Fait divers : Penda, Salimata et la bouilloire du vieux Moussa

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    Deux charmantes demoiselles, des filles de joie venues de la Guinée, s’installent dans la maison vieux Moussa qui les somme de trouver ailleurs, après avoir découvert leur activité. Ce ne fut pas facile car les filles, Penda et Salimata, ont tenté de résister. Mais c’était sans compter avec l’ingéniosité du vieux Moussa qui a usé du coup de la bouilloire.

     

    C’est au fil du temps que Moussa s’est rendu compte que les deux filles, Penda et salimata, se livrent à la prostitution pratiquement tous les soirs. Un travail que le vieux Moussa déteste. Malgré les avertissements, les filles persistent dans leur sale besogne. La tension s’installe entre les deux filles et le vieux. Grâce au concours de la police, le vieux ordonne aux filles de respecter un délai de trois mois dans la maison, le temps de trouver un autre pied-à-terre.

    Ce départ forcé est mal perçu par les deux charmantes «go». Pour davantage faire mal au vieux, elles commencent par faire venir les potentiels clients dans la maison. Sans compter que, tard dans la nuit, elles prennent de l’eau au robinet une fois de retour de leur tournée nocturne. Ce que le logeur n’apprécie pas du tout.

    Pour éviter tout débat, le vieux Moussa ne va pas par quatre chemins. Chaque soir, avant de se rendre au lit, il prend le soin de boucler son robinet, mais sa bouilloire passe la nuit juste à l’entrée de sa porte. Les filles vident son contenu. «Nous n’avons plus rien de commun dans cette cour. Je paie l’Edm à la fin de chaque mois», déclare un jour le vieux Moussa, sous le coup de la colère.

    Suite à ces propos, un militaire, client sérieux de Salimata, décidé à satisfaire tous les caprices de sa partenaire, sort de  la chambre pour menacer le vieux Moussa. L’impatience gagne le vieux, qui a du mal à tolérer pareilles pratiques chez lui, compte tenu de son âge et du respect qu’on lui doit dans le quartier. Il ne sait plus quoi faire pour mettre les filles hors de sa maison, malgré l’intervention de la police.

    Pour prendre sa revanche, le soir, en allant au lit, il déverse du piment dans la bouilloire qu’il laisse trainer à sa place habituelle, devant sa porte. Un appât qui va vite attirer le gibier car l’une des filles, la nommée Penda, une fois rentrée tard dans la nuit, fonce vers la bouilloire qu’elle amène aux toilettes. Imaginez la suite.

    Ses cris fusent dans la nuit, alertant les voisins qui accoururent, comme en pareille circonstance, pour découvrir ce qui se passe. Penda est à terre en train de hurler comme une folle, sans répondre aux questions des voisins venus à son secours. Mais les explications du vieux Moussa vont permettre de comprendre la situation. Il est à signaler que suite à cet incident, les deux filles ont quitté la maison, dare-dare. Qui disait encore qu’un vieux magicien a toujours plus d’un tour dans son sac ?

    Destin DNIMADI

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