Du rififi à la caisse d’épargne Misselini : Un groupe de pétitionnaires charge l’ancien DG

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    Surfacturation dans l’achat d’imperméables, détournement à des fins personnelles d’un terrain que la caisse avait acheté à la cité Unicef, prêt fictif à hauteur de 300 millions de nos francs. Voilà, entre autres, les griefs qu’une partie du personnel de Misselini a formulés contre l’ancien Directeur général de la caisse Boubacar Diakité.

     

    L’atmosphère est désormais tendue entre la direction et une partie du personnel de l’institution de micro-finance Misselini. Face à la presse, le mardi 14 février, un groupe de pétitionnaires  a décrié la gestion du patrimoine de la caisse Misselini. Ils sont au total 78 personnes sur un effectif de 82, selon les conférenciers Issiaka Baba Traoré et Ibrahim Maïga. Ces deux  porte-paroles reprochent à Boubacar Diakité, d’avoir accordé à sa première épouse un prêt de 17 millions de nos francs, un montant qui, selon eux, n’a jamais été remboursé. Cette conférence intervient après que les pétitionnaires aient rencontré le Conseil d’Administration.

    Selon Issiaka Baba Traoré, le personnel a fait une correspondance avec ampliations à la présidente du Conseil d’Administration Bamoussokoro Soumaoro, à la cellule de contrôle et à l’UNTM, pour dénoncer la gestion autocratique du patrimoine de la société. Car a-t-il expliqué, «l’affaire de Misselini est une affaire de nous tous. Nous ne pouvons pas rester indifférents à ce qui se passe. «Misselini traverse un moment difficile avec des mesures de diminution de salaire de 15%. Malgré tout, nous avons de craintes sur la possibilité pour notre caisse de faire face aux charges du personnel. A ce titre, nous avons rencontré le Conseil d’Administration pour discuter de tout ce qui se passe afin de trouver un terrain d’entente. Après plusieurs rencontres, le Conseil d’administration ne nous a pas compris».

    Joint par téléphone, le DG réfute ces accusations et affirme que le fond du problème réside dans sa volonté de procéder à l’audit de la caisse. Sur la question de détournement de la parcelle, Boubacar Diakité affirme que le terrain que Misselini s’est procurée, se trouve malheureusement sur un titre foncier à problème, le TF 1621. «J’ai construis sur ma parcelle avec mes propres moyens. Je continue jusqu’à à rembourser les frais de ma parcelle» affirme Boubacar Diakité. Avant de reconnaitre que sa 1ère épouse doit effectivement à Misselini. Mais sur le montant de cette dette, le DG précise : «ce n’est pas 17 millions, mais plutôt 13 millions de nos francs. Sur cette somme, elle a payé une partie. En plus de cela, il y a des garanties financières de 4 millions.»

    A suivre

    Yaya Samaké      

     

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