M. Sokona Chef de cabinet du ministère de l’éducation : Examen de fin d’année : Le chef de cabinet rassure

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Mohamed Sokona
Mohamed Sokona

Soloni : quelles sont les assurances que le département nous offre ?

Mohamed Sokona : Du moment que nous avons passé une année scolaire normale sans perturbations et l’année scolaire tire vers la fin et nous sommes dans la préparation des examens de fin d’année, nous n’avons aucun souci.

Soloni : Justement nous sommes en plein dans les préparatifs des examens de fin d’année, les maliens ont besoin de comprendre

Mohamed Sokona : Aujourd’hui … nous sommes pratiquement à la période du déroulement des examens, nous avons déjà fini de préparer tous les textes, toutes les décisions qui concernent les examens. Et si je parle de décisions,  je parlerais de l’indentification des centres, je parlerais de décisions pour la surveillance, je parlerais de décision pour la correction, pour la supervision, je parlerais de la mise à disposition des ressources,  je parlerais aussi de l’organisation des différentes rencontres  à tous les niveaux, au niveau central  jusqu’au niveau  déconcentré. Donc tout est mis en œuvre pour qu’on puisse organiser les examens aux dates indiquées.

 

Soloni : La semaine dernière vous êtes rentrés d’une tournée, au cours   de laquelle vous avez  fait le tour des différents centres d’animations pédagogiques et des académies d’enseignement.  Quels ont été vos constats sur place? Êtes-vous satisfait des réalités du terrain ?

Mohamed Sokona . Le ministre de l’éducation nationale M.Kénékouo dit Barthelemy Togo qui est en charge de la lourde responsabilité de gérer le  département de l’éducation nationale depuis qu’il est arrivé jusqu’à cette date,  il est conscient  vraiment de l’ampleur  des défis, il est soucieux  aussi  de les relever.  C’est pour cette raison que M. le ministre a initié des visites de terrains  pour constater par lui-même l’état de préparation des examens des sessions 2015.  Il s’est rendu dans les différentes académies d’enseignement et aussi dans les services et centres pour voir réellement ce qui s’y passe  au lieu de se contenter  des rapports envoyés par des différentes structures. Et  quand nous  regardons  le contenu de ces rapports, tout est  bon, tout est bien dit. Il dit qu’il ne va pas se contenter de ça mais,  il ira sur le terrain pour voir ce qui se passe. C’est pour cette raison qu’il a commencé d’abord par le centre national des examens et  concours de l’éducation nationale, il a échangé  avec  tous le personnel.   L’objectif recherché est que les gens s’assument,  que les gens prennent  toutes leurs responsabilités, et  que les textes soient appliqués et donner des conseils à tout le monde compte tenu de tout ce qui s’est  passé   les années précédentes. Mais il a pris  le taureau par les cornes en commençant par   le centre national des examens et  en mettant les gens en confiance,  tout en leur demandant d’appliquer correctement les textes.  Après le centre national des examens et concours,  le ministre a fait un grand tour dans beaucoup d’académies,  les régions de Ségou , Koutiala, Tominian, à Bamako, Kati, dans la région  de Kayes partout où il est passé il a rencontré les premiers  responsables, donc   les gouverneurs, les préfets, les collectivités, les parents d’élèves ,les comités  de gestion scolaire  (CGS), les administrateurs scolaires donc   les directeurs de CAP, directeurs d’écoles,  partenaires,  syndicats, associations de mères d’élèves tout ce monde a été invité pour participer aux échanges. Le ministre a beaucoup insisté   sur  l’implication de tous les partenaires et acteurs de l’école afin d’avoir  des examens transparents, propre  et crédibles. Partout où on est passé c’est des conseils qu’il a donné  et  l’application correcte des textes. Des textes mis à leur disposition et il a souhaité que les rencontres soient faites par  des directeurs d’académies et de CAP dans leurs circonscriptions respectives pour édifier d’avantage tout le monde par  rapport à l’existence de ces textes, et à son contenu. Donc nous avons fait le commentaire d’un certain nombre de textes  à l’intention de tout le monde. Et  le constat en a été  qu’il y avait un déficit d’informations et de communication par rapport au contenu de certains textes ; en occurrence la police de surveillance, le règlement des examens et l’arrêté qui organise le baccalauréat et  le DEF. Nombre de nos cadres n’étaient pas informés de ces contenus. Prenons l’exemple du règlement et de la police de surveillance. Vous   constaterez que l’usage du  téléphone portable est interdit. Mais  les enfants vont en salle avec leur téléphone portable. C’est aux parents de dire aux enfants de respecter ces principes élémentaires. Malheureusement nos efforts continuent d’être anéantis par des personnes de moindre moralité. Et c’est la raison pour laquelle le jour de l’examen vous constaterez que les enfants ont souvent des sacs remplis de documents  pour aller dans les centres alors que le minimum se résume à la carte d’identité, au bic et au crayons donc le constat c’était vraiment le déficit d’informations et je crois que nous avons tout mis en œuvre afin d’améliorer le cadre pédagogique de l’éducation. Les médias privés ont été mis à contribution pour véhiculer des informations par rapport au contenu de ces différentes recommandations. Et donc  après analyse et consultations,  le ministre  a affiché une certaine confiance et une assurance certaine par rapport aux préoccupations des partenaires, surtout aux acteurs lointains du système éducatif malien. Les acteurs de l’école se sont dits édifiés à plus d’un titre.

 

Soloni : Donc  à quoi doit on s’attendre pour les examens ?

 

  1. Mohamed Sokona : Il n’ya aucune raison de s’inquiéter du moment qu’à tous les niveaux, le département à travers l’abnégation et la détermination du ministre à rencontré tous les gouverneurs de régions qui lui ont donné toutes les assurances pour le bon déroulement des examens.

 

Soloni : Qu’en est-il des fuites de sujet qui ont animé la chronique à un certain moment ?

  1. Mohamed Sokona : Je rassure tous les Maliens. Rien ne sera fait pour discréditer les examens. Nous sommes vigilants et nous le resterons. Nous avons pris toutes les dispositions par rapport à l’accompagnement de l’administration territoriale et des collectivités, à la sécurisation des centres, du personnel déployé et des directeurs de CAP, d’académies et d’établissements. Ils ont tous reçu des documents par rapport au choix des hommes.

Soloni : Alors  quel message avez-vous  à l’endroit des candidats, des enseignants, des parents d’élèves  ou encore les autres acteurs impliqués dans le déroulement des examens ? :

  1. Mohamed Sokona : le message est clair : les examens consistent à évaluer les élèves au bout d’un an de labeur. Aux élèves, je dirais qu’il ne faut pas qu’ils se laissent distraire, aux enseignants j’exhorte à plus de responsabilité, car les enfants c’est pour nous l’avenir. Aux parents, je demande plus d’accompagnement et de vigilance. Le Mali gagne avec ses enfants et nous avons tous un devoir. Tel est le souci du ministre.

Soloni : Autres choses ?

  1. Mohamed Sokona : Si j’ai autres choses à ajouter, je dirais toujours bonne chance aux enfants que le meilleur gagne ! Que le meilleur gagne ! Que le meilleur gagne !

Propos recueillis par Ousmane Sagara et Amadingué Sagara

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