Ex-arrondissement de Kénékou : Silence, on laisse des Maliens mourir

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     Le refus du préfet et du commandant de brigade de Koulikoro d’ordonner la traversée des ambulances ou autre véhicule de l’Etat au-delà de 17 heures en est la raison. Le pire est que même pour des cas d’accident graves concernant des dizaines de personnes, aucune autorisation n’est donnée. 

    En effet, les populations de l’ex-arrondissement de Kénékou qui ont eu le « malheur » d’être séparées de la ville de Koulikoro par un fleuve, ne savent plus à quel saint se vouer dans l’évacuation de leurs malades vers la ville de Koulikoro voire Bamako au-delà de 17 heures où les bacs sont immobilisés. Ainsi, au nom d’un bizarre règlement,  les patients devant être évacués sur Koulikoro ou Bamako sont obligés d’attendre le lendemain. Conséquence : plusieurs décès sont engendrés, faute d’une très longue attente.

    Sollicités à plusieurs reprises, le préfet et le commandant de Brigade de Koulikoro affichent toujours une différence à ce qui peut bien leur arriver.

    Aujourd’hui, si des évacués ont eu la chance de vivre, ils le doivent au personnel sanitaire des lieux qui passent tout leur temps à maintenir en vie des patients à moitié mort dans des conditions très dérisoires.

    Parfois, le personnel soignant de la localité utilise des véhicules particuliers pour évacuer les malades vers Fana en destination de Bamako, faute de bague qui observe un arrêt réglementaire.

    Le comble est surtout arrivé quand le préfet et le commandant de brigade ont refusé de coopérer avec le maire de la localité à la suite d’un accident qui a fait plus de 20 victimes. Un accident intervenu à la suite d’une panne qui a entrainé le renversement du camion transportant des forains en provenance de Fana.

    Somme toute, des cas de non assistance à personne en danger sont monnaie courante à cause de la superpuissance du préfet et du commandant de brigade qui s’en foutent de ce qui pourrait bien arriver aux populations.

    Issa Diarra

     

    NB - L'auteur de cet article est seul responsable de son contenu.