Emeutes : Le centre d’état-civil de Daoudabougou incendié

    2
    Emeutes : Le centre d’état-civil de Daoudabougou incendié
    Bamako, le 30 décembre 2013 au centre d`Etat Civil. Moussa Mara, Ministre de l’Urbanisme et de la Politique de la ville a rencontré la population de Daoudabougou, Commune V du district de Bamako, pour s`enquérir de leurs problèmes quotidiens

    Le centre d’état-civil de Daoudabougou a été saccagé hier par une foule en colère constituée de vendeurs du marché.

     

    Une foule sans frein a incendié la mairie de Daoudabougou en Commune V pour, selon les indiscrétions, une histoire de recensement des vendeurs dans le cadre de la réhabilitation de ce marché. D’énormes dégâts matériels ont été enregistrés avec des blessés légers du côté des forces de sécurité et des manifestants.

    Selon des témoins, tout a commencé aux environs de 10 h, lorsque des agents de la mairie, accompagnés de quelques éléments de la police, ont fait leur entrée dans le marché pour recenser les vendeurs du côté ouest dans le cadre la réhabilitation de cet espace de vente en un marché moderne. Ils ont proféré des injures graves aux forces de sécurité. Ils s’en sont pris aux forces de sécurité qui les accompagnaient.

    Après avoir fini avec les recenseurs, une foule de vendeurs, infiltrée par des malfrats, s’est dirigée vers le centre d’état-civil du quartier, situé à 200 m, pour manifester son refus de se faire enrôler. En plus de la cour de la mairie, la foule a envahi les bureaux et saccagé tout avant de mettre le feu au bâtiment municipal. Beaucoup de pièces d’état-civil ont été détruites, sans compter les attestations, diplômes et autres documents qui attendaient d’être signés.

    D’autres en ont profité pour emporter des ordinateurs, des chaises et autres objets de valeurs. Selon le témoignage de M. Diakité, il y avait des manifestants qui avaient en leur possession des cisailles et qui s’en sont servi pour casser la chaîne qui servait à boucler le magasin contenant les ordinateurs et d’autres objets.

    Les renforts, constitués en plus de la police, de la gendarmerie et de la garde nationale, aux environs de 11 h ont fait évacuer la foule du local administratif. Selon ces mêmes témoins, il y a eu beaucoup d’interpellations.

    Le refus des vendeurs s’explique par le fait qu’ils ont été informés, sans préciser par qui, que ce côté de marché a été vendu à quelqu’un et que la mairie se sert de cette réhabilitation du marché pour les “chasser définitivement”.

    Youssouf Coulibaly

     

    PARTAGER

    2 COMMENTAIRES

    1. ARRETEZ DE TOURNER LE COUTEAU DANS LA PLAIE.SERIEUSEMENT CROYEZ VOUS QUE NOS ELUS ONT LES MOYENS BATIR UN MARCHE MODERNE POUR DAOUDABOUGOU. ON A AUTRE CHAT A FOUETTER QUE LE PROBLEME DU MARCHE.UTILISEZ CET ARGENT POUR ASSAINIR LA VILLE DAOUDABOUGOU. LA PLUIE EST A L'HORIZON ET LES CANNIVEAUX SONT BOUCHES.FAITES D'ABORD DE DAOUDABOUGOU UNE COMMUNE PROPRE AVANT DE SONGER A BATIR UN MARCHE MODERNE.ALLEZ VOUS FAIRE VOIR BANDE DE VAMPIRES.SACHEZ QUE LA PERIODE DU VAMPIRISME EST REVOLUE.RESPECTEZ VOS ADMINISTRES ET ILS VOUS RESPECTERONT.SEUL LE RESPECT RIEN QUE LE RESPECT COMPTE

    Comments are closed.