Inauguration d’une salle dédiée aux doctorants à la Faculté d’Histoire et de Géographie (FHG) : Une opportunité pour mieux préparer les thèses

1
1





La cérémonie d’inauguration de la salle des doctorants a lieu le lundi dernier dans les locaux de la FHG. Plusieurs personnalités intellectuelles dont l’ex-recteur de l’université de Bamako, le Pr Amadou Diallo, le représentant du recteur de l’Université des Sciences Sociales et de Gestion de Bamako, le Doyen de ladite faculté, Pr Samba Diallo ainsi que le responsable des doctorants, Youssouf Karembé, étaient présentes.

La qualité idoine de la recherche scientifique est impossible sans un cadre idéal équipé. C’est pour cette raison que le décanat de la Faculté d’Histoire et de Géographie (FHG) a offert une salle de recherche aux doctorants désireux de travailler pour aboutir à de résultats conséquents.

Ce nouveau joyau des doctorants a été exécuté à partir des fonds propres de la FHG de l’USSGB. Il offre aux candidats en thèse de doctorat un cadre convenable dans la réalisation de leurs documents. Selon le Doyen Samba Diallo, elle permettra d’assurer la relève de l’élite intellectuelle malienne. C’est pourquoi il a beaucoup insisté sur l’abnégation des bénéficiaires qui sont appelés à être sérieux dans les exercices afin de faire des publications scientifiques permettant à notre élite de s’approprier la place qui lui est sienne. La salle des doctorants vient également répondre aux besoins des chercheurs maliens qui doivent travailler pour se faire de renom au niveau national et international.

Ces différentes réactions nous édifient davantage sur les objectifs et le contexte ayant abouti à cette œuvre combien splendide pour le sursaut de notre enseignement supérieur.

Pr Amadou Diallo (ex-recteur de l’Université de Bamako) :

Pour moi, il ne s’agit pas tout simplement de l’inauguration d’une salle informatique, mais il s’agit de voir l’effort qui a été fourni par l’administration décanale de la FHG (Faculté d’Histoire et de Géographie) depuis peu de temps. J’avoue que l’aspect physique de la faculté a complètement changé dans un bon sens. L’esprit nouveau qu’y règne, en ce moment, est très propice à l’épanouissement et la production intellectuelle, et des enseignants, et des étudiants. Je pense que sous peu de temps, cette faculté se fera parler d’elle. Ainsi, j’appelle les bénéficiaires (les doctorants) à la patience et à la curiosité. Qu’ils comprennent que la recherche est quelque chose qu’on apprend tout doucement avec patience car on ne lève pas d’un coup pour dire qu’on est chercheur. La recherche c’est d’abord un questionnement par rapport à question qui vous préoccupe, tout part de là-bas ! Qu’ils comprennent que leur administration fera ce qu’elle pourra, et c’est à eux-aussi de faire ce qu’ils peuvent faire.

Pr Samba Diallo (Doyen de la FHG) :

Je suis animé d’une immense satisfaction, mais je dois dire que c’est un début car cette salle nous l’avons exécutée à partir de nos ressources propres. Elle constitue une petite contribution que nous voulons inscrire dans la perspective de ce qui a été déjà fait pour les doctorants en ce qui concerne le programme de formation des formateurs qui est une grande initiative du rectorat et du gouvernement malien. Pour nous, au niveau de la FHG, nous nous devons de concrétiser cela, et c’est ce que nous avons voulu faire à travers cette salle. C’est avec bonheur que nous avons reçu les hautes personnalités venues pour la remise de la clé symbolique à ces doctorants. Maintenant la balle est dans leur camp et c’est à eux de travailler car nous sommes à leur côté pour les accompagner.

Je leur conseille beaucoup plus d’abnégation, de sérieux dans le travail et surtout un grand respect de la hiérarchie. En effet, l’enseignement supérieur est comme l’armée où les galons s’acquièrent au front, et le front pour nous, c’est la production intellectuelle. Les ainés ont été au front, se sont battus et ont acquis des galons. Les jeunes qui seront décidés de faire le choix de ce métier-là, doivent savoir que cela demande beaucoup de sacrifice et c’est le travail collégial qui paye à ce niveau. Cependant, l’individualisme échoue toujours ; il faudrait que nous mutualisions nos efforts et nos connaissances pour une plus grande production intellectuelle.

Youssouf Karembé (responsable de doctorants) :

J’ai un sentiment de satisfaction à l’égard de cette initiative car on s’attendait à cela depuis plus d’une année. Nous nous sommes associés à partir du constat qui fait que les Doctorants du Mali sont dans de très mauvaises conditions de travail.

Cette salle est bénéfique pour nous dans la mesure où la plupart d’entre nous ne disposent pas de matériels adéquats ou d’un cadre optimal pour les recherches. Elle vient ainsi répondre à nos besoins logistique, structurel et environnemental pour un bon travail. Je demande à tous les doctorants à y venir travailler car c’est un lieu calme qui réponde à toutes les commodités que nous souhaitions pour la réalisation de nos différentes thèses.

SEYDOU KARAMOKO KONE

NB - L'auteur de cet article est seul responsable de son contenu.
Trier par :   les plus récents | les plus anciens | les mieux notés
malide<span class="wpdiscuz-comment-count"><i class="fa fa-commenting"></i> 3</span>
malide 3
4 années 3 mois plus tôt

Comment être admis à cette école doctorante? Je suis en France en Master1 et je souhaiterai pouvoir enseigner à l’Université.

wpDiscuz