C’est arrivé dans la nuit du vendredi au samedi 7 janvier à Kalabancoro : Deux anciens militaires arrêtés pour vol dont l’un, un béret rouge, a été lynché par la foule

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    L’histoire qu’on va vous livrer est loin d’être un conte de fée. Deux frères tous d’anciens militaires se sont regroupés en gang pour terroriser les habitants de Kalabancoro par des séries de vols à main armée et des assassinats. Les éléments de la Brigade territoriale de Kalaban-coro sont venus à bout de ces malfrats dans la nuit du 6 au 7 janvier dernier. Au cours de leur intervention Aboubacar Kaba Monékata, un ex-béret rouge a été lynché par la foule et Bakary Monékata, un ex-garde est sous les verrous.

    Le dernier des multiples cas de banditisme dans la circonscription de Kalabancoro, remonte à l’attaque à main armée contre Daouda Sissoko dit Paulo, qui a été lynché par des individus dans la nuit du 28 au 29 décembre dernier. Suite à cette agression, la moto du jeune Daouda, a été volée et il a été amputé de sa main droite suite à une blessure par balle. La victime a informé les enquêteurs que ses agresseurs  étaient habillés en uniforme qu’ils sont munis d’une torche et qu’ils se font passer pour des agents en patrouille.

    Cette nuit là, Daouda a été apostrophé et, après avoir marqué un temps d’arrêt, il a vite compris qu’il avait à faire à des imposteurs. Lorsque le jeune Daouda a essayé de s’échapper avec sa moto, il a reçu une balle à la main droite qui a été amputée par la suite.

    C’est dans la nuit du 6 au 7 janvier dernier que les enquêteurs de la brigade territoriale de Kalabancoro ont été informés par un coup de fil anonyme de la présence de deux individus répondant aux signalements des agresseurs de Paulo.

    Les éléments du commandant de brigade se sont dépêchés sur les lieux et, à leur arrivée, les deux malfrats étaient effectivement sur place. Le chef de gang, un ancien Beret rouge de l’armée malienne,  Aboubacar Kaba Monékata, radié des rangs des forces armées pour trafic de faux billets, s’est opposé aux éléments de la gendarmerie et a tenté de s’échapper.

    Dans sa tentative de fuite, il a été appréhendé et sérieusement lynché par la population. Suite à ces coups l’ex-commando parachutiste était dans l’incapacité de faire sa déposition et a fini par rendre l’âme des suites de ses blessures.

    Quant à son complice, un ancien élément de la garde nationale, Bakary Monékata, il a été arrêté par les limiers. L’ex-garde a confirmé être l’auteur du coup de feu qui a coûté à Daouda sa main droite, il dit avoir été également l’auteur de l’agression perpétrée chez le chef de cabinet du ministère délégué chargé de la décentralisation, ainsi que le cas du livreur de pains et beaucoup d’autres cas de vols et d’agressions à main armée dans la circonscription de Kalabancoro. Les enquêteurs, après des perquisitions au domicile de l’ex-commando, sont tombés sur une tenue de la garde nationale, une chemise des commandos paras, un pistolet, des cartouches de balles, des faux billets en coupures de 10 000 Fcfa dont la somme s’élève à 80 000 et un véhicule de marque Galoper. Les perquisitions chez le jeune frère, Bakary ont donné une tenue kaki, deux chemises camouflées, des bérets et des insignes du corps.

    Le samedi 7 janvier, lorsque la population a été informée de leur position, leurs domiciles et une boutique de produits cosmétiques au nom de Kaba ont été saccagés puis incendiés par des jeunes en colère. La population a pris d’assaut la Brigade de Kalabancoro pour en finir avec Bakary jusque dans sa cellule. Un colonel de l’armée est venu se renseigner sur les circonstances du décès d’Aboubacar Kaba Monékata et  sur un éventuel transfèrement de Bakary Monékata. Affaire à suivre.

    Boubacar PAITHAO

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