UNIVERSITE DE BAMAKO : Hypothèque sur la 2e session à la Fast

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Le comité Fast du Syndicat national de l’enseignement supérieur (Snesup) projette un boycott des examens de la 2e session de l’année universitaire 2005-2006, prévue le 2 octobre prochain, si ses points de revendications ne sont pas satisfaits avant le 1er octobre.

Le comité Snesup de la Faculté des sciences et techniques (Fast) menace de boycotter les examens de la 2e session de l’année universitaire 2005-2006 prévue le 2 octobre prochain. Le paiement des frais de correction des copies d’examen de la 1re session de l’année 2005-2006 et l’application des nouveaux taux de l’heure supplémentaire décidés par le Conseil de l’Université lors de sa séance du 23 mars 2000 semblent être les principales revendications du syndicat.

Les enseignants, prêts à en découdre avec le département de l’Education nationale, exigent aussi l’assainissement de la cour et le nettoyage des salles de classes et amphis, la construction de locaux pour les départements d’enseignement et de recherche et pour les enseignants.

Le comité syndical, que dirige Yaya Koné, a d’autres griefs contre le ministère de l’Education. Ainsi, il exige la réparation et l’amélioration du système de sonorisation des amphis, la sécurisation du personnel de la Fast sur le lieu de travail et l’ouverture d’une salle Internet pour professeurs. L’établissement d’un calendrier de formation des assistants non titulaires de doctorat et post-universitaire pour les détenteurs de doctorat fait également partie des revendications du syndicat, qui n’entend plus céder aux pressions.

L’application du taux de l’heure supplémentaire décidée par le Conseil de l’Université, le 23 mars 2000, selon Yaya Koné, se heurte à un problème de décret attendu depuis six ans. A ses dires, l’explication donnée par le rectorat sur ce « retard » est qu’il faut d’abord une suppression des mémoires à la Flash et à la FSJE pour pouvoir appliquer ces nouveaux taux. Il a ajouté que les mémoires n’arrivent pas à être supprimés pour des raisons que le rectorat sait parfaitement. « Les autorités ne peuvent pas flatter la Fast et nous léser dans nos droits les plus élémentaires. Nous sommes plus que jamais décidés à nous battre pour faire aboutir nos revendications. La Fast apaisée et performante en dépend », a conclu M. Koné tapant du poing sur la table.

Une fermeté qui n’augure rien de bon pour les étudiants de la Faculté des sciences et techniques de l’Université de Bamako.

Amadou Sidibé 

 

Le Sycef et le Sypces décrochent

Le Syndicat des contractuels de l’enseignement fondamental (Sycef) et celui de l’enseignement secondaire (Sypces) ont entamé hier mardi une cessation des cours. Leurs revendications portent sur les primes liées à la hiérarchisation.

Si le premier observe 72 h pour se faire entendre, le second a décidé de boycotter les cours jusqu’à la satisfaction de ses revendications.

La cessation des cours a sérieusement paralysé des établissements de l’enseignement fondamental et du secondaire de Bamako où les contractuels sont assez nombreux.

A. S.

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