Cession nébuleuse de Mariétou Palace aux Libyens : Le bal des vautours

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    Babani Foutango Sissoko a le dos au mur. Non content d’être harcelé de tous les côtés par ses créanciers, il s’est minablement trouvé coincé dans la souricière entre les serres de vautours prêts à se jeter n’importe sur quelle charogne. Ces vautours, selon plusieurs sources concordantes, se composeraient d’une troïka formée d’un ministre de la république, d’un éminent juriste, précisément un avocat ‘’politiquement casqué’’, et d’un conseiller à la présidence de la république.

    Véritable ‘’cube-jumbo’’ dans toutes les sauces fumantes, en tout cas depuis quelque temps, cette troïka a réussi à vendre le chantier de l’Hôtel ‘’Mariétou Palace’’ aux Libyens de l’Afico. Et comment ?  A en croire nos sources, l’élu de Dabia aurait signé l’acte de vente de son immeuble sur la base de trois milliards avec en charge de régler les honoraires d’un notaire à lui imposé contrairement à la pratique. Mais les acheteurs auraient casqué 5 milliards. Où vont les deux milliards restants ?

    Après  l’Amitié et certainement Kempesky, la célèbre société hôtelière, Afico, propriété semble-t-il du Guide de la révolution libyenne, ne serait plus loin de faire mains basses sur l’immeuble en chantier, de l’honorable Babani dit Foutango Sissoko, c’est-à-dire Mariétou Palace, du nom de sa chère maman. A cause de sérieuses difficultés financières, le milliardaire se serait résigné à le vendre pour, dit- on, désintéresser la meute de créanciers qui ne cessent de le harceler.

    L’affaire, apprend-on de sources concordantes se serait avérée juteuse, avec à la clé de mirobolantes commissions pour une troïka aux quenottes en acier trempé dans du cyanure.

    Elle ne recule devant rien dès l’instant qu’il s’agit d’argent. Officiellement cédé à cinq milliards de nos francs, le propriétaire cédant n’encaisserait que 3 petits milliards. Curieusement et contre toute attente, c’est encore lui qui devrait prendre en charge les honoraires du notaire à lui imposé par la vilaine troïka.

    Et ce n’est pas tout car le dossier n’est pas à une singularité près : par exemple, pourquoi l’acheteur se refuserait à payer le notaire imposé à la partie cédante ?

    D’où vient la troïka ? Pour qui agit- elle ?

    Un ministre ‘’politique’’ et un avocat non moins ‘’politique’’ apparemment issus du même bord, auxquels s’ajoute un conseiller à la présidence de la république, voilà les composants de la fameuse troïka prête à manger dans tous les plats et à toutes les tables.

    C’est elle qui aurait convaincu le milliardaire à céder son immeuble inachevé aux Libyens, et à accepter un dossier ficelé tel qu’il n’est ni gagnant ni perdant.

    Babani, on le sait, n’a pas la langue dans la poche, et le jour viendra où il ne manquera pas de parler. Il expliquera ce qui s’était réellement passé, notamment si c’est sous l’effet d’un machiavélique chantage qu’il a été spolié de 2 des 5 milliards de la transaction. Car on raconte que les négociateurs lui auraient forcé la main en lui faisant comprendre que sur le gap en question, 1,5 iraient dans la cagnotte de campagne. De qui ?

    Nous y reviendrons. Les 500 millions restants  reviendront à l’équipe qui a négocié le business. Tant pis pour lui si les 3 milliards ne suffissent pas à couvrir ses dettes supposées ou réelles, cela en marge des honoraires du notaire D.

    SORY HAIDARA

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