Rentrée universitaire 2011-2012 : Le ministère multiplie les rencontres, la reprise s’approche

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Le département chargé de l’enseignent supérieur a reçu dans ses locaux respectivement les syndicats d’enseignants et la société civile le mardi et le mercredi derniers. Ces rencontres avaient pour but de faire le point des préparatifs de la rentrée académique 2011-2012 et de recueillir d’éventuelles propositions et recommandations afin d’atteindre les objectifs visés pour une nouvelle rentrée universitaire réussie et apaisée.   

Comme la rencontre tenue avec la coordination de l’AEEM (Cf. N°75), les sujets abordés par le ministre Madame Siby Ginette Bellegarde avec les syndicats de l’enseignement supérieur ont eu à quelques exceptions près les mêmes teneurs.  Les syndicats de l’enseignement supérieur ont été imprégnés des actions que le gouvernement a accomplies et entend réaliser pour la rentrée prochaine qui est imminente. La question de la scission de l’U.B, le système LMD, la lutte contre l’insécurité et l’insalubrité aux campus, les avancées de la relecture des textes portant sur le statut des enseignants et chercheurs aussi étaient à l’ordre du jour parmi tant d’autres sujets importants ayant fait l’objet des questions réponses entre le ministre et les corporations syndicales de l’enseignement supérieur.

Concernant la scission, tous les efforts consentis par le gouvernement ayant donné des résultats probants ont fait l’objet d’éclaircissement. Pour preuve il faut citer la création de quatre (4) Universités plus celle de Ségou, la nomination des différents Recteurs ainsi que leur formation en gestion des administrations universitaires effectuée en France durant le mois de novembre passé. Madame le ministre a souligné que cette scission ne fait que « donner quatre fois plus de chances à l’école malienne dans le dessein de mieux gérer les affaires administratives, de maîtriser le nombre des étudiants et tous les autres problèmes émanant des problématiques de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique ». En ce qui concerne le système Licence Mastère Doctorat (LMD), des ateliers ont été effectués par les enseignants et autres responsables universitaires pour une bonne maîtrise du système. Pour Madame Siby le LMD est « impératif et on ne peut pas être indifférent à l’adhésion des autres Etats membres de la communauté universitaire ». Le Plan de lutte contre l’insécurité et l’insalubrité aux campus a fait l’objet d’une application par le ramassage des tas d’ordures de la colline de Badala. Pour la relecture du statut des enseignants et chercheurs, le ministre a évoqué l’avancement des travaux dont les syndicats ont pris part avant d’ajouter que le dossier est en étude pour une éventuelle amélioration.

Par contre, le secrétaire général du SNESUP, Dr Abou Mallé est catégorique sur ces questions : «  Mes camarades et moi, nous ne nous attendions pas à ces propos, mais plutôt des actions pour en finir de bon avec les problèmes de gestion de crise qui nous opposent », car pour lui depuis la dernière rencontre datant du 19 juillet les engagements pouvaient être réglés. Quant au secrétaire général du SNEC M. Oumar Komé, sont intervention s’est articulées autour des conditions et les problèmes qui existent en milieu universitaire.

Madame le ministre a répondu aux questions posées tout en invitant tous les syndicats à accompagner son département pour la bonne marche du système universitaire malien.

Une projection vidéo sur la situation de l’enseignement supérieur d’hier à d’aujourd’hui et les perspectives a permis aux acteurs de se faire une idée des projections, des difficultés, des réalisations et les perspectives envisagées par le ministère en charge de l’enseignement supérieur.

Le représentant de l’Association Nationale des Droits de l’Homme M. Malick Kamian a sollicité l’indulgence des plus hautes autorités et le Gouvernement dans la prise des décisions pour une entente des protagonistes. Il  a assuré le soutien de son organe à accompagner le Gouvernement dans ses décisions. Le représentant du Haut Conseil Islamique, El Hadj Sidi Konaké a posé des questions sur la rentrée, les financements, l’implication personnelle des partis politiques entre autres. Quant au délégué des Eglises, la problématique de la double inscription de certains nouveaux bacheliers (IFM/Université) a été mentionnée suivi des questions sur l’exposé vidéo. Il faut reconnaitre que toutes les questions ont eu leur réponse et madame le ministre a encouragé les idées sur la citoyenneté qui ont été proposées par des participants avant de remercier toute la société civile pour sa contribution. La rencontre a pris fin par une Fatiha (bénédiction) du HCI.

MAMOUTOU TANGARA

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