Grève des enseignants du supérieur, regain de violence en milieu scolaire : L’année académique et scolaire de tous les dangers

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Depuis un certain temps, le monde éducatif est en ébullition. L’enseignement supérieur est secoué par une grève illimitée des syndicats du supérieur depuis septembre. Quant à l’enseignement secondaire, il est en lambeau  avec les violences dans le renouvellement des bureaux de comité Aeem.

Harouna Kante, ministre de l’Enseignement supérieur

Aujourd’hui, les ministres en charge de l’éducation et de l’enseignement supérieur ont la patate chaude dans leur main. Malgré les acrobaties de gauche à droite, les solutions aux maux qui rongent les systèmes tardent à venir.
Enseignement supérieur :
Le ministre Harouna Kanté ne dort que d’un œil. Pour cause, il est venu trouver du pain sur la planche.  Quelques moments après sa prise de fonction, les deux syndicats de l’enseignement supérieur, le Snesup et le Snec ont relancé leur mot d’ordre de grève illimitée en septembre 2012. Lesdits syndicats revendiquent entre autres : L’application immédiate et intégrale de la proposition du nouveau salaire des enseignants du supérieur et des chercheurs consignée dans la lettre n°46/MTFP-SG du 12 mars 2012 du Ministre du Travail et de la Fonction Publique au Premier Ministre avec rappel pour compter du 1er mars 2012 ; le paiement immédiat des arriérés d’heures supplémentaires: 2010-2011 ; 2011-2012. Il faut noter que les syndicats ont aussi des revendications spécifiques. En ce qui concerne le  Snec, il demande la transposition immédiate de tous les Assistants Docteurs dans le corps des Maîtres Assistants ; le lancement de l’Appel à candidature des mandats sous administration provisoire des Rectorats. Quant au Snesup, il réclame le remboursement immédiat de 11 mois d’arriérés d’AMO (Assurance Maladie Obligatoire) et la prise en charge des omissions et de la 4ème  liste de non adhésion à I’AMO ; l’intégration immédiate à la Fonction Publique des travailleurs contractuels payés sur les budgets autonomes et la correction immédiate des arrêtés d’avancement  2011 et 2012 ainsi que le paiement immédiat de tous les arriérés d’avancement.
Malgré les acrobaties du Département de tutelle, et la mise en place d’une Commission de conciliation composée de la société civile, la position des grévistes ne fléchissent pas.
Faut-il le rappeler,  pour convaincre les grévistes,  le Gouvernement   a fait savoir que compte tenu du principe de continuité de l’Etat, il ne remet pas en cause les projets de revalorisation indiciaire promis aux syndicats. Cependant, il estime que la période actuelle de crise budgétaire n’est pas propice à l’application d’une augmentation salariale de près de 35% au bénéfice de la seule corporation des enseignants du supérieur.  Après une menace de gèle de salaire, le gouvernement vient d’inviter les syndicats  à observer les dispositions  de la Loi n°87-47/AN-RM du 10 Août 1987 régissant l’exercice du droit de grève dans les Services publics et à faire  preuve de sursaut patriotique en cette période éprouvante pour toute la Nation.
Enseignement secondaire :
A l’enseignement secondaire, c’est l’indiscipline qui domine le secteur.  Quelques semaines après la rentrée, les scolaires ont commencé leur spectacle. Mais, la particularité de cette année, l’incarcération du secrétaire général de leur bureau de coordination Aeem, Amadoun Traoré. Cette situation a provoqué une guerre de clan au niveau du bureau de coordination. Les partisans d’Amadoun jurent de faire libérer leur mentor en mettant la pression sur le gouvernement à travers la sortie des élèves intempestive. Et ceux du secrétaire par intérim qui ne parle plus le même langage que le secrétaire sortant veulent coûte que coûte avoir la main mise sur les affaires avant une éventuelle libération de Amadoun.   Face à cette situation d’insécurité généralisée, les ministres de l’Education, et de l’Alphabétisation et de l’enseignement supérieur ont exhorté la coordination à sursoir au renouvellement des comités Aeem. Aux dernières nouvelles, celle-ci n’était pas prêt à répondre favorablement aux départements de tutelle.
Oumar KONATE 

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6 COMMENTAIRES

  1. Les professeurs ont raisons, car a chaque fin de mois il ya un prime nommé prime du CAPITAINE SANOGO qu’on donne au Militaires et pourquoi pas aux enseignants? aux fonctionnaires? aux étudiants? aux policiers? aux contractuels? nous somme tous malien ou pas? ou bien les militaires ne savent pas qu’ils ya crises? ils n’ont riens vu d’abords!!!! même demains ils faux réclamés!!! comme ont le dit en banbara ( A KADI CORO Yé KANA TéNè Tè!!!).

  2. le journaliste à écrit ce qu’on lui a dit d’écrire sans rechercher vous voyez c’est pourquoi on dit qu’il n ya pas de journaliste au mali
    l’application de ce protocole fait gagné à l’Etat plus de 30 milliard sur les les points cédés par ces deux syndicats que le gouvernement payait auparavant

  3. SI JAMAIS LE GOUVERNEMENT SE PLIE AUX CAPRICES DE CES APPATRIDES, TOUS LES AUTRES CORPS DE LA FONCTION PUBLIQUE IRONS EN GREVE ILLIMITEE

  4. Dans les négociations, le gouvernement avait dit que les engagements du gouvernement précédent ne le concernent pas. Un des ministres avait dit que si la nouvelle grille indiciaire était appliquée, qu’un enseignant du supérieur au plafond aura plus d’indice qu’un ministre. Ce sont là les véritables raisons de leur refus de signer le document.Ces gens sont méchants et inconséquents. Un des du ministre Harouna KANTE, qui est actuellement son secrétaire général, faisait partie du panel qui a proposé 1650 comme indice plafond. Le gouvernement d’ATT a proposé 1450. Comment ces mêmes Messieurs peuvent-ils trouver que ce qui a été est trop. Par ailleurs tous les maliens ont suivi les péripéties qui ont abouti à ce protocole.Il a été obtenu au prix de trois années de lutte. Nous n’accepterons pas que des apprentis dictateurs viennent le remettre en cause.
    La seule façon de montrer qu’ils ne remettent pas en cause le protocole c’est de le signer.Le syndicat a proposé de discuter, donc de faire des concessions, sur la date d’application ou le règlement des arriérés. A partir de cet instant l’argument de crise budgétaire tombe.

  5. Dans les négociations, le gouvernement avait dit que les engagements du gouvernement précédent ne le concernent pas. Un des ministres avait dit que si la nouvelle grille indiciaire était appliquée, qu’un enseignant du supérieur au plafond aura plus d’indice qu’un ministre. Ce sont là les véritables raisons de leur refus de signer le document.Ces gens sont méchants et inconséquents. Un des du ministre Harouna KANTE, qui est actuellement son secrétaire général, faisait partie du panel qui a proposé 1650 comme indice plafond. Le gouvernement d’ATT a proposé 1450. Comment ces mêmes Messieurs peuvent-ils trouver que ce qui a été est trop. Par ailleurs tous les maliens ont suivi les péripéties qui ont abouti à ce protocole.Il a été obtenu au prix de trois années de lutte. Nous accepterons pas que des apprentis dictateurs viennent le remettre en cause.
    La seule façon de montrer qu’ils ne remettent pas en cause le protocole c’est de le signer.Le syndicat a proposé de discuter, donc de faire des concessions, sur la date d’application ou le règlement des arriérés. A partir de cet instant l’argument de crise budgétaire tombe.

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