Mali-France : des livres et du matériel informatique pour l’ULSHB

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Mali-France : des livres et du matériel informatique pour l’ULSHBIl s’agit  de 2000 ouvrages et de 9 ordinateurs équipés d’un logiciel de gestion de bibliothèque offerts par le FSP à l’université des lettres et des sciences humaines de Bamako

Le Fonds de solidarité prioritaire (FSP) de la coopération française a remis à l’Université des lettres et des sciences humaines de Bamako (ULSHB), un important lot de livres et des ordinateurs. Il s’agit de 2000 ouvrages, notamment des livres de littérature, et 9 ordinateurs équipés d’un logiciel de gestion de bibliothèque. L’initiative participe de l’exécution du projet « Fonds de solidarité prioritaire (FSP) Solidarité francophones », sollicité par notre pays dont la convention de financement a été signée le 19 novembre 2013.

La cérémonie de remise a eu lieu mardi à la bibliothèque de l’ULSHB. Elle a regroupé autour du recteur de cette université, le Pr Macki Samaké, le chef du service coopération à l’ambassade de France au Mali, David Saboulet, et le chef de cabinet du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le Dr Galo Bah.

Ces 2000 ouvrages classiques, spécifiques à l’enseignement des lettres, (littérature française, littérature africaine, grammaire, histoire et théorie littéraires) et l’équipement informatique contribueront significativement à la construction de la grande bibliothèque universitaire et à l’amélioration de la qualité de l’enseignement et de la recherche dans notre pays.

Le recteur de l’ULSHB a remercié la coopération française pour ce geste « qui vient renforcer son appui multiforme à l’université ». Il s’agit notamment de missions d’enseignement, d’initiatives culturelles et de foras scientifiques. Macki Samaké assure que ce don sera d’un grand apport dans l’amélioration de la qualité de la formation de ses 23.000 étudiants.

Le porte-parole de ces étudiants, Mariam Kamissoko, partage cet avis. « Ce don arrive à point nommé. Vous ne mesurez pas le degré du bonheur à la fois humain et intellectuel. C’est ouvrages étaient attendus ou plutôt inespérés. Notre bibliothèque ne disposait que de 5000 titres pour environ 30.000 étudiants. Avec le matériel informatique nous espérons entrer dans l’ère de la documentation numérique, étudier dans de meilleures conditions comme les étudiants des universités occidentales », a-t-elle déclaré.

David Saboulet a réitéré la volonté de la France de contribuer à un enseignement malien de qualité. Ce qui passe nécessaire par la maîtrise des outils linguistiques d’enseignement. Au Mali comme dans beaucoup de pays francophones, a constaté Saboulet, la langue française, joue le rôle langue d’enseignement et d’acquisition de savoirs. C’est aussi la langue d’administration, langue des échanges scientifiques, facteur d’intégration régionale et internationale.

Pour lui, le renforcement de l’enseignement du français à l’université est décliné en quatre axes spécifiques : la documentation, l’équipement informatique pour la formation, la formation doctorale en vue de constituer une relève pédagogique, la recherche et la diffusion des savoirs dans les disciplines littéraires et la coopération inter-universitaire.

David Saboulet a confirmé l’engagement du projet FSP Solidarités francophones et d’autres structures comme Campus numérique francophone de l’Agence universitaire de la francophonie (AUF) à mutualiser leurs moyens pour aider l’enseignement dans notre pays, tout en consolidant la dynamique de coopération pour une formation universitaire malienne de très grande qualité.

Le chef de cabinet du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a, lui, apprécié la collaboration entre l’équipe du département des lettres et l’expert technique chargé du français et de la francophonie à la coopération française. Les deux structures sont en contact depuis deux ans et discutent des problèmes liés à l’enseignement du français dans notre pays, singulièrement à l’ULSHB. Les problèmes sont connus au nombre desquels figurent le manque de matériel d’accompagnement pédagogique (bibliothèque peu équipée, insuffisance d’équipement informatique, pas d’accès internet dans les espaces réservés aux étudiants) et l’isolement scientifique, notamment par l’absence de convention universitaire viable.

Le Dr Galo Bah estime qu’avec ces ouvrages, l’équipement informatique et le logiciel de gestion ainsi que la formation du personnel, l’université basculera progressivement dans une gestion documentaire à la hauteur des ambitions universitaires. « Les étudiants maliens pourront accéder aux savoirs par les moyens modernes comme les autres étudiants dans les universités du Nord. Nous nous réjouissons que la France, elle, revienne sur un terrain où elle est naturellement la bienvenue – l’enseignement des lettres -, cela à une période où les partenaires ont tourné le dos à l’université », a constaté le chef de cabinet.

Notons que le Fonds de solidarité prioritaire a déjà financé la formation doctorale de 5 enseignants de l’ULSHB en France et au Sénégal. Il a aussi appuyé la production du numéro 13 de la revue « Recherches africaines » qui ne paraissait plus depuis longtemps. Il est également à l’origine d’une signature de convention inter-universitaire entre l’ULSH et l’Université Cheick Anta Diop de Dakar.

S. TANGARA

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