Cambriolage à main armée à l’hippodrome II : Le boutiquier Djibi a failli perdre sa vie

    0
    1

    Le banditisme prend de l’ampleur dans la capitale malienne. Pourtant, le nombre de porteurs d’uniforme a augmenté de façon considérable. Mais malgré cette réalité, les vols, délits et autres  effractions à caractère criminel ne font qu’augmenter de jour en jour.


    L’exemple palpable est ce qui se passe ces derniers temps à Hippodrome II. Rappelons qu’un homme, sur le point de se marier, avait confié ses affaires à une tante. Affaires qui disparaîtront sans laisser de traces. Puis en moins d’un mois, certaines familles se sont faites cambriolées à deux reprises. Puis, deux boutiquiers seront plus tard agressés par des bandits armés. Le premier s’en est sorti de justesse.


    Dans la nuit du lundi dernier, ce fut le tour de Djibi. Après s’être reposé, il réveilla à minuit pour prier.  Et c’est aux environs de 1 heure du matin qu’un homme portant une cagoule, braqua un pistolet sur Djibi, lui demandant de céder ou il le tue. Djibi qui avait un bâton à portée de main, le saisi pour se défendre. Mais, puisque le pistolet est plus rapide que le bâton, son cambrioleur réussit à lui flanquer une balle dans la mâchoire. Mais Djibi continua à se défendre. Il lui tira alors à l’épaule, mais sans succès. Ne comprenant pas comment un homme déjà atteint de deux balles puisse être toujours debout pour continuer à se défendre, le cambrioleur et ses complices qui l’attendaient au dehors, prirent la fuite. Le boutiquier les poursuivit, tout en appelant du renfort, sans succès. Personne ne lui prêta main forte.


    Fatigué, il retourne sur ces pas et se rend à la clinique qui se trouve juste à quelques mètres de sa boutique pour les premiers soins. N’eût été son courage, Djibi allait perdre sa vie.


    Cet exemple prouve à suffisance que les populations de l’Hippodrome qui, depuis un certain temps, ne dorment que d’un seul œil, ne demandent que l’appui et le soutien de la police pour mettre le grappin sur ces malfrats qui y sèment la terreur.
    Fatoumata Labassou TOURE

    NB - L'auteur de cet article est seul responsable de son contenu.