Gestion des universités et des grandes écoles : Quand Siby Ginette Bellegarde étale son incompétence

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Année tronquée ou blanche, grèves récurrentes des profs et des étudiants, insécurité dans le milieu universitaire… voici le tableau mi-peint des maux que connaissent l’université et les grandes écoles depuis l’arrivée de Siby Ginette Bellegarde à la tête du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Incompétence quand tu nous tiens !

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Siby Ginette Bellegarde, ne pourra rien faire pour sortir les universités et les grandes écoles de l’ornière. Ce n’est même pas son souhait. Et elle l’a prouvé depuis son arrivée à la tête du département. Incapable de mener des actions et des initiatives à bon port, elle ne fait davantage qu’enfoncer l’enseignement supérieur dans le gouffre. Parbleu, les problèmes s’amplifient avec à la clé : année blanche par-ci, année universitaire non achevée par-là ; grèves récurrentes des profs et des étudiants ; insécurité dans le milieu universitaire. On n’en oublie volontiers.

Après une année blanche dans certaines facultés de l’université de Bamako, les étudiants sont toujours à la maison et ne savent même pas quand est-ce la rentrée universitaire 2012-2013 aura lieu. Même le ministre Siby Ginette Bellegarde, ne le sait pas puisqu’au cours d’une rencontre sur les préparatifs de la rentrée, tenue le vendredi dernier, à la Primature, elle a été incapable, au micro de l’ORTM, de donner la date précise pour le début des cours dans les universités. Même si les cours démarraient en décembre, les réformes adoptées par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, notamment la scission de l’université de Bamako en 4 entités ou universités, ne manqueront pas de provoquer des crises. Déjà, selon nos informations, du côté  du syndicat national de l’enseignement supérieur (SNESUP), ces réformes ne sont pas les bienvenues. Alors Siby Ginette Bellegarde et les recteurs des universités peuvent toujours se la raconter et rebattre les oreilles des étudiants et des parents d’élèves et l’opinion nationale sur fond de mensonges. Mais cela ne nous met guère à l’abri d’une éventuelle tempête dans le milieu universitaire.

À y regarder de près, cette réforme était inutile déjà que l’université de Bamako qui ne répondait pas aux normes internationales : la scinder en 4 entités était inopportune. Du moins, c’est l’avis de beaucoup d’observateurs. «La solution aux problèmes que connaît aujourd’hui l’enseignement supérieur ne se trouve pas dans la scission de l’université de Bamako. C’est un problème d’homme. Il faut un homme compétent à la place de Siby Ginette Bellegarde», a clamé un professeur de la FLASH. Selon notre interlocuteur : «Tout le problème de l’université de Bamako, c’est le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique», a-t-il déclaré. Les faits lui donnent raison. Lorsqu’elle n’était encore «que» vice-rectrice ensuite rectrice au moyen de manigances, Siby Ginette Bellegarde n’a jamais été un bon manager. Elle s’est au contraire révélée être une manipulatrice.  C’est en partie ce qui justifie le courroux de cet autre interlocuteur : «Depuis qu’elle est là, les facultés n’ont pas étudié plus de 5 mois. Pire, les affrontements en milieu universitaire sont devenus monnaie courante. Aucune initiative n’a été prise par elle pour redresser l’enseignement supérieur». Et dire qu’elle arrive à dormir avec un tel poids sur la conscience. Incroyable !

Diango Coulibaly              

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