Accusée d’avoir transporté des terroristes : La compagnie Sonef saccagée par la population

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Après l’interpellation du promoteur, Néma Ould et la saisie de deux caisses d’armements de type «FM», les jeunes en colère ont saccagé  le siège de la plus grande compagnie de transport malien  le vendredi dernier aux environs de 18h 30.

La station Sonef

Suite aux combats de Konna, l’information d’un probable soutien de la compagnie de transport Sonef aux terroristes, lors de la prise de Konna, a circulé comme une trainée de poudre à Bamako. Face à cette situation, les forces de sécurité ont décidé de faire une décente au siège de la compagnie. La perquisition a permis  à la gendarmerie de mettre la main sur deux caisses d’armements de type «FM» sans munition.

Ce n’est pas la première fois que des armes sont trouvées à bord des bus de cette compagnie de transport car un arabe malien du nom de Mohamed Ibrahim Ag Mohamed, commerçant de son état à Bamako, a été interpellé le 22 février 2012 au poste de contrôle de Ségou à bord d’un car de la même compagnie, en possession de beaucoup d’armes de guerre et de munitions. Il avait quitté Bamako pour se rendre au nord avec tout un arsenal de guerre. Il a été arrêté suite à la dénonciation d’un patriote soucieux de la stabilité de son pays.

Dès lors, les agents de sécurité au poste de contrôle, à l’entrée comme à la sortie de Ségou, avaient donc intensifié les fouilles. En milieu de la même journée, un car de la  Sonef s’est présenté au poste, en partance pour Goumi (Mopti) où il devait embarquer avec des complices pour rallier le nord du Mali.

La fouille des bagages avait permis de saisir deux sacs contenant respectivement dix pistolets mitrailleurs (PM) neufs  et une grande quantité de munitions et de chargeurs. Interrogé sur l’identité du propriétaire du colis, le convoyeur avait dénoncé Mohamed Ibrahim Ag Mohamed, un Arabe, commerçant à Bamako. Le car et tous les passagers à bord furent conduits à la Police pour les besoins de l’enquête. La nouvelle a très vite gagné les rues de la capitale des balanzans et ce fut la ruée vers le commissariat de police car la population tenait à en finir avec l’interpellé. En effet, les Ségoviens sont sortis nombreux pour converger vers la Police et exiger que le trafiquant d’armes leur soit remis pour l’application de l’article 320  (le brûler vif avec de l’essence). Pour contenir cette foule qui grossissait au fil des minutes, la Gendarmerie fut mobilisée pour prêter une main forte aux policiers.

Au cours des enquêtes, Mohamed Ibrahim Ag Mohamed a prétendu avoir acheté les équipements de guerre à Bamako, au prix de 250.000FCFA pour chaque PM. Mais à ce jour, l’on ne saura pas avec exactitude avec qui il a dû faire cette transaction à Bamako. Est-ce des armes de l’armée nationale? Mais une chose est sure: ces engins de mort étaient destinés à la rébellion, plus précisément au Mouvement national de libération de l’Azawad (Mnla) qui menait en ce temps-là une guérilla contre l’armée nationale.

Pour en revenir à l’implication éventuelle de la Sonef aux côtés des groupes armés du nord du Mali, il faudra attendre la fin des enquêtes pour le confirmer même si déjà de fortes présomptions pèsent sur cette compagnie de transport routier au point que les populations ont saccagé ses locaux à Bamako où se trouvaient des bus en stationnement. Heureusement que les forces de sécurité sont intervenues pour circonscrire les dégâts.

Nouhoum DICKO

SOURCE:  du   14 jan 2013.    

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  1. soult-soul

    :roll: