Le Doyen de la FLASH nommé Recteur de l’UB : Les étudiants entre scepticisme et optimisme

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L’actualité de la FLASH est diverse cette semaine, mais celle qui retient l’attention des uns et des autres est la nomination du Doyen de ladite fac au poste du Recteur de l’université. Même si certains ne manquent pas de scepticisme par rapport à cette nomination, d’autres s’en réjouissent. A cela, il faut noter le démarrage de la distribution des cartes d’Ecobank au niveau des étudiants bacheliers avant 2009.

Si les dimanches à Bamako, ou du moins au Mali, sont des jours de mariage, les mercredis sont les jours de conseil des ministres. Ces jours là, l’ORTM a beaucoup plus d’auditeurs ou de téléspectateurs que les autres jours. En effet, plusieurs cadres ne ratent pas les éditions de journal car la lecture des décisions de conseil des ministres se passe sur les antennes de la chaîne nationale. Le chapitre qui intéresse le plus est celui des « Mesures individuelles » où certains se noient dans des larmes de joie et d’autres celles d’amertume. Le mercredi, 22 juin dernier, le Pr Salif Berthé, Doyen de la FLASH se trouvait dans le camp des joyeux. En effet, ce dernier prend désormais la destinée de l’université ‘’très controversée’’ de Bamako.

De l’avis de certains étudiants, ils ne pourraient pas conduire à bon port l’université de Bamako car les problèmes sont majeurs et complexes. Ils se « doutent » même de son avenir au Rectorat. Par contre d’autres sont animés d’optimisme et pensent le contraire. Selon eux, cette nomination est bien méritée, surtout quand on sait que l’homme a toujours su se débarquer des mines de la fac qu’il contrôle jusqu’à ce jour. Il a fait ses preuves à la FLASH et nul ne saurait remettre en cause cette réalité.

Toutefois, la question qui se pose est de savoir si la rigueur qui le caractérisait de par son passé lui permettrait d’apporter des solutions idoines aux problèmes de notre université en pleine agonie. 

Par ailleurs, la distribution des cartes d’Ecobank auprès des bacheliers d’avant 2009 a commencé dans les mêmes conditions que celles de la FSJP. La particularité est que beaucoup d’étudiants, à l’image d’Aly Traoré, en licence sociologie, n’ont pas leurs noms sur la liste des cartes disponibles. « Depuis l’année dernière nous attendions nos cartes et lorsqu’on nous appelle à les retirer, nos noms ne  figurent pas sur la liste. Vraiment c’est paradoxal  », clame M. Traoré. « Ce n’est pas la liste des étudiants de la FLASH », crient des étudiants qui n’ont pas  vu leurs noms, ni ceux de leurs camarades.

Au-delà de ces défaillances, le secrétaire général Diakaridja Diallo, dit « Jack Bauer », lui invite ses camarades à la patience, même s’il pose son empreinte contre la bancarisation qui, à son sens, met les bourses et trousseaux en retard. Il dit avoir proposé aux agents bancaires de composer les bénéficiaires en série de 50 personnes pour que le maximum ait sa carte le plus tôt que possible, sans quoi l’on risque de continuer à retirer des cartes jusqu’à l’année prochaine.

YAYA S. GUINDO

 

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