Ministère de l’environnement : La touche Ousmane Koné

1

Nommé à la tête du département de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, l’ex-ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Ousmane Koné, commence à impulser positivement le département. Pièces à conviction.

 Après l’avoir vu relever des défis cruciaux au département de la Santé, peu de Maliens approuvaient le départ du ministre Ousmane Koné de ce poste. Dans les médias, on entendait dire que “l’on ne change pas une équipe qui gagne”.

Seulement voilà : en trois mois, les mêmes qui réclamaient le maintien du ministre Ousmane Koné à la Santé commencent à donner raison au président IBK qui, selon nos informations, avait instruit au Premier ministre de promouvoir un visionnaire expérimenté et rigoureux à la tête du département de l’Environnement. La proposition du nom d’Ousmane Koné pour ce portefeuille ministériel n’a rencontré aucun obstacle au sommet de l’Etat.

C’est ainsi que dès le 24 septembre 2015 le ministère de l’Environnement, de l’Assainissement et du Département durable a eu un nouveau patron du nom d’Ousmane Koné. C’est depuis cette date que les réformes ont été accélérées dans ce département.

Les premières réformes furent la motivation de l’effectif et l’adoption d’une méthode de travail structurée. Le ministre Koné, lors de ses différentes visites de contact dans les services relevant de son département rassurait ses collaborateurs en ces termes : “C’est ensemble que nous pouvons relever les grands défis. Nous avons l’obligation de résultat, car le peuple malien a soif de changement, le choix du président de la République avec un score triomphal de plus de 77 % en est une illustration parfaite”, expliquait-il.

 

La méthode OK

En homme expérimenté, Ousmane Koné n’a pas mis du temps à faire adopter sa méthode de travail. En plus de l’unique rencontre hebdomadaire réunissant les membres du cabinet et quelques chefs de service pour examiner les dossiers du conseil des ministres, le ministre Koné a instauré deux autres réunions régulières importantes :

  • La réunion hebdomadaire de coordination des activités du cabinet ;
  • Et la réunion de cabinet élargie aux structures.

La réunion de coordination des activités du cabinet, qui se tient chaque lundi, permet d’une part au ministre de savoir ce que fait par semaine chaque conseiller et chargé de mission et d’autre part de créer un esprit d’équipe dans le cabinet. De cette rencontre est né un sain esprit de compétitivité. Du coup, chacun sait en temps réel ce que fait l’autre.

S’agissant de la réunion de cabinet, élargie aux structures qui se tient le premier jeudi du mois, le ministre l’a instaurée pour permettre à ses services de rendre compte des activités du mois écoulé et d’annoncer les perspectives.

Un autre cadre de rencontre aussi important a été mis en place par le ministre Koné. Il s’agit de la rencontre des chefs de projets et de programmes. En plus, le ministre Koné, suit le fonctionnement de ses services qu’il tient personnellement à être présent à tous les conseils d’administration de ses services  et aux comités de pilotage de ses projets et programmes.

 

La décharge finale contrôlée et compactée de Noumoubougou fonctionnelle

Dès son arrivée à l’Environnement, le ministre Koné s’est aussitôt attaqué aux préoccupations urgentes relatives à l’assainissement de nos villes. Ainsi, l’acheminement des ordures à la décharge finale contrôlée et compactée (DCC) de Noumoubougou a été placé dans l’ordre des priorités. Il fallait mettre ensemble des acteurs qui ne voyaient pas forcément dans la même direction.

Présentement, la synergie Ozone-Mali-mairie du district-cellule de gestion des déchets solides urbains dans la décharge finale de Noumoubougou commence à porter ses fruits. Depuis deux semaines, la décharge finale, située à Noumoubougou sur la route de Koulikoro, reçoit des déchets solides dans les normes préalablement décrites dans le document de création de ladite cellule de gestion.

A l’image du sous-préfet de Tienfala, Sakouba Mady Dembélé, les autorités locales se félicitent du fonctionnement de cette décharge et du respect des normes de transport des ordures à cette décharge finale. Même son de cloche du côté de la population qui s’était, un moment, catégoriquement opposée à la mise en marche de la décharge dans sa localité.

Homme de dialogue, M. Koné est parvenu, au prix d’un dialogue direct lors des visites de terrain, à convaincre autorités municipales et population que lui ministre de l’Assainissement n’accepterait pas que des problèmes se déplacent de Bamako à Noumoubougou. Le ministre expliquait ainsi à la population que la cellule conçue pour l’enfouissement des ordures sera fonctionnelle selon les standards internationaux de manière à prévenir les problèmes environnementaux et sanitaires.

Au rythme actuel, la ville de Bamako, qui devra abriter en 2017 un important sommet dit Afrique-France, retrouvera tout le lustre souhaité. C’est du moins le sentiment du président du Comité national d’organisation du Sommet Afrique-France, Abdoullah Coulibaly, reçu en audience la semaine dernière par le ministre de l’Assainissement.

 

Haro sur les déchets plastiques, l’exportation du bois et les feux de brousses

Au Mali, les déchets plastiques constituent un vrai problème de développement et de gestion de notre environnement. Par un effet d’entraînement, le phénomène s’est transporté dans les villes intérieures et les campagnes. En conséquence, les sols de culture (dessus comme dessous) se sont complètement abîmés provoquant un désastre écologique.

C’est compte tenu de cette situation que le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable va déclencher la guerre aux déchets plastiques. C’est ainsi dans les jours à venir une loi d’interdiction des sachets plastiques verra le jour dans notre pays. De même l’interdiction d’importation du bois sera une des actions futures du ministre Ousmane Koné qui envisage d’ouvrir un autre front contre les feux de brousse.

Le ministre Ousmane Koné entend faire du Mali un pays vert tourné vers la lutte contre les effets du changement climatique. Lors du sommet sur les changements climatique (Cop-21), tenu à Paris, le ministre Koné a porté haut les ambitions du chef de l’Etat sur les menaces sur le fleuve Niger et la nécessité pour le Mali de jouer toute sa participation au projet sous régional de Grande muraille verte (GMV). Un ambitieux projet qui vise le reverdissement de onze pays africains de la sous-région ouest-africaine.

Youssouf Coulibaly

Bio-express

Economiste de formation, du haut de ses 40 ans de service public, le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable est un cadre rompu aux arcanes de la haute administration publique. Ce commis de l’Etat a constitué son background à la Primature, à l’Assemblée nationale et au département de l’Agriculture, de l’Economie et des Finances (…) et celui de la Santé. Détenteur d’un diplôme d’études approfondies (DEA) en économie rurale à l’Université de Montpellier, ce père de famille est un bourreau du travail. Homme politique, sa carrière ministérielle qui a débuté il y a trois ans est déjà ponctuée par des francs succès. Son passage au département de la Santé a été couronné par un franc succès dans la lutte contre des menaces à la santé publique comme la maladie à virus Ebola, la méningite, le paludisme, etc. A la tête du département de l’environnement depuis septembre 2015, il conserve la même détermination à relever d’autres défis comme celui de la lutte contre l’insalubrité, la dégradation des berges du fleuve Niger, les effets néfastes du changement climatique, la déforestation, etc…

PARTAGER

1 commentaire

  1. Je suis sûr qu’il va réhabiliter les forêts du Baoulé, du Bafing, la petite forêt villageoise de Faraba, détruite par les gardiens des champs avoisinants, interdire la coupe du bois du WANDA WOULA et la forêt de Kéniébani.Il va également réhabiliter ces immenses espaces de rôniers du nord de Kayes dont Aoûrou Serénati, Tafara, Sambonsi…….

Comments are closed.