Arnaque au Csréf de Sogoniko : Un quinquagénaire disparaît avec les frais de soins d’une femme!

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Arnaque au Csréf de Sogoniko : Un quinquagénaire disparaît avec les frais de soins d’une femme!Les arnaqueurs sont des personnes sans pitié. Ils n’épargnent même plus les centres de santé où chacun s’y rend pour ses propres problèmes. C’est ainsi que le vendredi dernier, tous les patients présent dans le grand bâtiment du Centre de santé et de référence de Sogoniko sont restés bouche bée devant l’acte posé par ce quinquagénaire.

Vers 10 heures, il est rentré dans ce bâtiment en compagnie d’une femme qui tenait par la main son petit garçon malade.

A première vue, beaucoup de gens  pensaient  que c’était son mari ou un membre de sa famille, car la façon dont il abordait la femme ne laissait planer aucun doute. Quelques minutes, ils sont ressortis. Et peu après vers 11 heures,  la femme est venue asseoir le garçon sur un banc et est ressortie, tenant en main le chapelet du vieillard.

Au bout d’une heure environ, on revoit la même femme venir  pleurant à chaude larme, tenant toujours le chapelet du vieillard. Etonnés, les gens se sont mis à demander  ce qui se passait.  Quand la femme a pu enfin calmer ses ardeurs, elle a commencé à expliquer : « je suis venue avec mon fils malade pour faire une analyse de sang, à la porte du centre, le vieux m’a abordée et m’a demandé ce que l’enfant avait. Je lui ai dit qu’on venait pour une analyse de sang. Il me dit qu’à cette heure, ça sera difficile, mais que je n’avais qu’à venir et qu’il allait me trouver un médecin qui saura m’aider et faire le travail plus vite. C’est ainsi que je l’ai suivi  dans le Créf où il m’a guidée jusqu’au laboratoire.  Ensuite  me dit qu’il ne voit pas le soi-disant médecin et de venir voir un autre c’est pourquoi on est sorti ensemble. Quand on est sorti, il m’a laissé à distance et est allé aborder un médecin passant. Ensuite, il est venu me dire de lui remettre 20 000 francs comme quoi l’affaire est réglée. Donc, je lui ai remis la somme sans me soucier de quoi que ce soit. Car  je l’ai vu discuter avec le médecin. Puis il me dit d’aller asseoir  le garçon et revenir. C’est quand je suis revenue que je l’ai cherché en vain… »

A peine a-t-elle fini de lâcher   ces propos, elle a  fondu  en larme. Son fils très mal en point était assis sans force.

Les gens la regardaient avec pitié mais, que faire ? Chacun était là avec ses propres problèmes.  Tout le monde était ébahi  que ce genre de comportement puisse avoir lieu dans un centre de santé. Pire, comment un vieux de cette trempe peut consacrer sa vie à faire des arnaques pareilles ? C’est dire que l’honneur, la fidélité et la droiture ont perdu tout leur sens dans notre société et l’amour du prochain n’est devenu qu’un simple mot. Certes, cet homme a les barbes et les cheveux blancs, donc il est apparemment sage, mais n’a  pas les vertus d’un vieux.

 

En effet, l’homme actuel n’a plus pitié de son prochain et l’habit ne fait pas le moine. Ce n’est pas cette femme qui le vendredi dernier a vu les frais des soins médicaux de son fils s’envoler en l’air qui me dira le contraire. Au par avent l’homme en général et le malien en particulier avait honte de certains comportements, car il se disait que si jamais ça se savait, même ses arrières petits enfants seront humiliés par ce  comportement, mais de nos jours le gain facile a pris le dessus. Tous les moyens sont bons pour gagner le pain quotidien.

 

 

Aminata Sanogo

 

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1 commentaire

  1. Oui, cet homme a raison par ce qu’il savait que ce font les medécins de ce centre. Ils ont l’habitude à prendre de l’argent avec les personnes souffrant des douleurs pour dire qu’il n’y a personne pour faire cette analyse, ou la personne est entrée à la maison.

    Désolé hein, on s’est tous comment ça se passe les consultations médicales. Les patients, au lieu de payer les tickets à l’entrée, ils viennent verser les 1.000 F CFA ou les 2.000 F CFA au medécins traitant dans son bureau. J’ai vu plusieurs dans les hôpitaux et les centres de santé.
    Donc, certains malades souffrant de grave douleur préfèrent aller directement voir le medécins traitent que passer par le guichet. Souvent, pour éviter de payer dans les deux côtés, ils sont obligés de venir lui voir directement.

    Comme, on dit hein, c’est le Mali; c’est l’impinité qui continue.

    Vive un Mali légale et juste.

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