IPR/ISFRA de Katibougou : Les étudiants indignés contre les promesses non tenues du Ministre de l’ESRS…

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Professeur Messaoud Ould Mohamed Lahbib
Professeur Messaoud Ould Mohamed Lahbib

Dans une conversation téléphonique en début de semaine, le secrétaire général du comité AEEM de l’IPR/ISFRA a bien voulu attirer notre attention et par ricochet celle de l’opinion nationale sur plusieurs problèmes auxquels ils font face depuis le début de l’année. Il s’agit, à titre illustratif, principalement de la rénovation de l’internat de l’institut qui n’avancerait qu’à pas de caméléon.

Selon M. Moctar, le N°1 des étudiants de Katibougou, rien ne bouge. ‘’En début d’année, conscients du fait que nous ne pouvions pas laisser nos camarades dehors…nous avons accepté de repartir les étudiants de la manière suivante. Dans les chambres à 6, nous avons mis jusqu’à 12 étudiants et dans les chambres à 8, nous en avons mis 16, cela équivaut au double. Mais il était prévu la construction de nouveaux dortoirs. Cela avait d’ailleurs commencé et avançait à hauteur de souhait jusqu’aux événements du coup d’état. Depuis lors, c’est le statu quo. Quand nous avons approché le Directeur général du CENOU, ce dernier nous à demander d’écrire au ministre car la situation le dépassait. Le ministre, lors de son passage à Katibougou il y a 2 mois, nous avait promis de tout faire pour finaliser les dortoirs. Malheureusement, la promesse n’a toujours pas été tenue et rien a été fait’’.  Le secrétaire général poursuit en nous expliquant que l’administration venait de prendre une décision non partagée par les étudiants. Il s’agit notamment du non octroi de la bourse aux étudiants admis à l’IPR avec une licence professionnelle et le fait de faire payer par ces mêmes étudiants la somme de 50.000F pour leurs frais de formation. Rappelons qu’en plus de tous ces problèmes, figurent bien d’autres préoccupations à l’IPR dont le retard lié au paiement des bourses et des trousseaux. C’est face à tous ces problèmes que les étudiants de Koulikoro, par le biais de leur secrétaire général, invitent le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique à respecter ses engagements et le Directeur General du CENOU à prendre ses responsabilités. Le Secrétaire général du comité AEEM a également profité de notre entretien pour demander à l’administration de l’institut de revenir sur certaines décisions. Espérons que les autorités universitaires interpellées resteront sensibles à ces interpellations.

 

ENI/ABT

Les étudiants craquent, la direction joue la partition de l’apaisement…

Le lundi matin, le comité AEEM de l’école nationale des ingénieurs (à l’instar de ceux de toutes les autres structures universitaires du pays) a décrété une grève de 48 heures pour des raisons liées au retard du paiement des bourses et des trousseaux au titre de l’année universitaire 2012-2013. Selon M. Sylla, le tout nouveau secrétaire général du comité AEEM : ‘’trop c’est trop, nous avons assez patienté et en avons vraiment marre. Dans ce pays, à part quelques rares administrateurs tous les autres s’en foutent des pauvres. Sinon, comment expliquer que les trousseaux ne soient toujours pas disponibles encore moins les bourses. Certains de nos camarades sont même sur le point d’abandonner les études et de rentrer dans leurs villages. Si le ministère de l’enseignement supérieur à travers le CENOU ne se manifeste pas face à cette situation récurrente, nous serons dans l’obligation de réagir autrement’’. Approché lors de notre passage dans sa structure, le directeur général de l’ENI/ABT s’est voulu rassurant et disposé à soutenir les étudiants. ‘’S’ils ont des projets ou propositions, qu’ils viennent nous voir avec et nous allons faire de notre mieux. Nous avons par ailleurs d’ores et déjà fait une programmation pour l’année et la moindre erreur peut tout mettre en péril. Nous avons déjà bouclé avec succès le premier semestre et avons bien commencé le second. C’est la raison pour laquelle j’invite les uns et les autres à se donner la main pour la bonne marche des choses’’ a t-il dit. Sur place, nous avons coïncidé avec la remise symbolique du tout nouveau serveur abritant le site Web de l’ENI-ABT.

 

USJPB

Une grève de 48 heures, susceptible d’être reconduite ce matin, décrétée par le comité AEEM lundi

A l’Université des Sciences Juridiques et Politiques de Bamako, les étudiants sont partis le lundi dernier en grève de 48 heures renouvelables au cas où leurs préoccupations ne seraient pas prises en compte. Selon Kanté de la 2ème année Droit privé, les motifs de la grève sont, entre autres, la réouverture sans délais des inscriptions pour les bacheliers de juin 2012, le manque criard d’enseignants pour les travaux dirigés (TD) et le problème des bourses et trousseaux. Un étudiant de la faculté de Droit privé à qui nous avons tendu notre micro, pense que tout cela est absurde et même inutile. Toujours selon lui, seuls les problèmes de bourses et de trousseaux est un motif de grève. Une autre étudiante en fac de Droit public, elle, trouve la grève légitime et même indispensable.

KANTAO Drissa

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