Politisation de l’école en marche : Les syndicats sont-ils complices ?

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Des étudiants dans une salle de classe au Mali.
Des étudiants dans une salle de classe au Mali. (Photo d'illustration) © AFP PHOTO / ISSOUF SANOGO

Des cahiers d’écoliers à l’effigie d’hommes politiques, nomination sur fond de coloration politique, en raison de la complicité des syndicats de l’éducation, l’espace scolaire est en passe de devenir un champ de bataille politique.

Décidément, on aura tout vu avec le régime du président actuel Ibrahim Boubacar Keita. Voyant sa cote de popularité chutée auprès d’une écrasante majorité de la population, qui lui avait accordé sa voix en 2013, IBK (à travers les ténors de son régime) s’investit dans les secteurs de l’éducation et du sport. Des secteurs clés dont la constitution se porte garante contre toute tentative de politisation. Mais, contre toute attente, les ténors du parti au pouvoir, le Rassemblement pour le Mali (RPM), s’agitent dans un tapage et une campagne précoce.

Ils ont investi le terrain scolaire dans l’hypothétique espoir de renverser la tendance, après leur échec à faire passer le projet de révision constitutionnelle. Le président de la République a été le premier à donner le départ en mettant en branle le Programme d’urgences présidentielles. Il descend alors sur le terrain, contrairement à ses habitudes, pour présider des cérémonies, poser la première pierre ou inauguration telle ou autre telle infrastructure, avec un grand renfort  médiatique.

Ce fut ensuite au tour du Premier ministre, Abdoulaye Idrissa Maïga, à la tête d’une forte délégation, de sillonner la région de Sikasso. Au même moment une autre délégation ministérielle sillonnait Djenné dans la région de Mopti. Tous les ministres RPM sont sur le terrain avec comme ordre de mission : le suivi des activités  gouvernementales.

Et comme si cela ne suffisait pas, ils ont investi le champ scolaire en confectionnant des cahiers à l’effigie de certains barons du régime, en l’occurrence IBK, le président de l’Assemblée nationale Issaka Sidibé et Moussa Tembiné.

Toutes ces manœuvres se passent sous l’œil vigilant des syndicats de l’éducation en l’occurrence les «syndicats signataires du 15 octobre», le Syndicat de l’enseignement supérieur et le Synec. Ces partenaires de l’éducation, qui n’ont jamais badiné quand il s’agit de leurs droits, assistent impuissamment à la politisation de l’espace scolaire.

Quand les garants des lois de la République et les partenaires de l’éducation sont les premiers à les violer, il y a un gros risque que la République devienne «Bananière» et cela ouvrira la porte à toutes sortes d’anarchie. L’éducation doit être l’arme la plus puissante pour changer positivement un pays.

Le moins que l’on puisse dire, à quelques encablures de l’élection présidentielle de 2018, le régime IBK semble avoir perdu le sommeil. Le président de la République, lui-même, son Premier ministre, les ministres et les députés de son parti, ont totalement investi le terrain politique en vue de redorer leur blason auprès de l’opinion nationale. C’est dire que la campagne est ouverte de façon anticipée. Puisqu’ils utilisent maintenant l’espace scolaire pour accéder aux parents.

Zan Diarra

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1 commentaire

  1. Mr DIARRA nous somme devenu une république bananière depuis le 04 Septembre 2013 date de l’investiture d’IBK à la Magistrature suprême. Ce jour IBK a délibérément ou non omis dans son serment de prononcer l’expression “respecté et faire respecté la constitution et la loi”. Le journal INDEPENDANT a fait la remarque, jusqu’à nos jours ni IBK ni aucune juridiction ne lui a n’en tenu rigueur. Alors que l’omission annule juridiquement sa prestation de serment et rend la reprise de la prestation par l’intéressé obligatoire pour sa prise de fonction. Et 72 heures après le President IBK violais la constitution dans son esprit et dans sa lettre en ne procédant pas à la déclaration publique de ses biens à la Cours Suprême. Chose que le President lui même reconnaître à travers un communiqué de la Présidence, affirmant que le President a fait la déclaration de ses biens a une date qui dépasse de loin celle imposée par la constitution du Mali et en catimini s’il vous plais. Les principes de gestion d’une République digne de ce non sont violés a tout bout de champs par ce regime, c’est même pas utile de s’offusqué car ni IBK ni ses Ministres n’ont la hauteur morale et intellectuelle de s’y conformé.

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