Le Ségal du SYNEB à ses militants : «Restez unis et déterminés»

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«Mourir ou vaincre», tel semble être le leitmotiv du Syndicat national de l’éducation de base (SYNEB). Ses militants et ses responsables ont affiché leur détermination et leur volonté à poursuivre le combat jusqu’à la satisfaction de leur revendication essentielle, l’intégration de tous les enseignants dans la Fonction publique de l’Etat. Au cours d’une Assemblée générale que le SYNEB a tenue hier au Centre islamique  d’Hamdallaye, il a été décidé d’une marche pacifique le jeudi 19 janvier prochain.


Dans son mot de bienvenue, le Secrétaire général du SYNEB, Amadou Coulibaly, a fait le point des revendications adressées au gouvernement. Elles portaient sur 8 points, le plus important étant l’intégration des enseignants de tous ordres dans la Fonction publique de l’Etat, jusqu’à ce jour non satisfait. Les militants et responsables du SYNEB sont formels: «tant que le gouvernement n’aura pas décidé de l’intégration de tous les enseignants dans la Fonction publique de l’Etat, nous allons poursuivre avec notre grève illimitée, même s’il faut mourir de faim. Ce n’est pas une question d’argent, c’est une question de carrière». Cette AG intervient au moment où le gouvernement est en train de ponctionner les salaires des enseignants grévistes.
Le Ségal adjoint du Syneb, Moditié Dabo, a rapporté que le gouvernement parlait de relecture des statuts des enseignants de la Fonction publique des collectivités et de celle de l’Etat pour réduire les disparités entre les deux. «Chose dont nous ne voulons pas. Au Syneb, nous pensons que cette relecture ne permettra pas de créer une égalité entre les deux ordres d’enseignement. C’est pourquoi nous n’adhérons pas à cette relecture». Il a aussi indiqué que le gouvernement justifiait la Fonction publique des collectivités par la Décentralisation. «La justification est à chercher ailleurs, pour la simple raison que les salaires des enseignants des collectivités ne relèvent pas des communes», a-t-il dit. Il a donc demandé à  ses collègues de sensibiliser les parents et les élèves eux-mêmes pour leur expliquer le sens de leur lutte. Il les a aussi invités à sortir massivement pour la marche du 19 janvier prochain.
Si l’on se fie à la mobilisation que les enseignants ont réalisée hier au Centre islamique, on peut dire qu’ils sont déterminés à aller jusqu’au bout. Tour à tour, les différents intervenants ont estimé que si cette lutte n’aboutissait pas, «c’était la mort du syndicat». Cela  faisait 46 jours hier que le Syneb était en grève illimitée et ses militants et responsables l’ont juré: «si nous vous trahissons, que Dieu nous trahisse. Si vous nous trahissez, que Dieu vous  trahisse.»
Youssouf Diallo

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