Enseignement supérieur et recherche en Afrique de l’Ouest : L’UNESCO et l’UEMOA accélèrent la mise en œuvre du Système LMD

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Le Premier ministre, Mme Cissé Mariam Kaïdama Sidibé, a présidé, lundi dernier à l’hôtel Salam, l’ouverture de la Conférence régionale africaine sur l’enseignement supérieur. Ces assises marquent également le lancement du Projet de renforcement des capacités des institutions de l’enseignement supérieur et de la recherche, conçu par l’UNESCO et financé par la Commission de l’UEMOA pour ses Etats membres. Il s’agit du projet Licence, Master, Doctorat (LMD), d’un montant de 6 milliards de FCFA.

La cérémonie d’ouverture de cette importante rencontre a enregistré la présence du représentant du Bureau multi pays de l’UNESCO à Bamako, le Pr Juma Shabani et de celui du Président de la Commission de l’UEMOA, François Akoko. Le thème de la conférence est «Bâtir sur les meilleures pratiques pour accélérer l’amélioration de la qualité de l’enseignement, l’apprentissage et la recherche dans l’enseignement supérieur en Afrique». La conférence permettra également de partager les expériences des institutions impliquées dans l’enseignement supérieur et la recherche en Afrique qui ont développé de bonnes pratiques dans les domaines prioritaires du projet. Il est attendu des travaux l’élaboration d’un Plan d’action pour la mise en œuvre de celui-ci. Ce plan d’action sera bâti sur la base de la situation réelle de l’enseignement supérieur et de la recherche dans les pays membres de l’UEMOA et des meilleures pratiques mises en œuvre en Afrique et dans les autres régions du monde. Au cours de la conférence, le Plan d’action sera soumis, pour une analyse approfondie, aux ministres de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique et à ceux en charge de la Communication et des Nouvelles Technologies lors d’un panel des ministres.

Aux dires du représentant du Bureau multi pays de l’UNESCO, pour améliorer leurs aptitudes à participer pleinement à l’économie du savoir, plusieurs pays et régions du monde ont entrepris des réformes importantes pour revitaliser leurs systèmes d’enseignement supérieur et de recherche. «C’est dans cette perspective qu’il faut placer le processus de Bologne, en Europe, et, au delà, la Stratégie d’harmonisation de l’enseignement supérieur initiée par l’Union Africaine, la Réforme LMD en Afrique francophone et, plus récemment, le processus de construction de l’Espace africain de l’enseignement supérieur et de la recherche», a-t-il dit. 

Pour rappel, le Système LMD a été adopté par les pays membres de l’UEMOA en juillet 2007, pour améliorer l’efficacité et la performance des institutions d’enseignement supérieur, assurer la reconnaissance internationale des diplômes délivrés au sein de l’UEMOA et favoriser la mobilité des apprenants, des enseignants et des chercheurs, sur la base de systèmes de diplômes reposant sur des référentiels de même type. Le Pr Juma Shabani a indiqué également que les pays de l’UEMOA ont pris plusieurs engagements pour faciliter la mise en œuvre de la Réforme LMD. Il s’agit notamment de l’application des normes internationales de qualité pour la délivrance des diplômes, de la mise en place des mécanismes nationaux d’évaluation de la qualité des programmes, de la création d’un mécanisme régional de suivi, de coordination et de mutualisation des bonnes pratiques et de la promulgation, avant le 31 décembre 2009, des dispositions législatives, réglementaires et administratives nécessaires à la mise en œuvre de la réforme.

Pour sa part, Mme le Premier ministre a précisé que la qualité de l’enseignement et de la recherche, tout comme la gestion des institutions et l’élargissement de leur accès, sont en train de prendre une grande envergure et sont devenus un outil incontournable dans la promotion du développement et de la connaissance. C’est pourquoi elle a affirmé espérer que cette rencontre puisse poser les balises d’une accélération notable de la qualité de notre enseignement supérieur et de notre recherche.
Youssouf Diallo

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