Affrontements à la frontière Mali-Guinée : 4 gendarmes maliens blessés et des chasseurs guinéens tués

    7

    Affrontements à la frontière Mali-GuinéeNos sources rapportent que durant le week-end passé, des incidents ont eu lieu dans la localité de Sanafara, village malien réputé pour ses richesses aurifères. A l’origine, environ un millier de chasseurs guinéens ont pris d’assaut ce village afin de s’y adonner à leur activité favorite: l’orpaillage. Les gendarmes maliens en poste sur place pour la sécurisation des personnes et leurs biens ont été alertés. Des échanges de tirs nourris ont eu lieu pendant environ 4 heures de temps. Notre source rapporte que côté malien, il y avait des gendarmes bien protégés par des gilets par balles et des casques.  Il n’ a été enregistré que 4 blessés au niveau des membres inférieurs. Par contre, côté guinéen, des morts ont été enregistrés même si le nombre exact n’a pas été révélé. Suite à ces incidents, les autorités maliennes ont dépêché un renfort en gendarmes et gardes. Ceux-ci également ont été pris à partie par les chasseurs guinéens. Si l’on a dénombré 2 autres blessés côté malien, les chasseurs guinéens ont encore enregistré des morts.

    Notre source rapporte que lors des premiers affrontements, il y a quelques mois et qui avaient occasionné la visite des autorités maliennes sur place dont le ministre de la Sécurité intérieure, le Général Sada Samaké, il avait été décidé que tous les Maliens et Guinéens, cessent toute exploitation dans cette zone afin d’éviter les affrontements. Il nous revient que cette disposition est scrupuleusement respectée côté malien mais foulée au sol par les exploitants guinéens.

    Il est grand temps que les autorités maliennens et guinéennes se retrouvent au plus vite pour circonscrire cette crise qui peut déboucher sur un conflit frontalier entre le Mali et la Guinée, deux pays qui n’en sont en réalité qu’un.

    Pour rappel, il y a quelques mois, des affrontements ayant occasionné des morts et des blessés dans cette même localité entre orpailleurs maliens et guinéens pour le contrôle de ce site d’extraction minière extrêmement riche.

    Diakaridia YOSSI

    PARTAGER

    7 COMMENTAIRES

    1. sada doit démissionner
      il y a eu une fois, deux fois
      les guinéens se moquent de nous
      il faut mettre fin à cette situation
      trop de mensonges au Mali

    2. La solution c’est pas le stop de exploration, il faut que les deux frères gouvernements Mali et Guinée se rencontre pour signaler les limites des frontières avec des signales de limite de territoire.
      même après la délimitation il y’aurat des maliens qui vont exploiter des manieurs en guinée comme des Guinéens qui vont aussi exploiter sur le territoire Malien mais avec sans conflit.
      Le Mali et la guinée sont deux Pays comme deux cœurs dans un corps.

    3. C’est vraiment dommage d’en arriver aux échanges de coups de feux
      Le Mali et la Guinée sont deux pays frères et amis
      Cependant si les faits se sont produits tels que racontés dans cet article, les gendarmes et les gardes maliens ont tout à fait raison de riposter face aux tirs nourris des chasseurs guinéens . C’est ce qu’on appelle la légitime défense le fait de riposter quand on vous tire dessus .
      Néanmoins il ne sert à rien d’interdire un site sans y établir une présence permanente des forces de sécurité . A défaut d’une présence permanente , effectuer des rondes régulières de jour comme de nuit vingt quatre heures sur vingt quatre ( 24 h / 24 h ).
      Ces incidents très graves à répétition prouvent l’amateurisme des ministres de l’intérieur des deux pays.

    4. SCANDAL : LE SECRET DU GENERAL-MINISTRE.

      Devant ses états de service peu brillants, nous avons jeté un coup d’oeil aux diplômes du général SadaSamaké. Nous apprenons ainsi que l’intéressé, né le 9 juin 1953 à Kati, a fréquenté l’école de Kati entre 1960 et 1969 avant d’entrer au Lycée Askia Mohamed où il obtient son bac en 1973. Il intègre l’Ecole Supérieure du Génie Militaire de Moscou dont il sort avec le diplôme d’ingénieur photogrammètre.

      Photogrammètre ? Ce mot savant signifie, en fait, que Sada maîtrise les techniques permettant, à partir de photos, de déterminer la forme, les dimensions et la position d’un objet dans l’espace. Utilisée dans les levées topographiques, la photogrammétrie a des applications en archéologie, en architecture, en médecine et en travaux publics. C’est dire que notre général servirait mieux dans un studio photo ou dans le domaine foncier que dans celui de la sécurité !

      Sada est également diplômé en télédétection. En jargon du métier, ce terme signifie que le ministre a l’aptitude d’étudier de loin un objet ou un phénomène par l’intermédiaire d’instruments de mesure spécialisés (avions, satellites, appareils photos, lasers, radars, sismographes, gravimètres, etc.). Comme le Mali ne dispose ni de satellites, ni de lasers, ni encore moins de sonars, il n’y a aucune chance que dans un jour prochain, l’éminent diplôme de télédétection permette à SadaSamaké de mesurer au loin les colonnes jihadistesqui infestent le nord!
      Officier du génie militaire (ses seules références utiles), Sada aurait dû être chargé de déminer les routes du nord qui tuent journellement nos soldats et les forces étrangères venues à notre secours. Au lieu de quoi, l’intéressé fut gouverneur de Kayes, avant de devenir ministre de l’Administration Territoriale et de la Sécurité en 1993, dans le gouvernement dirigé par un certain IBK. C’est à ce poste de sécurocrate du régime qu’il mène la vie dure (à coups de gaz lacrymogènes et de matraque !) à tout ce que la République comptait d’élèves casseurs et d’opposants marcheurs. C’est peut-être là son secret, j’allais dire sa force, celle qui lui a valu l’éternelle confiance d’IBK.

      Tiékorobani
      Source: Pays Emergent

    Comments are closed.