées sont différentes  de celles enseignées au  lycée. Sur le marché de l’emploi il est confronté au manque d’emploi. Cette reforme a pour but d’adapter la formation des élèves et étudiants au marché de l’emploi.

Fort de ce constat, le département a apporté ces changements après concertation avec les acteurs de l’école.

Le second changement et non des moindres, est la généralisation du curriculum dans l’enseignement fondamental. Les académies de Kati, Koulikoro et Ségou ont servi de test pour le Bamanakan, a poursuivi le ministre.

 

Malgré ces changements,  l’école malienne reste confrontée à de graves crises : grèves intempestives des élèves et des enseignants, effectif pléthorique dans les écoles publiques, insuffisance criarde d’enseignants qualifiés.  

 Le paradoxe, entre une scolarisation de masse et un enseignement de qualité  est d’une actualité brulante.   Les revendications des enseignants ne sont ni rejetées, ni acceptées par le gouvernement. Ils demandent le reversement de tous les enseignants contractuels dans la fonction publique de l’Etat non celle des collectivités territoriales. Les autorités restent insensibles à cette revendication, en organisant le concours de recrutement des enseignants dans les collectivités : 4114 enseignants sont recrutés cette année.

 Le Syndicat National de l’Education de base (SYNEB) et la Coordination des Syndicats de l’Enseignement Secondaire (COSES) sont en cessation de travail depuis novembre pour protester contre l’AMO. Mais le gouvernement continue de faire la sourde oreille.

 

  Le dialogue est, du coup, rompu entre le syndicat des enseignants et le département de l’Education ?   

Le pari de la rentrée et des réformes est loin d’être gagné.

 Pour le ministre de l’Education nationale, Pr Salikou Sanogo,  des changements sont intervenus dans la généralisation du curriculum, c’est-à-dire l’introduction des langues nationales dans l’enseignement fondamental. Ce curriculum s’étendra dans toutes les aires linguistiques de notre pays, a conclu le ministre.

 

Hassane Kanambaye

 

 

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