Ouverture hier de la Quatrième session statutaire du Conseil supérieur de l’éducation : Le suivi des recommandions du forum sur l’éducation, la violence en milieu scolaire au menu des échanges

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Trouver une solution à la violence et l’insécurité  dans l’espace scolaire et universitaire,  faire le point de la mise en œuvre des recommandations du Forum sur l’éducation et de la formation des enseignants. Voilà quelques uns des points inscrits à l’ordre du jour des travaux de la quatrième session du Conseil supérieur de l’éducation (CSE) ouvert, hier, au Centre international des conférences de Bamako.

 

Mme Siby Ginette Bellegarde, ministre de l'Enseignement supérieur

C’est le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Mme Siby Ginette Bellegarde qui a présidé la cérémonie d’ouverture des travaux. Elle avait à ses côtés, la vice-présidente du Conseil supérieur de l’éducation   Bintou Sanankoua.

Le  Conseil supérieur de l’éducation, faut-il le rappeler, a été créé parla Loid’orientation sur l’éducation dans  son chapitre 5.  Il a pour mission  d’émettre des avis et formuler des propositions sur les grandes orientations de la politique nationale en matière d’éducation et de formation. Il donne ses avis et fait des suggestions sur toutes les questions d’intérêt  relatives à l’éducation. Le Conseil  délibère aussi sur   les questions qui lui sont soumises par les ministres chargés de l’éducation.

A travers cette session, il s’agissait pour les participants de faire une revue des activités réalisées par le Conseil  et de faire des projections sur l’avenir de l’école malienne à travers des réflexions.

Dans son discours d’ouverture des travaux, la vice-présidente  du CSE a    fait le point de la troisième session du CSE. Qui, faut-il le rappeler,  était axé sur l’enseignement privé.

A la fin des travaux de ce conseil,  il est ressorti   que tous les problèmes de l’enseignement   liés à l’enseignement privé relèvent du laxisme de l’Etat, d’une part, et, d’autre part, au fait que les promoteurs privés ne respectent pas leurs engagements. Nous avons recommandé, au terme des travaux  aux départements en charge de l’éducation, la nécessité pour l’Etat d’assumer pleinement ses responsabilités en matière de création, d’ouverture, de contrôle et de suivi du secteur à travers une application rigoureuse des textes “ a souligné Mme Sanankoua.

Elle a aussi rappelé qu’en septembre 2011, le CSE   s’est réuni autour des projets relatifs à la création d’une direction nationale de l’enseignement normal.

Au terme de cette réflexion, nous avons recommandé la suspension et la création d’une direction nationale de l’enseignement normal  au profit d’une étude approfondie sur la problématique de la formation des enseignants de tous les ordres d’enseignement “, a-t-elle ajouté.

S’agissant de cette quatrième session du CSE, quatre points sont inscrits à l’ordre du jour. Il s’agira en premier lieu pour les participants de trouver une solution à la violence et l’insécurité   dans l’espace scolaire et universitaire,  de faire le point de la mise en œuvre des recommandations du Forum sur l’éducation et de la formation des enseignants. Et, de faire le point de la mise en œuvre du programme de formation des formateurs.

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Mme Siby Ginette Bellegarde a salué à juste titre la tenue de cette rencontre de trois jours qui sera d’un grand apport pour trouver les solutions aux différents maux qui minent l’école malienne.

Kassoum THERA

Soutien à l’éducation de base :

L’Association pour la promotion de l’école primaire portée sur les fonts baptismaux

L’Association pour la promotion de l’école primaire vient d’être mise sur les fonts baptismaux. Cette organisation qui a son siège à N’Golonina en commune II du district de Bamako s’attelle   à la création de conditions optimales pour un enseignement de qualité au niveau de l’école primaire.

Cette association a pour président Amadou Dembélé, Directeur de l’école communautaire de Banconi Salembougou en commune I du district de Bamako. Les membres de cette association, selon son premier responsable, se donnent pour mission de soutenir toutes les actions relatives à la formation du personnel enseignant, à la dotation des établissements scolaires d’infrastructures,  de manuels didactiques. A cela s’ajoute le renforcement des capacités des associations des parents d’élèves et des comités de gestion scolaire.

Selon M.Dembélé, leur organisation ne veut pas se limiter là.

D’une manière générale, nous comptons suivre toutes les opérations mobilières ou immobilières rattachées directement ou indirectement à l’école primaire, d’en favoriser l’extension et le développement.  Sans être exhaustif, nos  actions pourraient se porter dans l’obtention de terrain pour l’école, la recherche de titre de propriété, la prévision d’espaces réservés aux  écoles dans les plans d’aménagements et a défense du domaine scolaire ” a souligné le président de ladite association.

En outre, l’association s’impliquera dans la facilitation des relations de parrainage et de jumelage entre les écoles du Mali et d’autres établissements scolaires   à travers  le monde.

                               Kassoum THERA

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