Commune VI : Chassés de leur espace, les vendeurs de café, de riz et de haricot demandent l’aide des musulmans et des autorités locales

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    Le 5 octobre dernier, des individus se présentant comme des travailleurs de la mairie de la commune VI ont fait irruption dans l’espace réservé aux vendeurs de café, de riz et de haricot à Faladiè non loin de la Tour de l’Afrique. Après de vives discussions, ils se sont ensuite présentés comme des travailleurs du ministère de la justice.

    Selon leurs explications, ils ont été envoyés par un certain Abdoulaye Bathily à qui l’espace réservé aux vendeurs appartiendrait. Les vendeurs disent ne connaître aucun Abdoulaye Bathily et que, eux, évoluent sur ledit terrain depuis à peu près 40 ans.

    Le 12 octobre, ils sont revenus avec cette fois une convocation de la justice. Les vendeurs, qui occupent ce terrain depuis plus de 31 ans, disent avoir versé 3 millions de FCFA à qui de droit pour avoir droit à vendre sur l’espace.

    Puis, la version changea puisque les personnes arrivées sur les lieux affirment ensuite que l’espace leur a été vendu par la mairie du district de Bamako. Selon les vendeurs, c’est 240 personnes au total qui ont cotisé pour exercer sur ce domaine. Le lotissement qui s’en suit prendra encore une partie à l’espace des vendeurs laquelle sera réservée à la station SNF. Mieux, la mairie supplia les vendeurs de leur céder une petite partie pour la construction d’un poste de police. Aujourd’hui, l’espace a été très morcelé et il ne reste que 9 magasins. Les autres personnes à recaser attendent.

    C’est dans cette patience qu’on est venu les perturber. Ils se débrouillent, entre eux, pour avoir leur pitance quotidienne. Que de souffrances !

    Selon les vendeurs, ils ont payés 585.000 FCFA par an pendant 35 ans à titre de taxes et d’impôts.

    « Nous respectons l’autorité de l’Etat, mais nous demandons à cause de Dieu à la Mairie et à Abdoulaye Bathily de nous laisser vivre » a dit un vendeur.

    Comme pour aggraver leur cas, des policiers ont pris d’assaut l’espace, le vendredi dernier. Faut-il croire que le Mali est devenu un pays où le pauvre n’a pas voix au chapitre ?

    Le président des vendeurs de café, de riz et de haricot interpelle l’AMUPI et les autres associations musulmanes pour les aider. Ils demandent aussi la clémence des autorités locales de les laisser survivre. Comme des Maliens à part entière.

     

    Rassemblés par Oumar Ouattara

     

     

     

     


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