Élection présidentielle 2013 : Donner la priorité aux questions d’accès à l’eau potable, l’hygiène et l’assainissement dans les projets de société des candidats

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Le Mali est à la veille de l’élection présidentielle est une période importante dans la vie d’une nation en ce sens que c’est le moment où les différents candidats à la présidence conçoivent et présentent leurs projets politiques, sociaux et économiques au peuple. Le candidat du parti Convergence pour le Développement du Mali- (CODEM) Housseïni Amion Guindo dit Poulo a fait de l’assainissement et de l’environnement un des piliers du développement du Mali dans son projet de société.

 

ORDRUREL’ONG WaterAid a pour objectif général d’amener les candidats à l’élection présidentielle à accorder la priorité à l’accès à l’eau, l’hygiène et l’assainissement dans leurs projets de société. Et pour objectifs spécifiques d’attirer l’attention des candidats sur les préoccupations des populations relatives à l’eau, l’hygiène et l’assainissement, instaurer et animer le débat national sur les questions liées à l’eau, l’hygiène et  l’assainissement pendant les campagnes présidentielles voire après, aider les candidats à mieux prendre en compte AEPHA dans leurs projets de société, les amener à faire des promesses et signer des engagements pour une priorisation des questions d’eau, d’hygiène et d’assainissement.

 

 

Ainsi, le candidat de la Codem dans son projet de société, l’environnement et l’assainissement occupent une place non négligeable. Car, ceux-ci sont au cœur de toute action pour un développement harmonieux et durable d’un pays. Pour lui, il s’agira de lutter contre la sécheresse et la désertification, de protéger et défendre l’environnement, de promouvoir la diversité biologique, de lutter contre les pollutions et les nuisances, de lutter contre les plantes aquatiques nuisibles, de protéger les fleuves et leurs affluents, de développer des approches intégrées  d’assainissement en milieu rural et urbain.

 

 

Mais aussi d’engager des mesures d’assainissement dans toutes les grandes villes et agglomérations du pays, de prendre des mesures pour la collecte, le traitement et la transformation des déchets solides, des matières plastiques ainsi que des eaux usées ménagères et industrielles et, enfin, d’impliquer davantage les  ONG et sociétés privées dans les actions d’assainissement et de protection de la nature et œuvrer pour un transfert effectif des ressources et des compétences en matière d’environnement et d’assainissement vers les collectivités territoriales.

 

 

Rappelons également que la Codem est le premier parti au Mali à avoir pris en charge le nettoyage et l’aménagement du dépôt de transit de Lafiabougou qui est un véritable cauchemar pour les riverains et une mauvaise image pour la République du Mali.

 

 

Ce projet initié par Poulo et ses partisans, depuis le 1er mai, permettra la localisation des espaces d’entreposage à l’intérieur des zones d’habitation, la mise en place d’un espace d’entreposage sécurisé dans les localités choisies (avec des processus de filtrage pour éviter que les pluies ne transportent les déchets toxiques), la mise en place d’unités de traitement des déchets sur les lieux d’entreposage afin de créer une industrie globale (création d’emploi et de richesse) et par finir obtenir de l’engrais bio et le compactage des déchets plastiques à travers le traitement des déchets.

 

 

Les questions liées à l’eau, l’hygiène et l’assainissement sont aujourd’hui une des préoccupations principales du Mali. En effet, si le taux d’accès à l’eau est acceptable (76%), celui de l’assainissement ne l’est pas (à peine plus de 30% dont moins de 10% dans les campagnes où vivent plus de 80% de la population totale du pays.) Malgré les progrès enregistrés dans l’accès à l’eau potable, presque toutes les grandes villes du Mali connaissent de façon récurrente des coupures d’eau et d’électricité tous du mois d’avril à juin voire juillet.

 

 

Par ailleurs, la crise que le pays traverse depuis 2012 a entrainé une dégradation sérieuse des infrastructures d’eau, d’hygiène et d’assainissement non seulement dans les régions du nord mais également dans celles du centre et du sud, les dégradations subies à la suite de l’occupation du nord et la pression des populations sur les infrastructures dans les zones d’accueil au sud.

 

 

La veille des élections est de ce fait une opportunité pour l’intégration des préoccupations nationales liées au WASH dans les programmes politiques et économiques des candidats. C’est aussi le lieu de rappeler qu’au-delà de la sensibilisation des candidats pour qu’ils intègrent le WASH dans leurs projets, il s’agit de les amener à s’engager pour accorder la priorité à l’accès des populations à l’eau, l’hygiène et l’assainissement. Et ce faisant, la société civile se donnera les moyens de demander à celle ou à celui qui deviendra président (e) de tenir ses engagements.

 

 

C’est dans ce sens qu’il s’agit, pour les organisations de la société civile certaines ONG internationales ou même nationales concernées par le WASH, de s’engager dans un processus qui consiste à suivre la présentation des projets de société des candidats au peuple afin d’attirer leur attention sur l’importance de l’accès aux services AEPHA pour les populations en général et les plus vulnérables en particulier.

Moulaye HAIDARA

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