Rentrée universitaire 2011-2012 : Partie pour de bon ?

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Les étudiants Maliens, après des vacances "forcées" (4 mois) ont enfin repris le chemin des facultés le lundi 16 janvier 2012.
Constat ; il y a eu amélioration en terme d’infrastructures, mais il est difficile de croire que l’année universitaire est partie pour de bon.
En effet, depuis le mois d’août 2011, l’université malienne avait fermé ses portes pour des questions, de réorganisation et de réhabilitation des structures qui l’abritent.


Ainsi, l’université de Bamako a été scindée, en 4, pour mieux la gérer.
Aussi, pendant cette "trêve", les internats ont été réhabilités. Et, même si le pavage de la cour de l’internat de la colline de Badalabougou n’est pas encore achevé, on peut dire que "ça va" dans l’ensemble.
Concernant le complexe universitaire de Kabala, il devra être opérationnel pour la rentrée prochaine.
En attendant, des immeubles ont été loués à travers la ville de Bamako.
Mais, si tout semble bien aller en terme d’infrastructures, cela n’est pas le cas en ce qui concerne les ressources humaines.
A en croire l’administration universitaire, le manque d’enseignants est un fait préoccupant pour la bonne marche de nos facultés.


En effet, aucune n’est épargnée par cette situation qui risque de compromettre la présente l’année universitaire. Et le plus grave est que pour palier ce manque d’enseignants, certaines facultés ont jeté leur dévolu sur des jeunes assistants sans compétence et qui ne jurent que par l’argent facile.
C’est le cas à la FSJP qui déborde d’assistants ayant passé toute cette trêve à organiser clandestinement des soutenances en raison de 40.000 FCFA par étudiant et sans l’aval des encadreurs de ces étudiants.


Il en est de même pour la faculté de médecine qui a validé nombre de thèses inachevées, courant la trêve.
D’autres facultés se contentent de vieux enseignants qui peinent même à prononcer une phrase, tant ils sont usés par  les fatigues de l’âge.
On ne peut cependant envisager de se passer de ces enseignants expérimentés car leur relève n’est pas encore assurée.
Dans ces conditions, peut-on se réjouir de la réouverture de nos facultés ?    


Ce qui est sûr, c’est que la confusion règne également autour de l’année universitaire inachevée (2010-2011) au niveau de la plupart de nos facultés.
A en croire certaines sources, ces années sont déclarées blanches. Par contre, d’autres sources révèlent que, rien n’est perdu. Ces années seront sauvées par l’organisation d’une session unique d’ici à mi février. Après, l’année universitaire 2011-2012 sera amorcée.


Cela, est-il possible ?
En tout cas, l’AEEM ne semble pas être du même avis que ceux qui souhaitent organiser une seule session. Elle exigerait plutôt deux sessions pour permettre à plus d’étudiants d’accéder à la classe supérieure
Autre problème, c’est l’omission de plusieurs noms sur la liste des boursiers de l’année dernière. Ceux-ci, à en croire nos sources, envisagent de se faire entendre. Comment ? Le temps nous le dira.
Concernant les nouveaux bacheliers, ils se bousculent devant le centre National des œuvres universitaires (CNOU) pour des questions de cartes bancaires. Chose qui a été cauchemardesque pour leurs aînés, l’année passée.
Pour les nouveaux venus, l’horizon n’est donc pas encore éclairci, car, ils doivent faire face aux omissions "volontaires et involontaires" de leurs noms sur la liste des boursiers et des bancarisés.


Par ailleurs, s’agissant de la rentrée proprement dite, elle est loin d’être effective.
L’heure est actuellement à la tenue des conférences inaugurales, à l’affichage des emplois du temps et aux derniers réglages. Et, même si quelques enseignants ont donné le ton en se manifestant dans les salles de classes, la réouverture effective de toutes les facultés demeure encore… "facultative".

A. Sanogo 

NB - L'auteur de cet article est seul responsable de son contenu.