Association Appel du Mali : Une nouvelle marche ce matin pour réclamer la démission d’Adama Sangaré

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    Non content de la suspension du mot d’ordre grève des transporteurs et les commerçants du district de Bamako, l’Association appel du Mali (AP-MA) organise ce matin une nouvelle marche pour réclamer la démission du maire du District, Adama Sangaré,  accusé de spéculation foncière, d’expropriation, de magouille à ciel ouvert, corruption généralisée et de favoritisme dans la gestion du patrimoine foncier du district. Les responsables de l’AP-MA envisagent de camper devant le bureau de l’édile de Bamako jusqu’à l’obtention de son départ.

    L’Association appel du Mali (AP-MA) organise ce matin une nouvelle marche pour réclamer la démission du maire du District, Adama Sangaré,  accusé de spéculation foncière. Un projet rendu public mardi dernier en faveur d’un point de presse tenu à la Maison de la presse et animé par son président, Adama T. Coulibaly.

    « Ce qui s’est passé lors de la grève du lundi est un scandale ! Ils (les syndicats des transporteurs et commerçants) ont dérangé tout le monde pour rien. Au Mali, c’est quand tu mets tes menaces en pratique, qu’on te prend au sérieux. Ce qui se passe aujourd’hui dans la gestion du patrimoine foncier national n’est étranger à personne. On part en grève pour demander la démission du maire district et sa clique, mais d’autres vont négocier à la place des victimes et empocher de l’argent pour lever le mot d’ordre de grève sur la base de promesses qui n’auront pas un lendemain. Alors que le préalable avant toute négociation était la démission du maire et sa bande. Ils nous ont déçus.  Nous préférons mourir que d’accepter l’argent de cet élu corrompu. Nous allons continuer jusqu’à la dissolution du conseil du district et à l’annulation des fraudes commises et le peuple nous suivra », a lâché M. Coulibaly visiblement très en colère.

    « Pour son honneur et sa dignité et surtout la stabilité nationale, Adama Sangaré doit démissionner  avant de rendre compte comment il a amassé cette immense fortune dont il distribue à tour de bras. Aujourd’hui  le danger qui guète le gouvernement Mariam Khaidama Sidibé sera l’intensification des mouvements de contestations spontanés. L’APMA est décidée en découdre avec les vautours de la République ceux qui sucent le sang de leurs compatriotes.  Donc, ATT est averti et doit prendre sa responsabilité en se débarrassant des personnes indésirables qui l’entourent qui veulent lui porter préjudice en cette fin de mandat très mouvementée avec le problème du nord qui coupe le sommeil au locataire de Koulouba. Il doit chasser tous ceux qui ne l’aident dans sa vision de la construction nationale et de la stabilité » prévient le leader des marcheurs de ce matin. Qui annonce que  l’affaire dite « Adama Sangaré » risque de prendre une nouvelle tournure si ATT ne prend pas garde. Lui et ses militants menacent même de camper devant la mairie du District à partir de ce Matin jusqu’à la démission du maire.

    Il faut rappeler que la marche d’aujourd’hui intervient après une série de marches de protestation organisées par l’Association d’appel au Mali (Apma) dont la dernière en date a eu lieu le 9 décembre 2011. L’association Appel du Mali (APMA) proteste contre le maire du district de Bamako Adama Sangaré, accusé de spéculation foncière à outrance, fraude et corruption généralisée dans la gestion du patrimoine foncier du district. Les manifestants  réclamaient la démission du maire qu’ils traitent de « spéculateur foncier »,  la dissolution du conseil municipal du district ;  le retrait pur et simple de la gestion du foncier aux maires ; l’arrêt de morcellement des aires de jeux des jeunes, des espaces verts, l’expropriation et le morcellement de nos collines ; la prise en conseil des ministres d’une décision interdisant définitivement le morcellement des aires de jeux des jeunes, des espaces verts et de loisir en République du Mali. 

    Les marcheurs de ce matin veulent que le cas Adama Sangaré puisse servir de leçon aux autres spéculateurs.

    Aliou Badara Diarra

    NB - L'auteur de cet article est seul responsable de son contenu.