Attaque à mains armées : «Polo» tiré à bout portant pour sa moto Jakarta

    0
    1

     

    Tenants et aboutissants d’un fléau qui s’appelle violence urbaine. Si au Nord Mali, l’on s’attaque généralement qu’aux touristes occidentaux et pour pouvoir soutirer des rançons, à Bamako, notamment dans ses quartiers périphériques, l’on ne circule guère la nuit, surtout pas en moto DJAKARTA, au risque de la perdre et avec elle, sa propre vie sans prix. Dans les quartiers périphériques de la capitale des trois Caïmans, la nuit, à une certaine heure tardive, l’on n’entend plus que des coups de feu, suivis de voix de cris d’hommes. Pour cause: braquage à main armée, suivi de vol de la moto JAKARTA.

    Aujourd’hui, ce phénomène qui est de plus en plus récurrent est devenu plus qu’émouvant et plus qu’inquiétant pour des populations, dont la plus part ont été au moins une fois victime, ou sont des proches d’une personne passée pour victime de tels faits qui tendent à devenir coutumier dans la ville. Elles ne sont plus que jamais, que très désemparées par cette situation qui prévaut sans espoir de solution.

    Pour certains, faut-il revendre leur JAKARTA ? Ou tout simplement la mettre au garage et préférer tout bonnement la marche à pied ? Telle est la problématique qui pèse sur la conscience des habitants du quartier de Kalaban-Coro ADEKENE, où il ne fait plus bon de sortir en JAKARTA quant la nuit tombée.

    En effet, le vendredi 30 décembre 2011, au seuil du nouvel an, quand les uns et les autres se mouvaient pour les festivités, un jeune homme dénommé Daouda Sissoko alias «POLO», 27 ans a été victime d’agression.

    A la  suite de laquelle il fut amputé de son bras droit. Selon notre source, M. Zoumana Camara, ami et témoins oculaire de la scène, ce vendredi vers 1 heure du matin, ils étaient là au grin, lorsque retentit soudain un énorme coup de fusil, suivi de cris d’hommes, qui s’alarmèrent et alertèrent plus d’un parmi les habitants de l’ADEKENE. Subitement sorti de chez-lui à quelques mètres des lieux, M. Camara tombe sur Daouda, criant et gisant dans un bain de sang.

    A sa demande la victime lui raconta les faits dans les détails. Des vagabonds, dont une première bande de deux personnes aurait tenté de l’arrêter mais en vain. Car Polo qui était sur une DJAKARTA toute neuve s’échappa. Mais pas pour longtemps. Puisqu’à quelques mètres avant d’arriver chez eux, une nouvelle bande surgit de l’ombre et ouvra sur lui le feu et une balle l’atteint au bras droit, une autre à la jambe.

    Leur forfait accompli, le coup de feu parti, les deux bandits disparaissent dans la nature et avec elles la moto. Zoumana, aidé de quelques uns dont le grand frère, alerta la gendarmerie de Kalaban-Coro et demanda secours auprès des agents de la protection civile du centre de secours de Bacodjicoroni ACI qui évacua Polo à l’Hôpital Gabriel Touré, où il recevra les premiers soins à plus de 75.000 FCFA.

    Ensuite les médecins lui annonceront la malheureuse nouvelle de l’amputation du bras qui avait été profondément atteint. De même qu’il apprenait cette regrettable nouvelle, «Polo» s’aperçut qu’on lui avait piqué ses 11.000 FCFA qu’il avait dans sa poche arrière. Donc dépossédé de sa moto et entrain de perdre son bras Polo fut victime de vol à l’Hôpital Gabriel Touré. Par qui ? Le personnel soignant de l’Hôpital en service ?

    Les parents informés, et en voulant épargner leur enfant de ce triste sort, l’amputation de son bras, ont demandé ce qu’ils pouvaient faire. On leur indiqua le Dr. Macalou de l’Hôpital de Kati, où ils se sont acheminés rapidement avec la victime.

    Malheureusement à Kati, le Dr. Macalou ne fera que confirmer l’amputation, qui sera effective le samedi 31 décembre 2011 à l’Hôpital de Kati.

    Daouda Sissoko alias «Polo», dépossédé de sa moto lors de l’attaque, et de son argent à l’hôpital Gabriel Touré, doit vivre désormais avec son bras droit amputé. La gendarmerie de Kalaban-Coro, contactée juste après l’attaque ne s’est présentée que le samedi vers 11 heures, et devinez où ? A l’hôpital !

    Une fois de plus, le «médecin après la mort» !

     

    Amadou KONATE et Dramane FOFANA (Stagiaire)

    NB - L'auteur de cet article est seul responsable de son contenu.