Gabéro: la mairie saccagée après la non tenue des communales dans la localité

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Gabero: la mairie saccagée après la non tenue des communales dans la localité
Des électeurs avec leurs cartes NINA le jour du scrutin à Gabero

Des populations en colère favorables à la candidature indépendante lors des dernières municipales se sont attaquées, le dimanche soir, à la mairie de la commune de Gabero, dans le cercle de Gao. Tous les documents administratifs ont  été “jetés” à l’eau.

Premiers remous dans la commune rurale de Gabero après le refus de l’administration d’organiser les élections communales le 20 novembre dernier. Selon des habitants, les adversaires du maire actuel ont manifesté, le week-end dernier, à Haoussa-Foulane, le chef lieu de la commune, avant de s’attaquer aux biens publics, notamment la mairie.

“Les locaux ont été carrément vandalisés. Ils ont mis les documents administratifs dans une pirogue pour aller les jeter au beau milieu du fleuve”, affirme Abdoulaye présent sur les lieux au moment des faits. Selon lui, même les chaises de la mairie ont été “cassées” ou “remportées” tout simplement.

Pourtant, la situation était prévisible depuis la non tenue des élections communales dans la localité, située à 45 km de la ville de Gao. Avant la date du scrutin, la liste indépendante dont les partisans viennent de saccager la mairie avait attaqué et a obtenu l’annulation de la liste du RPM (parti au pouvoir) devant le tribunal de Mopti. Ne pouvant plus participer à l’échéance, les militants du RPM organisent une manifestation spontanée à la veille des élections en brûlant des matériels de la CENI. Sous le prétexte que le juge qui a décidé de l’annulation de leur liste a été “corrompu”.

Miraculeusement, l’administration refuse de tenir les élections sans en informer officiellement les acteurs que sont l’électorat et les autres candidats. Certains électeurs, cartes en main, avaient attendu toute la journée le matériel et les agents électoraux. “À ce jour encore, les raisons de ce refus demeurent mystérieuses”, nous murmure un proche du principal adversaire du maire actuel.

Dans son camp, on croit dur comme fer que le gouverneur de Gao, responsable de la tenue des élections dans la région, a été lui aussi “corrompu” et “a subi des pressions” venant de Bamako.

Mécontents, les trois principaux candidats et adversaires de l’actuel maire ont écrit aux autorités pour demander la tenue du scrutin et prévenir de leur refus de la mise en place d’une autorité intérimaire ou du maintien du maire actuel.

Aboubacar DICKO maliweb.net

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10 COMMENTAIRES

  1. Quelle ignorance de la part de cette population qui se fait harakiri? Je suis sidéré par ce comportement qui est de nature à mettre sa localité en retard de 100 ans. Quelle bêtise ? C’est vraiment dommage pour cette localité bondée d’ignorants et de fous.

  2. Avec un président de la République malpropre, irresponsable et sans vision tout va arriver au Mali.
    Voilà les conséquences d’un accord qu’il a préféré signer pour échapper à la CPI.
    Comme si ce n’est pas le même pays, il y a des parties du pays où il n’ y a pas eu d’élection et d’autres où il y a eu des semblants d’élection.
    Mais Gabéro ne se laissera pas faire malgré quelques ressortissants opportunistes qui se laissent manipuler par le pouvoir central pour des raisons alimentaires.

  3. Ce journaliste bor.del qui est de la commune de Gabero au lieu de commandaner de tels actes se met à les justifier par la non organisation des élections.Les raisons de l’annulation sont largement justifiées par ces actes.En tout monsieur le soit disant journaliste rien ne peut justifier de tels actes.

  4. La tête de liste des indépendant est Bamako et à ordonné aux idiots de la commune de mettre le feu à la mairie.Toutes les preuves sont disponibles pour le faire payer ses actes.

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